Trouvez votre avocat
Vous êtes avocat ?
Inscription gratuite
Fermer X
Se connecter
ou
Mot de passe oublié

La réforme de la garde-à-vue suite à la loi du 3 juin 2016

Pénal / Par Maître HANSEBOUT, Avocat , publié le 07/11/2016 à 11h07
partages
Partager
Twitter
Partager

L'actualité législative de l'année 2016 a été marquée par la publication de la loi numéro 2016-731 du 3 juin 2016, renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l'efficacité et les garanties de la procédure pénale. Cette loi entre en vigueur le 15 novembre 2016 et apporte quelques modifications à la mesure de coercition qu'est la garde-à-vue.

Elargissement du rôle de l'avocat pendant la mesure

Pour rappel la mesure de garde à vue peut être mise en oeuvre à l'encontre d'un individu suspecté d'avoir commis un délit. Dès lors que lui est notifiée la mesure, cet individu a notamment le droit de faire appel à

l'assistance d'un avocat.

Par l'introduction d'une nouvelle disposition, le législateur élargi le rôle à l'avocat qui peut être amené à :

- assister son client dans le cas où l'infraction serait reconstituée

- Etre présent lors d'une séance d'identification des suspects dont le client fait partie.

Au terme de ces opérations, l'avocat peut adresser des observations écrites, lesquelles seront jointes à la procédure.

De nouvelles garanties données au gardé à vue.

-Dans le cas où la personne gardée à vue est transportée sur un autre lieu que le lieu initial, son avocat doit être informé du changement géographique sans délai.

Il s'agit d'une nouvelle disposition.

-En outre concernant les droits du gardé à vue, une modification importante intervient. Avant l'entrée en vigueur de la loi, le gardé à vue pouvait demander à l'OPJ de faire prévenir un proche de la mise en ?"uvre de la mesure. Désormais, le gardé à vue pourra s'entretenir directement, par écrit ou par oral avec un membre de sa famille, son employeur ou un agent consulaire.

Néanmoins le procureur de la République peut, à la demande de l'officier de police judiciaire, décider que l'avis interviendra plus tard, au regard des circonstances de l'infraction suspectée d'avoir été commise.

L'exercice effectif de ce droit semblera donc suspendu à l'avis des OPJ fondés à juger de la compatibilité de ce droit avec la situation d'espèce.

Par Maître HANSEBOUT
PARIS
Une question en droit pénal ?
Nos avocats vous répondent gratuitement
83%de réponse
Une question en droit pénal ?
Les avocats vous répondent gratuitement
Posez votre question

Questions résolues

Petite question, le parquet a-t-il un délai pour faire appel comme le prévenu ou non ils peuvent faire appel quand ils...
J'ai déposé une plainte avec constitution de partie civile le 29 juin 2016. pour appels téléphoniques malveillants ,...
Mon conjoint sous traitement psychologique à domicile est allé menaçant avec une bouteille chez le voisin du dessous....

Avocats les plus populaires
en droit pénal

1
Maître AIKATERINI TANGALAKIS
Maître AIKATERINI TANGALAKIS
19 problèmes résolus
2
Maître Amadou CISSE
Maître Amadou CISSE
5 problèmes résolus
3
Maître BENJAMIN DE SCORBIAC
Maître BENJAMIN DE SCORBIAC
4 problèmes résolus
4
Maître VALERIE JOLY
Maître VALERIE JOLY
1 problème résolu
5
Maître alexandra peyron
Maître alexandra peyron
1 problème résolu