Je m'appelle Lionel Sarfati, je suis avocat au Barreau de Marseille depuis 2011. J'ai fait ce choix de spécialisation exclusive en dommage corporel très tôt dans ma carrière, et il n'a jamais varié depuis : je ne défends que des victimes. Jamais un assureur, jamais une compagnie d'assurance, même ponctuellement. Ce choix n'est pas qu'une question de positionnement commercial, c'est une conviction que j'ai gardée intacte après plus de 15 ans d'exercice.
Ce qui m'a poussé vers ce métier, c'est le sentiment qu'une personne victime d'un accident ou d'une agression se retrouve souvent seule face à une machine bien rodée - celle des assureurs, qui négocient des milliers de dossiers par an quand la victime, elle, vit le sien pour la première et souvent la seule fois. Cette asymétrie m'a toujours paru profondément injuste, et c'est elle que j'essaie de corriger à chaque dossier.
Ma façon de travailler part toujours de la même question : qu'est-ce que cette personne a réellement perdu, au-delà des chiffres ? Un accident ne se résume jamais à une liste de préjudices. Il y a une vie qui change de trajectoire, parfois un métier qu'on ne peut plus exercer, des projets qu'on doit abandonner. Mon rôle est de traduire tout cela, avec précision et rigueur, dans le langage du droit - en m'appuyant sur la nomenclature Dintilhac - sans jamais perdre de vue la personne derrière le dossier.
Je considère qu'un bon résultat n'est pas seulement un chiffre d'indemnisation élevé. C'est aussi la façon dont mon client a vécu la procédure : s'il s'est senti écouté, informé, jamais abandonné pendant les mois - parfois les années - que peut durer un dossier. C'est ce que mes clients me disent le plus souvent en fin de procédure, et c'est ce qui me pousse à continuer, dossier après dossier, avec la même exigence qu'au premier jour.
Le dommage corporel est mon unique domaine d'intervention depuis mes débuts, et cette exclusivité change concrètement la façon dont je travaille. Je traite aujourd'hui environ 100 dossiers par an, à toutes les étapes de la procédure : premiers rendez-vous, expertises médicales en cours, négociations amiables, procédures judiciaires. Cette répétition n'a rien d'une routine, chaque dossier restant singulier, mais elle m'a donné une lecture précise des pratiques réelles des différentes compagnies d'assurance - leurs marges de négociation, leurs points de blocage habituels, les arguments qui font réellement bouger une offre.
J'interviens sur l'ensemble des situations relevant du dommage corporel : accidents de la route dans le cadre de la loi Badinter, accidents de la vie courante, agressions et actes de violence relevant de la CIVI, accidents médicaux. Je maîtrise la nomenclature Dintilhac, qui structure l'évaluation de chaque poste de préjudice, patrimonial comme extrapatrimonial, et j'accompagne systématiquement mes clients pendant l'expertise médicale - étape que je considère comme la plus déterminante du dossier, et donc celle où ma présence compte le plus.
Cette expérience s'accompagne d'une veille active : je publie régulièrement des articles juridiques sur Village de la Justice et sur avocat.fr, la plateforme du Conseil National des Barreaux, ce qui m'oblige à rester constamment à jour sur l'évolution de la jurisprudence en indemnisation du dommage corporel - un droit qui bouge davantage qu'on ne le croit.