Sauvegarde, protection et fiscalité de patrimoine culturel immatériel (pci)
La convention UNESCO du 17 octobre 2003 a été ratifiée par la loi du 5 juillet 2006 et introduite à l'article L1 du code du patrimoine par la loi du 7 juillet 2016. Elle traite des patrimoines culturels immatériels (PCI) communs, de groupe et individuels et nationaux et de l'UNESCO. Bien qu'elle reconnaisse les PCI individuels, elle n'en établit pas de Droit. Le gouvernement français s'en est préoccupé en mettant la provenance et la nature du contenu des PCI individuels scientifiques à l'ordre du jour des réflexions des académies des sciences du G7 (S7) de Biarritz en 2019.
(https://www.academie-sciences.fr/pdf/rapport/Citizen_G7_2019_FR.pdf).
Le S7 identifie quatre branches à la science et à la recherche humaine, égales en importance : universitaires, institutionnelles, industrielles et citoyennes. La recherche citoyenne est à deux niveaux : des millions de membres de niveau participatif (le citoyen contribue) ou hors murs (la conduite citoyenne est autonome, ce qui n'est que la poursuite de la "schole/otium" grec et latin, à travers les monastère, les salons, les académies, la presse, etc.).
Nous en sommes aujourd'hui venus à un "techotium" (otium = temps de recherche "Libre" des citoyens romains que la technique - imprimerie, bibliothèques, presse, numérique, IA a peu à peu étendu) qui transmet ses acquis et ses archives : le patrimoine culturel immatériel citoyen. Mais, ce technotium produits ses acquis moyennant du travail intellectuel et des coûts.
Pour protéger leurs résultats mes parents se sont tournés vers leur notaire qui leur a fait apporter leurs patrimoines, matériel (mobilier et immobilier), et immatériels (droits d'auteurs dans le domaine de l'histoire du progrès humain) à une société civile, de gestion unanime, héritée par leurs enfants. Ils escomptaient que les désaccords sur les modalités de gestion entre nous, conduiraient à la jurisprudence d'intérêt commun manquante.
Une première jurisprudence a effectivement confirmé la validité du type de schéma mis en place (j'ai moi-même alors apporté mon PCI personnel à une SASU unipersonnelle, pour que son autonomie soit transmise, notamment via l'IA dont je suis un pionnier historique). Mais l'État n'est pas encore allé plus loin. Les deux sociétés sont donc fiscalement et comptablement sans queue ni tête : mon appel à l'aide est donc, que dois-je faire, qui peut aider ma fratrie (à côté des difficultés qu'ils ont créées pour l'instant, mais demandant une dissolution qui aurait obligé le Juge à en dire le comment résolutoire, mais ne semblant pas persévérer) et moi ?
En fait, si l'on y pense bien, la patrimonialité culturelle immatérielle est ce que nous avons dans notre tête et voulons transmettre à nos enfants. Sa sauvegarde numérique (charte de la patrimonialité numérique votée en même temps par l'UNESCO) en devien, en fait, un Droit de l'Homme. Et ce droit nous protège sans doute de bien des dérives numérico-totalitaires que l'on peut craindre.
Merci de vos réponses