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Difficultés de transcription des actes de mariage comoriens – impasse juridique
Sujet initié par Fraiseil y a 1 jour - 285 vues
Bonjour,
Depuis l'entrée en vigueur de la loi comorienne n°23-016/AU du 27 juillet 2023, notamment son article 98, les actes de mariage doivent comporter de nouvelles mentions. Pourtant, à ce jour, aucun modèle officiel d'acte comorien intégrant l'ensemble de ces exigences ne semble avoir été mis en place.
Lorsque les dossiers étaient traités par l'ambassade de France à Moroni, ces mêmes actes étaient transcrits. Depuis le transfert du traitement au SCEC de Nantes, le 1er janvier 2026, les couples se voient reprocher l'absence de mentions telles que la nationalité des témoins, l'identité du wali (tuteur) ou le domicile des parents, alors qu'aucun acte comorien ne comporte ces informations ni même de rubriques prévues à cet effet.
Les couples subissent ainsi les conséquences d'une contradiction entre la législation comorienne et les documents délivrés par ses propres autorités. Ces actes sont pourtant établis par les autorités comoriennes, légalisés par les instances compétentes, puis déposés auprès de l'ambassade de France, qui vérifie les dossiers avant leur transmission au SCEC.
À aucun moment, les couples ne sont informés de ces difficultés en amont. Ils découvrent parfois la situation après plus d'un an d'attente, à travers des refus de transcription. Aujourd'hui, certains se retrouvent dans une impasse : aucune possibilité réelle de faire modifier leurs actes, aucun modèle conforme à fournir et aucune solution concrète proposée par les autorités concernées.
Quelles solutions pour les couples qui attendent depuis des années, malgré l'obtention préalable d'un CCAM, et dont le droit à la transcription de leur mariage se retrouve ainsi compromis ? Même les recours deviennent difficiles à envisager lorsqu'aucun acte conforme ne peut être produit.
Je souhaiterais connaître les recours juridiques envisageables et les possibilités d'intervention face à cette situation.
Si les actes comoriens délivrés par les autorités compétentes ne comportent pas les mentions exigées par le SCEC, les couples ne devraient pas être pénalisés pour une impossibilité qui ne leur est pas imputable. En cas de refus de transcription, un recours devant le tribunal judiciaire de Nantes reste possible pour contester cette appréciation et faire valoir la conformité de l'acte au droit et à la pratique comoriens.
📌 La transcription suppose que l'acte étranger soit régulier, probant et conforme aux exigences d'état civil applicables. Lorsque les mentions exigées ne peuvent matériellement pas figurer sur le modèle officiel, il faut démontrer cette impossibilité et compléter la preuve par d'autres documents officiels.
🧾 En cas de refus, demandez une décision écrite motivée et réunissez le CCAM, l'acte légalisé, la loi comorienne, une attestation de l'autorité locale sur le modèle utilisé et les pièces établissant les mentions manquantes.
⚠️ Le transfert de compétence au SCEC ne peut supprimer le contrôle juridictionnel. Selon la forme du refus, une nouvelle demande complétée ou une action devant le tribunal judiciaire de Nantes peut être envisagée. Respectez strictement les voies et délais mentionnés.
Merci de confirmer que la question a été résolue en cliquant sur le BOUTON VERT svp. Bon courage ! Cordialement, Me KAYEMBE Avocat au Barreau de Paris
il y a 5 heures
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