Les personnes gardées à vue bénéficient des mesures d'hygiènes nécessaires en toute période. C'est ce qui ressort d'une décision du 22 novembre 2021 du Conseil d'État dans laquelle la haute juridiction enjoint au ministre de l'intérieur de prendre les dispositions utiles pour le renforcement des droits des personnes gardées à vue.
En effet, saisi en octobre 2021 par une association d'avocats, le Conseil d'État a considéré que la mise à disposition de dispositifs d'hygiène serait de nature à prémunir efficacement les personnes gardées à vue contre le risque d'un traitement inhumain ou dégradant. Il a ainsi rattaché son injonction aussi bien aux mesures d'hygiène ordinaires qui s'imposent en toute période (I) qu'à celles dues à la crise sanitaire relative au Covid-19 (II).
