Cette infraction recouvre des réalités variées, allant de l'utilisation frauduleuse de données personnelles à la prise du nom d'un tiers dans des circonstances susceptibles d'entraîner des conséquences juridiques graves. L'usurpation d'identité (226-4-1 du Code pénal) consiste à utiliser l'identité ou des données d'un tiers pour troubler sa tranquillité ou porter atteinte à son honneur (ex. faux profil, messages envoyés en son nom, souscription à son nom). Cet article dispose "le fait d'usurper l'identité d'un tiers ou de faire usage d'une ou de plusieurs données de toute nature permettant de l'identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d'autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 €." Ce texte vise deux comportements distincts : d'une part, l'usurpation d'identité d'un tiers et, d'autre part, l'usage de données permettant de l'identifier dès lors que ces actes sont commis dans le but de troubler la tranquillité de la victime ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération. L'infraction est aggravée lorsqu'elle est commise dans le cadre conjugal (2 ans et 30 000 €) ou sur Internet (1 an et 15 000€).
Qu'est-ce que l'usurpation d'identité ?
