Les troubles de voisinages que sont les odeurs et la fumée forment une catégorie un peu à part dans la mesure où l’odorat est un sens subjectif. Comme pour le bruit, il s’agit de déterminer ce qui n’est qu’un inconvénient normal de voisinage et ce qui l’excède, constituant un trouble anormal de voisinage pris en compte par le droit.
La question des mauvaises odeurs se pose particulièrement en présence de certaines activités, telles l’exploitation d’une usine de produits chimiques ou de peintures, d’un restaurant, la fabrication d’engrais, le stockage et le traitement des déchets, l’élevage d’animaux, le raffinage, etc.
Concernant le cas des activités les plus polluantes et odorantes (usines de papier, de raffinage), il existe une réglementation très stricte. Pour le reste, ce sera à l’appréciation du juge.
Toutefois, le principe est le même que pour tout autre trouble du voisinage : lorsqu’il y a un trouble anormal (eu égard à l’environnement, au type d’odeur, à la durée des émanations, etc.) de voisinage, celui-ci doit cesser.
