Bonjour,
Je vous remercie de votre réponse et je tenais à vous préciser que j'ai informé l'école du changement à venir afin d'être contactée en cas de difficulté d'apprentissage scolaire ou autre. J'ai également opposé mon refus de désinscription scolaire afin d'éviter que le père de mes enfants les rescolarise dans sa région sans mon accord.
En effet, je crains qu'il ne cherche à les récupérer (par rancune de la séparation) en arguant le fait d'avoir trouvé une maison avec sa nouvelle compagne (qui a 2 enfants) et que cela constituerait de meilleures conditions matérielles que moi qui ne peut avoir plus qu'un T3 et donc 2 enfants qui partagent la même chambre.
Est-ce que cet argument, seul possiblement en sa faveur, suffirait à lui accorder une garde exclusive ?
Que dois-je savoir d'autre à ce sujet afin d'anticiper et de me couvrir ?
il y a 1 jour
Non, l'argument des "meilleures conditions matérielles" ne suffirait absolument pas, à lui seul, à lui accorder la garde exclusive de vos enfants. Votre crainte est compréhensible, mais cet argument est très faible aux yeux d'un juge.
L'intérêt de l'enfant : le seul critère du juge
En droit français, la décision du juge aux affaires familiales est fondée sur un seul et unique principe : l'intérêt supérieur de l'enfant.
Le juge ne cherche pas à désigner le parent "le plus riche" ou celui qui a le plus grand logement, mais le parent qui est le plus apte à garantir la stabilité, le bien-être émotionnel et le développement harmonieux de l'enfant.
Votre situation : Vivre dans un appartement T3 où les enfants partagent une chambre n'est absolument pas considéré comme une situation précaire. C'est une configuration de logement très courante et parfaitement acceptable.
La situation du père : Une maison plus grande n'est pas une garantie de bonheur pour les enfants. Le juge s'intéressera à la stabilité de sa nouvelle relation, à la qualité des relations avec sa compagne et ses enfants, et à sa capacité à gérer le quotidien et le bien-être de vos enfants, au-delà de l'aspect matériel.
Votre démarche de refuser la désinscription de l'école et de maintenir la stabilité scolaire est une action très positive qui montre votre souci du bien-être des enfants. Elle jouera en votre faveur.
Comment vous couvrir et anticiper
Pour vous préparer et vous protéger, vous devez continuer à agir de manière responsable et à documenter vos démarches.
Tenez un journal détaillé : Notez toutes les communications avec le père (dates et contenus des appels, des SMS, des e-mails), en particulier ses refus de communiquer son adresse, ses tentatives de vous mettre en difficulté et ses actions qui semblent motivées par la "rancune" et non par l'intérêt des enfants.
Documentez votre rôle : Gardez une trace de tous vos efforts (communications avec l'école, suivi des rendez-vous médicaux, etc.). Cela prouvera au juge que vous êtes la garante de la stabilité quotidienne des enfants.
Restez factuelle : Dans vos communications avec le père, ne répondez pas aux attaques personnelles. Restez centrée sur l'organisation des enfants. Le juge appréciera votre bonne foi et votre maturité.
L'avis des enfants : À mesure qu'ils grandiront, leur avis sur leur lieu de vie et leur scolarité sera pris en compte par le juge. La stabilité que vous leur offrez actuellement est un argument très puissant pour maintenir la résidence principale chez vous.
En conclusion, ne vous inquiétez pas de l'aspect matériel. L'argument du père est faible. Le juge évaluera l'ensemble de la situation et donnera la priorité à la stabilité émotionnelle et à l'équilibre de vos enfants.
Merci d’indiquer que j’ai répondu à votre question en cliquant sur le bouton vert de ma réponse.
il y a 1 jour
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