Adoptée en juin 2025, la loi Attal bouleverse profondément la justice des mineurs en renforçant, comme jamais auparavant, la responsabilité des parents dont l'enfant a basculé dans la délinquance. Désormais, ce ne sont plus que les actes des jeunes qui sont au centre de l'attention : les comportements parents, les négligences et le refus de collaborer avec l'institution judiciaire peuvent valoir de lourdes sanctions. La réforme, partiellement censurée mais largement appliquée, questionne la place du parent face à la société : doit-il se préparer à répondre en justice pour les erreurs de son enfant ou, au contraire, bénéficier-t-il d'un ultime rempart ? La loi réduit les échappatoires et accroît les risques civils comme pénaux pour les adultes devant assumer l'autorité parentale.
Justice des mineurs : les parents doivent-ils craindre la sonnette du juge ?
