Demande d’avis stratégique urgent[/b]
Objet : Résumé complet de ma situation – Analyse juridique détaillée – Demande d'avis stratégique urgent
Cher Maître,
Je vous adresse ce courrier détaillé afin que vous ayez une vision exhaustive et précise de ma situation personnelle, professionnelle et judiciaire.
Je vous prie de bien vouloir l'étudier attentivement et de me donner votre avis motivé sur la meilleure stratégie à adopter.
Situation personnelle et professionnelle
Je suis chauffeur routier ,Mon poste nécessite obligatoirement la détention d'un permis de conduire valide.
Toute interdiction ou suspension, même de courte durée, entraînerait un licenciement immédiat pour impossibilité d'exercer mes fonctions, sans possibilité de reclassement interne.
Mon emploi est donc directement et gravement menacé par la peine prononcée.
Situation judiciaire
Le 30 janvier 2023, j'ai été contrôlé par les gendarmes alors que je n'étais titulaire d'aucun permis valide (l'invalidation administrative antérieure avait pris fin officiellement le 2 janvier 2023 et le nouveau titre n'avait pas encore été délivré).
J'avais toutefois réussi les épreuves du permis le 27 janvier 2023.
Le nouveau permis a été délivré le 16 février 2023.
En juillet 2023, une ordonnance pénale a été rendue à mon encontre, me condamnant à 3 mois d'interdiction de conduire et 500 € d'amende pour deux chefs : usage de stupéfiants en récidive et conduite malgré invalidation.
Cette ordonnance n'a toujours pas été notifiée à ce jour.
Erreur manifeste dans l'ordonnance pénale
L'ordonnance pénale retient le chef de « conduite malgré invalidation » (article L. 224-16 du Code de la route). Or, au jour du contrôle, la mesure d'invalidation était purgée depuis 28 jours.
Il n'existait donc plus aucune interdiction en cours d'exécution.
Cette qualification est juridiquement erronée et constitue une erreur de fait et de droit.
Irrégularités lors du contrôle
Les gendarmes m'ont informé de mon droit à contre-expertise par prélèvement sanguin tout en m'indiquant faussement que cet examen serait à ma charge financière immédiate.
Cette information déloyale a eu un effet dissuasif direct.
Ma femme était présente lors du contrôle et peut attester de ces paroles.
Lors de l'audition, j'ai déclaré consommer uniquement du CBD.
Le gendarme a répondu « vous consommez juste du cannabis » et a inscrit cette version déformée dans le procès-verbal.
J'ai signé le PV sous le coup d'un stress important sans le relire attentivement.
Analyse juridique de l'inapplicabilité de la peine sur mon permis actuel
Au moment des faits, je n'étais juridiquement pas titulaire d'un permis de conduire.
L'ordonnance pénale a donc correctement appliqué le mécanisme de substitution prévu par l'article L. 224-12 du Code de la route : la peine d'annulation ou de suspension a été remplacée par une interdiction de conduire.
Cette ordonnance n'a ni visé le numéro du permis obtenu ultérieurement, ni constaté ma titularité entre les faits et sa rédaction, ni prononcé la suspension ou l'annulation de ce titre précis.
Dès lors, l'interdiction de conduire prononcée ne peut pas être exécutée sur le permis délivré après les faits.
Le Bureau de l'Exécution des Peines (BEX) n'a aucun pouvoir de « conversion » ou d'extension de la peine.
Toute tentative d'inscription au FNPC ou de mesure restrictive constituerait une voie de fait administrative.
Texte de loi qui empêche et contrerait l'annulation du juge
L'article L. 224-12 du Code de la route est le texte central qui empêche l'annulation.
Il dispose :
« Lorsqu'un conducteur a fait l'objet d'une condamnation susceptible de motiver le prononcé des peines complémentaires de suspension ou d'annulation du permis de conduire et qu'il n'est pas titulaire de celui-ci, ces peines sont remplacées à son égard, pour la même durée, par la peine d'interdiction d'obtenir la délivrance du permis de conduire ou de conduire certains véhicules à moteur. »
Ce texte impose une substitution obligatoire. Comme je n'étais pas titulaire au moment des faits, le juge ne peut pas prononcer l'annulation d'un titre qui n'existait pas.
Toute annulation prononcée en audience contradictoire sur ce point violerait ce mécanisme légal obligatoire et le principe d'interprétation stricte de la loi pénale (article 111-4 du Code pénal).
Question sur l'opposition à l'ordonnance pénale
Si je forme opposition, le juge pourra-t-il annuler mon permis de conduire actuel ?
Existe-t-il un texte de loi ou une jurisprudence permettant de contrer cette éventuelle annulation ?
Est-ce que je dois faire opposition ?
Est-ce que la peine de l'interdiction de conduire est applicable sur mon permis actuel ?
Je vous remercie par avance pour l'analyse détaillée de ce dossier et pour vos conseils stratégiques clairs et motivés. Je reste à votre entière disposition pour vous transmettre toutes les pièces complémentaires (copie de l'ordonnance, j'espère également que ce message pourrait aider des personnes qui sont dans mon cas
Veuillez agréer, Cher Maître, l'expression de mes salutations distinguées.
Merci de vos réponses