Bonjour @Kandrine
Votre situation appelle plusieurs distinctions importantes, car il faut séparer le traitement de votre dossier de surendettement, les droits éventuels de Sofinco contre votre ex-époux, et la question pénale liée à la signature.
En matière de surendettement, les mesures décidées par la Banque de France produisent en principe leurs effets à l'égard du débiteur concerné par la procédure. Autrement dit, si l'effacement partiel ou le rééchelonnement a été prononcé dans votre dossier personnel, cela ne signifie pas nécessairement que le créancier est privé de tout recours contre une autre personne qui apparaîtrait comme co-emprunteur, codébiteur solidaire ou caution.
Le codébiteur solidaire est la personne qui s'est engagée avec une autre à payer la même dette, le créancier pouvant réclamer le paiement à l'un ou à l'autre. En revanche, si votre ex-mari n'a jamais valablement consenti au crédit, puisqu'une signature aurait été apposée à sa place, il peut juridiquement contester son engagement.
Points de vigilance
Le premier point est de savoir si votre ex-mari figure réellement comme co-emprunteur sur le contrat Sofinco. S'il y figure, Sofinco peut tenter de le poursuivre, sauf à ce qu'il conteste sa signature et donc son consentement au contrat.
Le deuxième point concerne la prescription ou la forclusion. Pour un crédit à la consommation, l'action en paiement du prêteur est en principe enfermée dans un délai de deux ans à compter de l'événement qui lui donne naissance, notamment le premier incident de paiement non régularisé, sous réserve des effets d'un plan de surendettement ou d'un rééchelonnement. Il faut donc vérifier si Sofinco dispose d'un jugement, d'une ordonnance d'injonction de payer ou d'un titre exécutoire ancien. À défaut, une simple relance en 2026 pour un crédit de 2014 peut être juridiquement contestable.
Le troisième point est pénal. Le fait de signer à la place d'une personne peut relever, en droit, du faux, c'est-à-dire l'altération frauduleuse de la vérité dans un écrit susceptible de produire des effets juridiques. Toutefois, l'ancienneté des faits, le contexte, l'éventuelle connaissance de votre ex-mari et l'absence éventuelle de préjudice démontré devront être examinés avec prudence. Il ne faut donc ni minimiser, ni dramatiser sans analyse du dossier.
3 Conseils applicables
Demandez d'abord à votre ex-mari de vous transmettre la réclamation Sofinco, le contrat de crédit, le décompte réclamé, ainsi que tout éventuel titre exécutoire. Sans ces pièces, il est impossible de savoir si la somme de 700 euros est encore juridiquement exigible.
Ensuite, évitez toute réponse écrite reconnaissant expressément avoir signé à sa place ou reconnaissant devoir personnellement cette somme. Il faut répondre de manière factuelle, sans aveu inutile, et renvoyer à la nécessité d'obtenir les pièces du créancier.
Enfin, si votre ex-mari est effectivement poursuivi, il pourra contester son engagement en soutenant qu'il n'a pas signé le contrat. De votre côté, il serait prudent de consulter rapidement un avocat avec le contrat Sofinco, la décision de la Banque de France, le plan ou les mesures imposées, et les échanges actuels, afin d'apprécier à la fois le risque civil et le risque pénal.
En l'état, le fait que Sofinco réclame une somme à votre ex-mari ne signifie pas automatiquement que vous risquez une condamnation pénale. En revanche, la signature apposée à sa place est un élément sensible qui impose de ne plus échanger par SMS de manière spontanée ou émotionnelle.
Si cette réponse vous a été utile, je vous remercie de bien vouloir indiquer la question comme résolue et de sélectionner précisément la meilleure réponse, c'est à dire en cliquant sous la réponse qui vous a été la plus utile, afin d'attribuer cette réponse à l'avocat qui vous a le plus aidé.
Cela permet de valoriser le travail juridique fourni et d'aider d'autres personnes confrontées à une difficulté similaire.
Bien à vous,
Maître Jordan MINARY
Avocat au Barreau de LYON
La présente réponse constitue un avis juridique général, émis sous toutes réserves, au regard des seuls éléments exposés. Elle ne saurait se substituer à une consultation juridique personnalisée.
Pour toute démarche engageant vos droits, il convient de consulter un avocat, seul à même de procéder à une étude complète et sur pièces de votre dossier et de vous fournir une réponse adaptée.
il y a 19 heures
Merci de votre retour
Quand vous parlez de prescription ou forclusion par rapport au crédit a la consommation ?? Le délai je peux voir cela sur le contrat?? Ou autre document ??
Cordialement
il y a 19 heures
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