Signé le 27 décembre 1968 et plusieurs fois modifié, l'accord franco-algérien encadre le régime applicable aux ressortissants algériens souhaitant séjourner, travailler ou s'installer en France. À la différence d'autres ressortissants étrangers, les Algériens bénéficient d'un statut spécifique qui déroge, sur de nombreux points, au droit commun des étrangers (notamment en matière de titres de séjour, de regroupement familial ou de droit au travail). Ce régime conventionnel, fruit de l'histoire post-coloniale, est régulièrement critiqué, parfois mal compris, tant pour ses avantages supposés que pour ses limites concrètes.
Alors que l'Assemblée nationale a adopté en septembre 2025 une proposition de loi visant à dénoncer l'accord, la question de son avenir refait surface.
Mais peut-on réellement y mettre fin sans l'accord de l'Algérie ?
Quels sont, en réalité, les droits accordés aux ressortissants algériens ?
Ce cadre est-il plus souple que le droit commun, ou simplement différent ?
À travers cette fiche, nous revenons sur la portée juridique de l'accord de 1968, ses spécificités, ses effets pratiques, mais aussi les critiques qu'il suscite.
