Un TIG, ou travail d'intérêt général, est une peine pénale obligeant une personne condamnée à effectuer gratuitement un travail utile à la collectivité. Cette peine non rémunérée peut être prononcée comme peine principale dans certains cas ou résulter de la conversion d'une peine d'emprisonnement dans les conditions prévues par la loi. Pour les délits, la durée du TIG est comprise entre 20 et 400 heures (article 131-8 du code pénal), dans un délai maximal de 18 mois (article 131-22 du code pénal). Il peut être réalisé auprès d'une commune ou d'un autre organisme public, d'une association habilitée ou d'un organisme privé chargé d'une mission de service public. Il peut s'agir, par exemple, d'entretenir des espaces verts, de restaurer des locaux, d'aider une association ou de participer à des actions de solidarité. Pour certaines contraventions, elle est comprise entre 20 et 120 heures (article 131-17 du code pénal). Dans les deux cas, le TIG est exécuté sous le contrôle du service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) et du juge de l'application des peines (JAP), sous réserve du consentement exprès du condamné.
Le schéma est simple : le tribunal prononce le nombre d'heures, le SPIP organise et suit leur réalisation, l'organisme d'accueil encadre le travail quotidien et le JAP intervient lorsqu'une décision judiciaire est nécessaire.
