Tout ce qui se trouve sur Internet n'est pas de libre disposition.
C'est-à-dire que ce n'est pas parce que vous trouvez sur Internet des musiques, des photographies ou des textes que vous pouvez les insérer sur votre propre site Internet librement.
Les règles sont les mêmes sur Internet que pour tous les autres médias, c'est-à-dire qu'il est obligatoire d'obtenir l'autorisation du titulaire des droits d'auteur des œuvres que vous souhaitez reproduire. (voir 4 – cession de droits).
Il existe cependant des exceptions, afin de permettre justement la liberté d'expression et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées.
Les exceptions, qui figurent à l'article L122-5 du Code de la Propriété Intellectuelle (voir lien), sont assez nombreuses et méritent, pour une parfaite information, d'être consultées.
Nous n'évoquerons ici que les exceptions qui se poseront le plus couramment au propriétaire d'un site Internet.
Ainsi, vous avez la possibilité de reprendre une œuvre sans l'autorisation du titulaire des droits d'auteur pour :
- En faire une analyse ou des courtes citations dans une intention de critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d'information de l'œuvre
- Faire une revue de presse
- Diffuser, même intégralement, un discours destiné au public prononcés dans les assemblées politiques, administratives, judiciaires ou académiques, ainsi que dans les réunions publiques d'ordre politique et des cérémonies officielles
- Présenter des d'extraits d'œuvres, ou des partitions de musique et des œuvres réalisées pour une édition numérique, mais attention, exclusivement à des fins pédagogiques, c'est-à-dire destinés à l'enseignement et à la recherche, pour un public composé majoritairement d'élèves, d'étudiants, d'enseignants ou de chercheurs, et sans que cela ne donne lieu à aucune exploitation commerciale
- En faire une parodie, un pastiche ou une caricature.
Il est dans ce cas indispensable qu'il n'existe pas de confusion entre l'œuvre originale et la parodie et que le caractère parodique ou caricatural (c'est à dire l'intention de faire rire) ne puisse pas échapper au public.
Ainsi, la jurisprudence a, à plusieurs reprises, refusé de reconnaître le caractère de parodie d'une œuvre, au motif que le caractère humoristique n'était pas évident et qu'il existait un risque de confusion avec l'œuvre originale.