Bouée à la mer
Mon mari et moi-même sommes propriétaires d'une chambre de bonne depuis 2011 sur la commune de Pau. Depuis près de deux ans, notre locataire actuel a laissé notre logement se dégrader et ne respecte pas le règlement de la copropriété, malgré trois avertissements.
Nous avons réussi à faire valoir auprès de son assurance la nécessité de réaliser des travaux, le locataire étant dans l'incapacité de gérer lui-même cela (addiction). Par ailleurs, ce logement est en cours de vente.
Récemment, un inspecteur de salubrité a été mandaté et nous a remis un dossier de 15 pages, pour lequel nous avons dû fournir des justificatifs dans un délai de deux semaines. Après une attente d'un mois, la réponse a été la douche froide : en plus d'avoir confirmé l'insalubrité du logement, il nous a été indiqué que celui-ci n'était pas conforme à la réglementation locative en raison de la superficie de la pièce, qui ne ferait pas 9 m². Or, la superficie réelle est de 9,91 m² avec une hauteur sous plafond de 2,40 m.
Ce bien a été acquis vide avec réseau d'eau et réseau électrique par le biais d'une agence immobilière et d'un notaire. Nous avons réalisé des travaux pour l'aménager en petite location avec douche et kitchenette. J'ai eu un retour de l'Adil ce jour, nous informant que la surface d'habitation devait être au moins de 9m2 et que ne rentrait pas dans cette surface : cloisons, escaliers, gaines, etc. (Art. R156-1 construction habitation). Avant d'engager toute procédure contre l'inspecteur et pouvoir faire annuler l'arrêté auprès du Préfet, nous souhaitons savoir réellement nos droits. Nous sommes dans un état psychologique et moral déplorable, nous sommes anéantis, mon mari a des idées noires. Nous avons encore un crédit sur ce bien , d'autres crédits en cours et des études à payer. Nous n'avons pas pris une assurance avec l'aide juridique car petit bien et jamais de soucis. Nous avons peur de perdre notre maison et de nous retrouver dans une situation critique. Malgré cela, nous envisageons de trouver un cabinet d'avocats qui pourrait nous aider mais pas dans le long terme. Bref, nous allons mal malgré le soutien de l'agence.
Je vous remercie d'avance d'avoir pris le temps de lire notre situation et attend avec impatience vos retours et conseils.
Bien cordialement,
Céline FLORENCE