Merci pour votre réponse la particularité pour ces jeunes est qu'ils sont en contrat d'apprentissage , c'est l'OPCO qui fait office d'autorisation de travail. Donc est-il possible dans ce cas de poursuivre le travail et la formation.?
il y a 6 heures
S'agissant de votre précision, la situation des jeunes en contrat d'apprentissage doit être appréciée avec prudence.
En principe, même dans le cadre d'un contrat d'apprentissage, le droit de travailler reste subordonné à la régularité du séjour. L'intervention de l'OPCO ne constitue pas, en soi, une autorisation de travail autonome : elle intervient dans le financement et le suivi de la formation, mais ne se substitue pas à l'autorisation administrative exigée en matière de droit des étrangers.
Ainsi, lorsque l'OQTF est notifiée, l'administration considère en principe que l'étranger ne dispose plus d'un droit au séjour, ce qui entraîne corrélativement la perte du droit au travail, y compris dans le cadre d'un apprentissage.
S'agissant de l'effet du recours, même s'il est suspensif quant à l'éloignement, il ne rétablit pas automatiquement le droit de travailler. La poursuite du contrat d'apprentissage n'est juridiquement sécurisée que si le jeune dispose :
-soit d'un titre de séjour en cours de validité,
-soit d'un récépissé ou document provisoire mentionnant expressément une autorisation de travail.
À défaut d'un tel document, la poursuite de l'activité reste juridiquement risquée, tant pour le jeune que pour l'employeur, même si, en pratique, certaines situations peuvent perdurer dans l'attente d'une régularisation.
Enfin, la qualité de jeune ancien MNA et l'inscription dans un parcours d'apprentissage constituent des éléments favorables dans le cadre d'un recours ou d'une demande de régularisation, mais n'emportent pas, à eux seuls, un droit automatique au travail pendant l'instruction.
Je vous remercie par avance de bien vouloir mentionner que la question est résolue.
Bien Cordialement.
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