Bonjour,
Quand j'ai quitté mon logement, j'ai tout fait pour partir en règle : j'ai repeint toute la maison, j'ai repris chaque détail qu'on m'avait demandé, j'ai même payé une entreprise de nettoyage 1 540 € pour que tout soit impeccable. Pourtant, dès le début, j'ai senti que quelque chose n'allait pas. Lors du premier état des lieux, l'agent avait évalué les frais à environ 400 €, il m'avait expliqué calmement ce qu'il fallait corriger, et j'ai fait ce qu'il fallait. Mais il est parti brusquement, et sa responsable m'a dit au téléphone de ne pas m'inquiéter, de corriger les points demandés, et que tout serait repris sur cette base. J'y ai cru. J'ai fait exactement ce qu'elle m'a demandé. Je pensais vraiment que les choses seraient justes.Mais le 4 juillet 2024, lors du second état des lieux, tout a basculé. L'ambiance était froide, tendue, presque hostile. J'avais l'impression de ne pas exister, de ne pas être entendue. Chaque fois que j'essayais d'expliquer, on me coupait, on balayait mes mots, comme si ma voix n'avait aucune valeur. Et surtout, j'ai eu ce sentiment terrible qu'on cherchait volontairement le moindre petit détail pour alourdir la facture, comme si chaque imperfection devenait une opportunité de rajouter un montant. Je voyais la liste s'allonger, point après point, jusqu'à atteindre plus de 2 300 €, alors que deux jours avant on m'avait annoncé 400 €. Je me suis sentie piégée, acculée, sous pression, avec des phrases comme "sinon huissier" ou "vous paierez des loyers supplémentaires". J'ai fini par signer en larmes, sans comprendre comment on pouvait me faire ça alors que j'avais tout donné pour rendre le logement propre.J'ai ensuite tenté de me défendre : j'ai saisi la Commission Départementale de Conciliation, j'ai rencontré un conciliateur de justice le 31 octobre 2024, j'ai expliqué, j'ai montré ma bonne foi, mes photos, mes factures, tout ce que j'avais fait. Rien n'a été entendu. La SEMIS a refusé de reconnaître le premier état des lieux et n'a rien voulu revoir. La seule solution proposée a été un étalement de la dette, que j'ai dû accepter. Le 21 mai 2026, j'ai encore sollicité une assistante sociale du Département pour demander un effacement de dette, et j'ai même appelé la SEMIS pour essayer de faire comprendre ma situation humaine et financière. Là encore, aucune écoute, aucun geste, aucune empathie.Aujourd'hui, je ressens profondément un abus de faiblesse. Face à un bailleur social en situation de quasi‑monopole, les locataires comme moi n'ont aucune arme. Malgré ma bonne foi, mes efforts, mes travaux, mes preuves, je me suis sentie écrasée, humiliée, ignorée, et j'ai perdu ma dignité dans ce processus. Je demande simplement que cette situation soit reconnue, que ma voix soit entendue, et que l'on comprenne ce que vivent les personnes vulnérables lorsqu'elles se retrouvent face à une structure qui a tout le pouvoir
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