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Les négociations qu'un salarié peut entreprendre avec son employeur en vue de la signature d'une convention de rupture conventionnelle ou après un licenciement contesté en vue de la signature d'une transaction doivent intégrer la question des différés imposés par Pôle-emploi.
Votre demande concerne une relation employeur-salarié et ses conséquences : contrat de travail (CDI, CDD, intérim, stage), exécution du contrat (salaires/primes, heures supplémentaires, congés payés, clauses de mobilité ou de non-concurrence) ou modification des conditions de travail.
Elle peut aussi porter sur la rupture (licenciement pour faute/économique/motif personnel, démission, rupture conventionnelle), des sanctions disciplinaires, la discrimination, le harcèlement moral ou sexuel, le règlement intérieur, les représentants du personnel/syndicats, l'intéressement/participation/épargne salariale, l'accident du travail, et éventuellement le pénal du travail (santé-sécurité, travail dissimulé, entrave, prêt illicite de main-d'oeuvre, etc.).
Votre demande relève du droit des étrangers (séjour ou nationalité) : naturalisation, titre de séjour/carte de résident, visa, changement de statut, autorisation de travail, asile, regroupement familial.
Elle peut aussi concerner une mesure d'éloignement/contrôle (OQTF, reconduite à la frontière, interdiction de retour, interdiction du territoire, expulsion, zone d'attente, rétention) et les démarches/recours associés.
Vous êtes victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) dans une affaire pénale : plainte, convocation, audition, garde à vue, enquête ou instruction.
La procédure peut passer par une alternative (médiation, composition pénale), une CRPC ou une comparution immédiate, puis un jugement devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, avec constitution de partie civile possible et recours (appel, cassation). Le sujet peut aussi inclure les infractions routières/permis et l'exécution/aménagement de peine.
Votre situation oppose une administration ou un établissement public et vous souhaitez contester une décision (refus, retrait, sanction, autorisation) ou l'absence de réponse de l'administration.
Le dossier relève d'un recours administratif et, le cas échéant, du tribunal administratif, notamment en marchés publics, responsabilité de l'administration, élections et collectivités, fonction publique, urbanisme, droit des étrangers.
Vous contestez une décision d'un organisme social ou un dossier de protection sociale (CPAM/CAF/MSA, URSSAF).
Le sujet peut concerner l'accident du travail/maladie professionnelle (AT/MP), la faute inexcusable de l'employeur, l'invalidité/handicap, les congés parentaux, la retraite, le chômage, les prestations, ou les cotisations et les contrôles sociaux.
Vous êtes un professionnel et le litige vous oppose à un autre professionnel : contrats commerciaux, impayés/recouvrement, distribution, location-gérance ou concurrence.
La demande peut porter sur l'exécution ou la rupture d'un contrat, la responsabilité entre entreprises, la négociation précontentieuse ou une procédure.
Votre entreprise traverse des difficultés financières ou une procédure collective, ou vous devez gérer une étape de prévention/traitement (conciliation, mandat ad hoc, sauvegarde, cessation des paiements, redressement, liquidation).
Le sujet inclut aussi les conséquences pratiques : déclaration de créances, reprise d'une société en difficulté, et responsabilité du dirigeant.
Votre demande concerne la création, la structuration ou la vie d'une société, ou un litige lié à son fonctionnement : création d'entreprise, pacte d'actionnaires, gouvernance (AG, statuts, PV, comptes) et exercice des droits de l'actionnaire.
Elle peut aussi porter sur une levée de fonds/investisseurs, des restructurations (fusion, scission, transformation, acquisition), la cession de titres (et garanties type garantie de passif), la dissolution, des litiges avec des tiers, ou des conflits internes (abus de majorité/minorité, fautes de gestion, conventions réglementées, infractions).
Vous avez été blessé(e) à la suite d'un accident ou d'une agression et vous demandez l'indemnisation de vos préjudices.
Le dossier peut concerner un accident de la route (conducteur, passager, cycliste, piéton), un accident du travail, un accident médical (hôpital public ou clinique/médecin), un accident de la vie (domestique, scolaire, sport, loisir) ou une agression, en tant que victime.
Vous souhaitez modifier ou rectifier une mention d'état civil (prénom, nom, ou autre mention d'un acte), pour vous-même ou pour un proche (mineur ou majeur protégé).
La demande peut viser l'ajout/modification/suppression de prénom, le changement de nom ou une rectification, pour des motifs comme l'usage, la francisation, la consonance, un nom/prénom jugé ridicule, le changement de sexe, la sauvegarde d'un nom ou l'harmonisation familiale (fratrie).
Vous êtes en désaccord avec un assureur au sujet d'un contrat ou d'un sinistre : refus de garantie, montant d'indemnisation, expertise, résiliation ou contestation des conditions de prise en charge.
Cela peut viser une assurance habitation, automobile/véhicule, dommages-ouvrage, responsabilité civile (particulière ou professionnelle), garantie décennale, assurance de prêt (décès/invalidité), ou encore une problématique de fausse déclaration ou de réparation d'un préjudice corporel.
Vous êtes un particulier en litige avec un professionnel (achat, travaux, remboursement, garantie, rétractation).
Le dossier peut notamment concerner la vente à distance (internet/catalogue), le démarchage à domicile, un abonnement téléphonique/internet, un crédit à la consommation, un voyage, une assurance, un vice caché/tromperie, un abus de faiblesse, la publicité/promotions, des pratiques commerciales déloyales, ou une question de fraude/réglementation des produits et de contrôle DGCCRF.
Votre demande concerne une procédure de divorce : divorce par consentement mutuel (divorce à l'amiable) ou divorce contentieux (divorce pour faute, divorce pour altération définitive du lien conjugal ou séparation de corps...).
Votre demande concerne le permis de conduire ou une infraction routière, avec un enjeu de contestation ou de maintien du droit de conduire.
Elle peut viser un retrait de points (PV non reçu, contestation), une suspension/annulation/invalidation, et des infractions ou des délits (alcool ou stupéfiants, téléphone, excès de vitesse, feu rouge/stop, ligne blanche, sens interdit, stationnement dangereux, ceinture, refus d'obtempérer ou de souffler, délit de fuite), et, le cas échéant, un accident avec dommages corporels (blessures/homicide involontaires).
Vous rencontrez un différend avec une banque ou un organisme de crédit : prêt, frais, caution, incidents de paiement, ou contestation d'opérations.
Le dossier peut porter sur l'exécution du contrat, le calcul des sommes dues, des frais contestés, ou les conséquences d'un incident bancaire.
Vous avez plusieurs dettes et vous n'arrivez plus à faire face à vos remboursements : dépôt ou contestation d'un dossier de surendettement (Banque de France).
Le dossier peut viser une solution (plan conventionnel de redressement, mesures imposées, rétablissement personnel), la contestation d'un refus, et la gestion de crédits (notamment crédits à la consommation) ou de situations aggravantes comme un abus de faiblesse.
Votre demande concerne l'achat ou la vente d'un bien, son financement ou son occupation, ou un litige lié au logement/terrain.
Elle peut viser un agent immobilier, un prêt immobilier, un vice caché, le syndic/copropriété et des résolutions d'assemblée, des baux (dont bail commercial), des loyers impayés/une expulsion, un conflit de voisinage/empiètement, la construction/VEFA, une SCI, un viager, une expropriation, ou un permis de construire.
Votre demande concerne les soins, la responsabilité et la réglementation en matière de santé : responsabilité médicale ou hospitalière (erreur médicale, préjudice corporel) et droits du patient (information, secret médical).
Elle peut aussi viser l'organisation de l'exercice (structure/contrat d'exercice, gestion/cession de cabinet), la pharmacie et les officines (responsabilité, création/transfert/regroupement, gestion), et les produits de santé (médicaments, dispositifs médicaux, produits frontières, cosmétiques, sécurité sanitaire des aliments).
Votre demande concerne la vie familiale ou la protection des personnes : PACS/concubinage (annulation, mariage blanc/gris, dissolution), régimes matrimoniaux.
Elle peut aussi porter sur les enfants (garde, autorité parentale, pension, assistance éducative), la tutelle/curatelle.
Vous souhaitez optimiser, sécuriser ou régulariser votre situation fiscale, et/ou contester un impôt ou un contrôle/redressement (réclamation, recouvrement, pénalités).
Le sujet peut porter sur l'IR, les impôts locaux, ISF/IFI, IS, TVA, droits d'enregistrement/douane, plus-values, prix de transfert, domiciliation/double imposition, fiscalité d'entreprise (création, restructuration, transmission), patrimoine (démembrement, immobilier) et succession/donation, avec éventuellement un risque de fraude fiscale.
Vous êtes concerné(e) par un litige lié à un bail commercial (location d'un local professionnel) : rédaction/conditions du bail, changement d'affectation, déspécialisation, renouvellement, révision, résiliation, cession ou sous-location.
Le différend peut aussi porter sur des loyers impayés, l'indemnité d'éviction (et le droit de repentir), ainsi que les réparations et les travaux.
Votre demande porte sur la préparation ou le règlement d'une succession (donation, testament, héritage, assurance-vie) ou sur un conflit entre héritiers.
Elle peut concerner l'indivision, un partage amiable ou judiciaire, un détournement d'héritage ou un recel successoral.
Votre demande vise l'établissement ou la contestation d'un lien de parenté : adoption, reconnaissance, recherche ou contestation de paternité/maternité (présomption de paternité, possession d'état).
Elle peut aussi concerner une délégation d'autorité parentale (volontaire ou forcée) ou une action aux fins de subsides.
Vous créez, gérez ou contestez le fonctionnement d'une association, d'une fondation ou d'un fonds de dotation (statuts, dirigeants, assemblée générale, agrément, reconnaissance d'utilité publique, subventions).
Le sujet peut aussi concerner l'activité de la structure (mécénat/parrainage, legs/donations) et ses responsabilités (contrats de travail, responsabilité des dirigeants, dissolution).
Votre demande porte sur un projet ou un litige lié au numérique et à Internet : création/cession de site, contrats informatiques/SaaS, e-commerce, responsabilité en ligne, bases de données et données personnelles, intermédiaires techniques.
Elle peut aussi viser la cybersécurité/sécurité des SI, la diffusion de contenus, une application mobile, les télécommunications ou un nom de domaine.
Vous souhaitez protéger, exploiter ou défendre une création ou un signe distinctif : droits d'auteur, marque, brevet, dessin et modèle, logiciel ou nom de domaine.
Le dossier peut aussi porter sur une contrefaçon, une concurrence déloyale ou une revendication de propriété (y compris invention de salariés), ainsi que des démarches douanières, des contrats (cession/licence) ou un arbitrage.
Votre demande concerne un litige lié au transport de voyageurs ou de marchandises : retard/annulation d'un voyage, bagages, ou questions de responsabilité et d'indemnisation.
Elle peut aussi porter sur l'affrètement ou la commission de transport, la perte/avarie/vol de marchandises, l'assurance transport (dont assurances maritimes), la plaisance et, le cas échéant, la saisie de navires.
Votre situation nécessite l'application du droit de l'Union européenne, souvent dans un contexte transfrontalier (libre circulation, concurrence, règles européennes applicables, contentieux européens).
Selon le cas, des questions liées à la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme) peuvent également se poser.
Votre demande concerne une règle d'urbanisme ou une autorisation, ou un projet de construction/aménagement : SCOT, PLU, carte communale, ZAC.
Elle peut viser un permis de construire/d'aménager/de démolir, une déclaration de travaux, le droit de préemption, l'expropriation, une construction illégale, les règles littoral et environnement, l'urbanisme commercial et les recours (dont CNAC).
Votre situation comporte un élément d'extranéité (un ou plusieurs pays) et soulève une question de droit international privé : compétence des tribunaux, loi applicable, ou exécution en France d'une décision étrangère (exequatur).
Le dossier peut concerner par exemple un divorce, une adoption, une pension/prestation compensatoire, des dommages-intérêts, une dette, des contrats internationaux, des questions de droits de l'homme ou des sanctions internationales.
Votre demande concerne une activité sportive encadrée et ses règles : structure sportive (club/fédération), contrat de travail ou convention de formation, agent sportif, transfert de joueurs.
Elle peut aussi porter sur le parrainage/sponsoring, le droit à l'image, l'organisation d'événements, la billetterie, les paris sportifs ou le dopage.
Votre demande concerne le foncier ou l'activité agricole : bail rural (congés), achat/vente de terres, droit de préemption (SAFER), contrôle des structures, aménagement foncier agricole.
Elle peut aussi porter sur des sociétés agricoles, la transmission d'exploitation, l'expropriation, ou des questions d'urbanisme en zone rurale.
Votre demande porte sur une atteinte à l'environnement ou un risque environnemental : installations classées, déchets, eau, énergies renouvelables, sites et sols pollués, carrières et mines.
Le dossier peut aussi inclure la gestion de risques/accidents (risques naturels ou technologiques, accidents industriels) et les responsabilités associées.
Choisissez cette réponse si l'employeur est une personne physique employant directement un salarié. Exemple : emploi à domicile, garde d'enfant, assistance de vie.
Attention : si vous avez le statut de fonctionnaire, merci d'utiliser le formulaire "droit administratif".
Cela signifie que l'employeur justifie la rupture par la situation de l'entreprise ou une réorganisation. Exemple : votre poste est supprimé parce que l'activité baisse.
Cela signifie que la rupture est liée à votre situation ou à votre comportement, sans être forcément présentée comme une faute disciplinaire. Exemple : l'employeur estime que vous n'êtes plus adapté au poste.
Cela signifie que l'employeur vous reproche un comportement ou un manquement qu'il estime suffisamment grave pour rompre le contrat. Exemple : absences non justifiées ou non-respect d'instructions importantes.
Il s'agit d'un reproche sérieux, mais pas au point de rendre impossible votre maintien immédiat dans l'entreprise. Exemple : un manquement répété aux consignes.
Il s'agit d'un reproche que l'employeur considère comme très sérieux, au point de ne pas pouvoir vous garder dans l'entreprise pendant le préavis. Exemple : refus répété d'exécuter le travail ou incident grave.
Il s'agit d'un reproche encore plus grave, avec l'idée que le salarié aurait voulu nuire à l'employeur. Exemple : destruction volontaire de matériel pour faire du tort à l'entreprise.
Lorsqu'un salarié remplit les conditions pour percevoir l'allocation chômage, il ne touche pas immédiatement celle-ci à partir du jour où son inscription est validée par Pôle-Emploi. En effet, Pôle-Emploi applique plusieurs différés - au nombre de trois - avant de verser l'allocation en reportant le jour du versement. Les différés, appelés aussi " délais de carences " ou "délais d'attente" sont donc un report du point de départ du paiement de l'allocation chômage.
Il faut avoir bien en tête ce que signifient ces différés : en effet, ils ne réduisent pas la durée de l'indemnisation mais ne font que reporter le point de départ du versement de l'allocation chômage. Ainsi, si vous avez droit à 1 an d'indemnisation chômage, que votre prise en charge par Pôle-Emploi commence au 1er juin 2022 et que Pôle-Emploi vous applique un différé de 30 jours (pour l'exemple, il s'agit de jours calendaires), votre durée d'indemnisation sera d'un an à compter du 1er juillet 2022 et se terminera le 30 juin 2023.
Cependant, dans l'hypothèse où le salarié retrouve du travail tout de suite ou avant l'expiration de sa durée d'indemnisation, bien sûr, il subira le délai de différé durant lequel il n'aura pas perçu d'allocation chômage de telle sorte que ses droits au chômage se seront trouvés de facto impactés et réduits par l'application du différé.
Dans la mesure où les différés peuvent engendrer un report de versement de l'allocation pouvant aller jusqu'à 6 mois + 7 jours, cette question du différé est un point important qu'il faut aborder durant les négociations avec l'employeur ou au moins avoir bien en tête en fonction des espérances que le salarié nourrit de retrouver rapidement ou non un autre emploi.
Ils sont au nombre de 3 :
- le différé de 7 jours
- le différé des congés-payés
- le différé spécifique
- le différé de 7 jours :
Il s'applique à tous les cas de ruptures. Il est invariable et incompressible. Il s'agit de 7 jours calendaires et il commence le lendemain de la rupture du contrat de travail ou du dernier jour des autres différés s'il y en a.
- le différé des congés-payés :Son mode de calcul a subi une importante modification par le décret du 26 juillet 2019 n° 2019-797 réajustée par le décret 2021-346 du 30 mars 2021 qui s'applique depuis le 1er juillet 2021.
Avant cette réforme, l'indemnité compensatrice de congés-payés versée par le dernier employeur était la seule qui servait au calcul du différé. Depuis la réforme, toutes les indemnités compensatrices de congés-payés versées par les employeurs sur une période de 182 jours avant la fin du dernier contrat de travail sont prises en compte.
Son mode de calcul est le suivant : indemnité(s) compensatrice(s) de congés-payés/ salaire journalier de référence.
Sans entrer dans le détail de ce calcul, il faut juste savoir que le délai de carence lié aux congés payés est limité à 30 jours (depuis le 1er octobre 2021).
- le différé spécifique :
Il s'agit du différé lié aux indemnités dites supra-légales que le salarié perçoit au titre de sa convention de rupture conventionnelle ou du protocole transactionnel.
Les indemnités supra-légales sont celles qui ne sont pas prévues spécifiquement par la loi et qui peuvent être :
- la différence entre l'indemnité conventionnelle de licenciement (prévue dans la convention collective) et l'indemnité légale de licenciement.
- l'indemnité transactionnelle (qui est versée en sus des autres indemnités légales (préavis, congés-payés et indemnité de licenciement).
- l'indemnité de la clause de non-concurrence.
- la conversion monétaire du Compte Epargne Temps (CTE).
Le mode de calcul du différé qui en découle est le suivant : montant de l'indemnité supra-légale/un coefficient de 95,8 en 2022.
Par exemple, si vous percevez une indemnité supra-légale de 11.000 euros, le différé se calculera de la sorte : 11.000/95,8 = 114 jours (arrondi inférieur).
La bonne nouvelle est que ce différé est plafonné à 150 jours (et 75 jours en cas de licenciement pour motif économique).
Ainsi, nous pouvons avoir en tête le calcul suivant : si le salarié perçoit une indemnité supra-légale supérieure à 15.000 euros environ, il se verra appliquer le différé de 150 jours.
Dans ce cas, il ne faut pas espérer passer à travers les goûtes de Pôle-Emploi mais on a le droit d'être joueur avec son destin !
Car le protocole transactionnel, qui doit nécessairement être signé après la notification du licenciement au salarié, va générer une obligation pour l'employeur d'adresser une 2ème attestation Pôle-Emploi rectificative pour informer du versement d'une indemnité transactionnelle.
Dans ce cas, Pôle-Emploi suspendra le versement de l'allocation chômage au salarié pendant la durée du différé.
Le salarié peut aussi espérer un oubli d'envoi de l'attestation rectificative par l'employeur. Il peut invoquer sa bonne étoile ! Il peut. Mais il doit aussi savoir que le Règlement général annexé à la convention d'assurance chômage du 14 avril 2017 (voir sur le site de l'Unedic) prévoit le remboursement des allocations versées indument en cas de fausse déclaration ou omission détectée de déclaration complémentaire. Ce règlement indique aussi que " §2 c) Si tout ou partie de ces sommes est versé postérieurement à la fin du contrat de travail ayant ouvert des droits, le bénéficiaire et l'employeur sont dans l'obligation d'en faire la déclaration. Les allocations qui, de ce fait, n'auraient pas dû être perçues par l'intéressé, doivent être remboursées ".
L'employeur et le salarié peuvent trouver un accord devant le Bureau de Conciliation et d'Orientation du Conseil de Prud'hommes, ce qui suppose qu'une procédure contentieuse a été engagée.
Dans ce cas, si les parties optent pour le versement de l'indemnité forfaitaire de conciliation prévue à l'article L1235-1 du code du travail, cette indemnité forfaitaire de conciliation ne sera pas prise en compte dans le calcul du différé spécifique, si elle est inférieure ou égale aux montants prévus par ce barème en fonction de l'ancienneté du salarié.
Les 3 différés cumulés peuvent donc entraîner un report du point de départ du versement de l'allocation chômage qui peut aller jusqu'à 6 mois et 7 jours ( 5 mois pour le différé spécifique, un mois pour le différé des congés payés et les 7 jours automatiques).
Ainsi, le salarié doit réfléchir à l'impact qu'aura le montant de son indemnité transactionnelle ou de son indemnité de rupture conventionnelle sur le différé spécifique qui viendra éventuellement se rajouter aux deux autres différés.
#Différé #Pôle-Emploi #Chômage
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