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Fiche pratique rédigée par Maître BLANDINE HERICHER MAZEL
Maître HERICHER MAZEL

REQUALIFICATION DE CO GERANCE EN CONTRAT DE TRAVAIL - BABOU - Cour d'appel d'ANGERS 15 novembre 2011

Travail / Par Maître HERICHER MAZEL, Avocat, Publié le 30/06/2014 à 21h19
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En application des dispositions de l'article L 8221-6 I 3o) du code du travail, ce statut de dirigeant de personnes morales immatriculées au registre du commerce et des sociétés emporte pour Melle Aurore X... une présomption simple de ne pas être liée à la société ALDEM " par un contrat de travail dans l'exécution de l'activité donnant lieu à immatriculation ou à inscription " ;

Que l'appelante peut renverser cette présomption en rapportant la preuve qu'elle accomplissait au profit de l'intimée une prestation personnelle de travail, moyennant une rémunération et qu'il existait en fait entre elle et la société ALDEM un lien de subordination juridique permanente ; qu'en effet, l'existence d'une relation de travail ne dépend ni de la volonté exprimée par les parties, ni de la dénomination qu'elles ont donnée à leur convention, mais des conditions de fait dans lesquelles est exercée l'activité du travailleur ;

l'existence de ce système institutionnalisé au sein du réseau BABOU ressort encore de deux coupures de presse et d'échanges sur internet entre divers " salariés " estimant avoir été piégés dans un statut de cogérant ;

Attendu qu'il résulte clairement du témoignage de M. G..., corroboré par celui de M. J... et par l'absence d'exercice effectif d'un quelconque mandat social par Melle X..., le tout conforté par les décisions de justice intervenues en matière de travail dissimulé et les témoignages émis sur internet que, nonobstant sa désignation comme cogérante non salariée et son affiliation au RSI à compter du 1er octobre 2007, l'appelante n'a pas été, à compter de cette date, libre de l'organisation de ses conditions de travail, de son temps et de l'accomplissement de ses tâches, mais qu'elle a continué, comme dans le cadre des CDD antérieurs, à être entièrement à la disposition de la société ALDEM, exécutant son travail sous l'autorité de M. D... et de Mme E..., gérants très majoritaires et seuls gérants effectifs, lesquels avaient toujours le pouvoir de lui donner des ordres et des directives, de contrôler l'exécution de son travail, qui est demeuré très voisin de ses fonctions antérieures sauf quelques responsabilités supplémentaires de chef de rayon qui ne sont pas en elles-mêmes incompatibles avec une relation salariale, et de sanctionner ses éventuels manquements ;

Attendu que, contrairement à ce qu'ont retenu les premiers juges, la preuve d'un lien de subordination juridique permanente à l'égard de la société ALDEM est bien rapportée par l'appelante s'agissant de la période qui a commencé à courir à compter du 1er octobre 2007 ; que le statut de cogérant n'est donc qu'un habillage qui permettait à l'intimée de satisfaire aux amplitudes horaires choisies par ses dirigeants en échappant aux règles du droit du travail applicables aux travailleurs salariés ;

Cour d'appel d'Angers ---chambre sociale

Audience publique du mardi 15 novembre 2011

N° de RG: 11/01474

Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

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REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

Numéro d'inscription au répertoire général : 11/ 01474.

Jugement Conseil de Prud'hommes du MANS, du 04 Mai 2011, enregistrée sous le no 10/ 00416

ARRÊT DU 15 Novembre 2011

FAITS ET PROCÉDURE :

Suivant " convention de mandat " du 1er juillet 2006, la société BABOU a confié à la société ALDEM la mission de gérer et d'animer un fonds de commerce, lui appartenant, de distribution de " produits multiples relevant de l'équipement du foyer et de l'équipement de la personne " exploité sous l'enseigne " BABOU ", dans une surface commerciale située à Allonnes (72 700), ZAC des Viviers.

Suivant contrat de travail à durée déterminée du 4 avril 2007, la société ALDEM a engagé Melle Aurore X..., âgée de 21 ans, en qualité d'employée libre service à temps plein et ce, jusqu'au 5 mai 2007, moyennant un salaire brut mensuel de 1. 254, 31 ?, le lieu de travail étant fixé à Allonnes.

Suivant contrat de travail à durée déterminée du 30 avril 2007, à effet au 7 mai 2007, elle a engagé Melle X... pour exercer les mêmes fonctions et ce, pour remplacer, jusqu'à son retour, Melle Virginie B..., salariée bénéficiant d'un congé parental.

Le 1er octobre 2007, Melle Aurore X... a participé à une assemblée générale de la société ALDEM aux termes de laquelle il a été décidé, notamment, de l'agréer en tant que nouvelle associée porteuse de dix parts sur 500, de la nommer en qualité de cogérante à compter du même jour pour une durée illimitée et de lui attribuer une rémunération fixe mensuelle de 1472 ? au titre de son mandat de cogérante.

Le même jour, un acte de cession de ces dix parts sociales a été conclu entre Melle Gwénaëlle Y... et Melle Aurore X... moyennant le prix de 150 ?.

Le capital social de la société ALDEM était donc réparti comme suit :

- à chacun de M. Emmanuel D... et Melle Astrid E... : 230 parts, soit au total 460 parts ;

- à cahcun de MM. Arnaud F... et Christophe G..., de Melles Aurore X... et Aurélie H... : 10 parts, soit au total, 40 parts.

Courant janvier 2008, Melle Aurore X... a adressé au responsable de la société BABOU un courrier aux termes duquel elle exposait que la salariée qu'elle avait remplacée dans le cadre du second CDD n'avait toujours pas repris le travail, qu'elle avait accepté un poste de co-gérante par naïveté, les gérants de la société, M. D... et Melle E..., lui ayant tenu des propos " alléchants " à cet égard et ayant profité de son jeune âge, qu'elle avait signé concomitamment un document mentionnant un horaire hebdomadaire de travail de 55 heures, un repos hebdomadaire d'une journée et demi et une rémunération mensuelle de 1472 ? mais que ce document ne lui avait jamais été remis et que Melle E... en niait l'existence. Elle dénonçait des horaires de travail atteignant 58 h 30 puis, dans le dernier état de la relation de travail, 70 heures par semaine, sans paiement d'heures supplémentaires et avec un repos hebdomadaire réduit à une journée. Enfin, elle y dénonçait l'attitude des gérants à l'égard des salariés et leur manque d'investissement personnel.

Début février 2008, Melle X... a été placée en arrêt de maladie pour état dépressif.

Par courrier recommandé du 5 février 2008, la société ALDEM lui a fait part de son étonnement s'agissant de sa démarche auprès de la société BABOU, lui a rappelé qu'en qualité de co-gérante, elle faisait partie de l'équipe dirigeante de l'entreprise, devait consacrer tout son temps aux affaires sociales, n'était soumise à aucun planning de travail et avait un statut de travailleur indépendant. Se déclarant favorable à une solution amiable, elle lui demandait de lui préciser si elle entendait ou non poursuivre son mandat social et lui indiquait que M. Emmanuel D... offrait de lui racheter ses parts sociales moyennant le prix de 150 ?.

Le 9 février 2008, Melle X... a répondu qu'elle n'entendait pas démissionner de son mandat social ni vendre ses parts et qu'elle réintégrerait l'entreprise dès que son état de santé le lui permettrait.

A compter de son arrêt de travail, Melle X... a cessé de recevoir sa rémunération et les cotisations à la Caisse du Régime Social des Indépendants n'ont plus été versées.

Par courriers des 13 février et 7 mai 2009, se présentant comme les nouveaux gérants de la société ALDEM en remplacement de M. D... et de Mme E... depuis le 27 janvier 2009, M. Et Mme I... ont fait observer à Melle Aurore X... qu'elle n'exerçait plus aucune activité au sein de la société ALDEM, ni son mandat de gérante. Ils lui ont proposé de racheter ses parts moyennant le prix de 150 ? et de lui verser en contrepartie de sa démission de son mandat social une indemnité de 750 ?, portée à 2. 300 ? aux termes du second courrier.

Le 15 juillet 2010, Melle Aurore X... a saisi le conseil de prud'hommes afin de voir requalifier son statut de cogérante en contrat de travail à durée indéterminée à compter du 1er octobre 2007, de voir prononcer la résiliation judiciaire de ce contrat de travail aux torts exclusifs de la société ALDEM et afin d'obtenir le paiement de diverses sommes à titre de rappel d'heures supplémentaires, de travail de dimanche, de rappel de salaires, de remboursement de sanctions pécuniaires, d'indemnité pour licenciement irrégulier, d'indemnité compensatrice de préavis, d'indemnité pour licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse et pour travail dissimulé, de dommages et intérêts pour violation du repos dominical et pour préjudice moral.

Par jugement du 4 mai 2011, auquel il est renvoyé pour un ample exposé, considérant que la preuve du contrat de travail allégué n'était pas rapportée, le conseil de prud'hommes du Mans s'est déclaré incompétent en raison de la matière au profit du tribunal de commerce du Mans, a débouté les parties de leurs demandes fondées sur l'article 700 du code de procédure civile et condamné Melle Aurore X... aux dépens.

Ce jugement a été notifié à la société ALDEM et à Melle Aurore X... respectivement les 9 et 10 mai 2011.

Cette dernière a formé contredit par acte remis au secrétariat greffe du conseil de prud'hommes le 13 mai 2011, lequel secrétariat greffe en a délivré récépissé le jour même et a notifié ce contredit à la société ALDEM qui en a accusé réception le 19 mai suivant.

PRÉTENTIONS ET MOYENS DES PARTIES :

Aux termes de son contredit de compétence déposé au greffe le 13 mai 2011, repris oralement à l'audience, ici expressément visé et auquel il convient de se référer, Melle Aurore X... demande à la cour, sous le bénéfice de l'exécution provisoire :

- de la recevoir en son contredit ;

- de rejeter l'exception de compétence soulevée par la société ALDEM et de déclarer le conseil de prud'hommes du Mans compétent pour connaître du litige ;

- d'évoquer le fond et de :

¤ requalifier son statut de cogérante en contrat de travail ;

¤ prononcer la résiliation judiciaire de ce contrat de travail aux torts exclusifs de la société ALDEM ;

- de condamner cette dernière à lui payer les sommes suivantes :

¤ 7 794, 28 ? de rappel de salaire pour heures supplémentaires du 1er octobre 2007 au 3 février 2008 outre 779, 42 ? de congés payés afférents ;

¤ 3 144, 42 ? de rappel de salaire pour heures de travail de dimanche outre 314, 44 ? de congés payés afférents ;

¤ 2 944 ? de rappel de salaires au titre des mois de février et mars 2008 outre 294 ? de congés payés afférents ;

¤ 196, 11 ? à titre de remboursement de sanctions pécuniaires ;

¤ une indemnité légale de licenciement de 1/ 5ème de mois par année d'ancienneté sur la base d'un salaire moyen de 2 392, 58 ? ;

¤ 2 392, 58 ? indemnité pour licenciement irrégulier ;

¤ 4 406, 96 ? d'indemnité compensatrice de préavis outre 440, 69 ? de congés payés afférents ;

¤ 24 000 ? d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

¤ 30 000 ? de dommages et intérêts pour travail dissimulé ;

¤ 5 000 ? de dommages et intérêts pour violation du repos dominical ;

¤ 7 000 ? de dommages et intérêts pour préjudice moral.

Elle sollicite également la condamnation de la société ALDEM :

- à lui payer une indemnité de procédure de 3 000 ? du chef de la première instance et une somme de 2 000 ? à cet égard en cause d'appel ;

- à lui remettre, sous astreinte de 80 ? par jour de retard les bulletins de salaire régularisés, l'attestation Pôle Emploi et le reçu pour solde de tout compte ;

- sous la même astreinte, à régulariser sa situation au regard du Régime Social de Indépendants, à payer les cotisations et intérêts de retard et apporter tous justificatifs nécessaires ;

- à supporter les dépens de première instance et d'appel.

A l'appui de ses prétentions, Melle Aurore X... soutient que :

- la société ALDEM et, à travers elle, ses deux gérants très largement majoritaires, M. D... et Mme E..., ont eu recours au statut de cogérant à son égard comme à l'égard des autres " co-gérants " minoritaires afin de s'exonérer des règles du droit du travail et des obligations sociales ;

- cette pratique correspond, à l'échelon local, à celle utilisée par la société BABOU au niveau national et qui a valu à cette dernière diverses condamnations pour travail dissimulé ;

- elle n'a jamais exercé de fonctions de mandataire social et n'a jamais été associée à la gestion de l'entreprise mais a continué à remplir ses tâches antérieures au rayon bazar ;

- au contraire, elle démontre l'existence d'un contrat de travail en ce qu'elle a fourni un travail et perçu une rémunération en contrepartie de l'exécution de cette prestation de travail et non de son statut de co-gérant, et ce, dans le cadre d'un lien de subordination à l'égard de la société ALDEM, via ses deux gérants majoritaires.

Aux termes de ses dernières écritures déposées au greffe le 2 septembre 2011, reprises oralement à l'audience, ici expressément visées et auxquelles il convient de se référer, la société ALDEM demande à la cour :

- à titre principal, de confirmer le jugement entrepris en ce que le conseil de prud'hommes du Mans s'est déclaré incompétent au profit du tribunal de commerce du Mans ;

- à titre subsidiaire au fond, de débouter Melle Aurore X... de l'ensemble de ses prétentions ;

- de la condamner à lui payer la somme de 2. 000 ? en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile et à supporter les entiers dépens.

L'intimée soutient que tout contrat de travail a pris fin entre elle et Melle X... à compter du 1er octobre 2007, date à laquelle elle est devenue co-gérante d'un collège de gérance majoritaire sans jamais cumuler un mandat social et un contrat de travail, et est devenue associée en acquérant dix parts sociales, qu'elle détient toujours, ce qui caractérise pleinement sa volonté d'intégrer pleinement la direction de la société.

Elle ajoute que Melle X... ne produit aucun justificatif du lien de subordination dont elle argue à compter du 1er octobre 2007 et conclut que, le présent litige caractérisant un conflit opposant des codirigeants/ co-associés d'une société, seul le tribunal de commerce est compétent pour en connaître en application des dispositions de l'article L 721-3 du code de commerce.

Elle fait valoir que, Melle X... étant encore à ce jour associée et cogérante, la demande de requalification de sa période de gérance en contrat de travail ne peut pas relever de la juridiction sociale.

La société ALDEM conteste que Mme X... se soit trouvée dans un quelconque lien de subordination mais argue au contraire de sa nomination régulière en qualité de cogérante, avec accomplissement de toutes les formalités imposées par la loi, de l'acquisition par ses soins de parts sociales, de l'exercice réel de son mandat social et de ses fonctions de dirigeant caractérisé par une liberté des horaires de travail, une intervention au sein de l'entreprise en toute indépendance, l'exercice de son pouvoir de contrôle et de direction à l'égard des autres salariés, la gestion de la caisse.

Elle conclut que Melle X... est défaillante à rapporter la preuve du lien de subordination qu'elle allègue.

MOTIFS DE LA DÉCISION :

1) Sur la recevabilité du contredit

Attendu que le contredit formé par Melle Aurore X... à l'encontre du jugement du conseil de prud'hommes du Mans du 4 mai 2011 est recevable pour avoir été, conformément aux exigences de l'article 82 du code de procédure civile, remis au secrétariat greffe de la juridiction de premier degré, le 13 mai 2011, soit dans les quinze jours de la décision contestée ; qu'en outre, ce contredit est dûment motivé ;

2) Sur la compétence

Attendu qu'en application des dispositions de l'article L 1411-1 du code du travail, le conseil de prud'hommes est compétent pour connaître des litiges qui s'élèvent à l'occasion de tout contrat de travail soumis aux dispositions du code du travail entre les employeurs, ou leurs représentants, et les salariés qu'ils emploient ;

Attendu que la solution du présent litige quant à la question de la compétence implique de déterminer si Melle Aurore X... avait le statut de travailleur indépendant comme cogérante non salariée de la société ALDEM ou celui de salariée de cette dernière ;

Attendu que, pour écarter la compétence prud'homale, les premiers juges ont retenu que Melle X... avait librement acquis la qualité de cogérante de la société ALDEM, que cette qualité était mentionnée au RCS, que les tâches accomplies par l'intéressée répondaient bien aux fonctions d'un cogérant et qu'elle ne rapportait pas la preuve d'un lien de subordination nécessaire pour caractériser le contrat de travail invoqué à l'égard de l'intimée ;

Attendu qu'il apparaît utile de rappeler le cadre juridique dans lequel s'inscrit la gestion du fonds de commerce exploité par la société ALDEM ;

Attendu qu'aux termes de " la convention de mandat " conclue le 1er juillet 2006, la société BABOU a donné mandat à la société ALDEM de gérer et d'animer un fonds de commerce lui appartenant, dans des locaux situés à Allonnes ZAC des Viviers, de vendre au détail, pour son compte " des produits multiples relevant de l'équipement du foyer et de l'équipement de la personne " ; que l'exploitation doit être réalisée sous l'enseigne " BABOU " et que la société ALDEM doit s'approvisionner auprès du dépôt appartenant à la société BABOU ou d'autres fournisseurs, étant précisé qu'elle ne détient les produits qu'à titre de dépôt avec mandat de les vendre, ceux-ci restant, ainsi que les recettes provenant de leur vente, propriété de la société BABOU ;

Attendu que la rémunération convenue au profit de la société ALDEM est égale à 10 % du chiffre d'affaires hors taxes du mois considéré provenant " des produits de vente déposés et encaissés " sous déduction du montant des chèques revenus impayés, cette rémunération étant stipulée payable le 15 du mois suivant et aucune rémunération n'étant due sur les ventes réalisées dont le produit n'aura été ni déposé, ni encaissé ;

Attendu que la société ALDEM a l'entière initiative et responsabilité de l'embauche et du licenciement du personnel nécessaire à l'exploitation du fonds ;

Attendu qu'aux termes de ses écritures reprises oralement, la société ALDEM explique (page 8) que le magasin exploité à Allonnes représente une surface de vente de 3 000 m ² ; qu'il s'agit d'un magasin " hard-discount " " entraînant une rotation de stocks très importante " ; que " les dirigeants ont fait le choix d'horaires d'ouverture les plus larges possibles 7 jours sur 7 de 9 heures à 19 heures du lundi au samedi, et de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 19 heures le dimanche " ; que " c'est la raison pour laquelle les pouvoirs et les responsabilités sont partagés entre plusieurs gérants ", dirigeants co-associés car, selon elle, " un seul gérant ne pourrait pas diriger un tel magasin " ; qu'elle ajoute que " l'intérêt d'une équipe de cogérance réside dans le fait que les gérants peuvent se relayer, eu égard aux horaires d'ouverture et de gestion du magasin qui sont très importants, ce à quoi il faut ajouter les horaires de préparation du magasin, avant l'ouverture et après la fermeture, ainsi que les relations avec les fournisseurs et partenaires de la société, la gestion économique et administrative etc... " ; qu'elle ajoute qu'" en raison du faible effectif de l'entreprise " et " afin de soulager le personnel salarié ", les gérants eux-mêmes participent et réalisent les tâches de commande et réception des marchandises, de mise en rayon etc... ;

Attendu qu'il résulte des pièces versées aux débats et des explications fournies par la société ALDEM que son capital social était détenu par six associés, M. Emmanuel D... et Mme Astrid E..., associés immuables, détenant chacun 230 parts, soit, au total 460 parts sur 500, tandis que les quatre autres associés, fluctuant au gré des cessions de parts intervenues au fil du temps, détenaient chacun 10 parts sociales ; que tous étaient juridiquement cogérants ;

Attendu qu'en vertu de deux contrats de travail à durée déterminée successifs, Melle X... a été la salariée de la société ALDEM du 4 avril au 30 septembre 2007, moyennant un salaire brut mensuel de 1254, 31 ? pour un horaire de travail mensuel de 151, 67 heures ; qu'elle a été, à chaque fois, engagée en qualité d'employée libre service, avec les fonctions suivantes :

- " présenter et mettre en rayon les produits et marchandises dans le magasin,

- manutentionner les cartons de produits de la réserve au rayon et vice-versa,

- vérifier les marchandises et leur conditionnement,

- déballer et étiqueter les marchandises proposées à la vente,

- tenir la caisse,

- aider aux préparatifs des différentes manifestations commerciales (Noël, St Valentin, Halloween, Fête des mères etc...),

- participer à l'entretien et au rangement du magasin afin de le maintenir toujours accueillant et permettre un meilleur service de la clientèle (rangement du magasin, de la réserve, nettoyage des sols, des rayons...) ", cette liste de fonctions étant expressément qualifiée de " ni limitative, ni exhaustive " ;

Attendu que Melle X... indique, sans être contredite, qu'il a été mis fin à son second CDD, conclu jusqu'au retour de Melle Virginie B... alors que cette dernière n'était pas rentrée de congé parental ;

Attendu que le 1er octobre 2007, elle a acquis de Melle Gwenaëlle Y... dix parts du capital social de la société ALDEM et a été désignée, par assemblée générale du même jour, cogérante aux lieu et place de Melle Y..., démissionnaire, et ce, pour une durée illimitée, l'assemblée générale décidant de lui allouer au titre de son mandat de cogérante une rémunération fixe mensuelle de 1 472 ? à compter du 1er octobre 2007 ; que Melle X... a, comme l'ont relevé les premiers juges, signé une " fiche d'acceptation " de ses fonctions de gérant ;

Attendu que les statuts de la société ont été modifiés, que la publicité dans un journal d'annonces légales a été assurée, qu'une déclaration de modification de la personne morale liée à une modification des dirigeants a été souscrite au RCS du Mans le 20 novembre 2007 et que Melle X... a été affiliée au Régime Social des Indépendants ;

Attendu qu'en application des dispositions de l'article L 8221-6 I 3o) du code du travail, ce statut de dirigeant de personnes morales immatriculées au registre du commerce et des sociétés emporte pour Melle Aurore X... une présomption simple de ne pas être liée à la société ALDEM " par un contrat de travail dans l'exécution de l'activité donnant lieu à immatriculation ou à inscription " ;

Que l'appelante peut renverser cette présomption en rapportant la preuve qu'elle accomplissait au profit de l'intimée une prestation personnelle de travail, moyennant une rémunération et qu'il existait en fait entre elle et la société ALDEM un lien de subordination juridique permanente ; qu'en effet, l'existence d'une relation de travail ne dépend ni de la volonté exprimée par les parties, ni de la dénomination qu'elles ont donnée à leur convention, mais des conditions de fait dans lesquelles est exercée l'activité du travailleur ;

Attendu que l'accomplissement d'une prestation personnelle de travail au profit de l'intimée ne fait pas débat puisque cette dernière indique elle-même qu'en raison d'un faible effectif salarié, Melle X..., comme les autres cogérants, accomplissait l'ensemble des tâches rendues nécessaires par l'exploitation du fonds : commande et réception des marchandises, déballage, mise en rayon, tenue de la caisse etc... ;

Que l'existence d'une rémunération en contrepartie de la prestation fournie est établie par les copies de chèques versées aux débats, émis par la société ALDEM les 29 octobre, 30 novembre, 31 décembre 2007, et 31 janvier 2008, chacun pour un montant de 1 472 ? ;

Attendu, s'agissant du lien de subordination, que Melle X... verse aux débats les attestations, très circonstanciées, établies les 8 décembre 2010 et 23 février 2011 par M. Christophe G..., ayant eu, lui aussi, jusqu'à fin décembre 2007, le statut de cogérant de la société ALDEM dont il détenait dix parts, et desquelles il résulte que :

- lorsque Melle Y... a souhaité céder les dix parts qu'elle détenait dans la société, se libérer de son statut de cogérante et devenir salariée, M. D... a entrepris de convaincre Melle X... de " prendre ce poste de cogérante " et s'est montré de plus en plus insistant à cet égard ;

- chaque " petit cogérant " avait un secteur bien défini : M. Arnaud F... au " Blanc-linge de maison " sous l'autorité de M. D..., Melle Aurélie H... au rayon " Enfant " sous les ordres de Mme E..., lui-même et Melle Aurore X...étant affectés au secteur " Bazar " sous les instructions de M. D... ;

- l'appelante, comme les autres " petits cogérants " voyait ses horaires de travail définis et imposés par M. D... et Mme E..., Melle X... étant soumise à l'horaire de base de 6 H-12 H/ 14 H-19 H 30, sans possibilité de s'absenter librement ; comme les autres " petits cogérants ", elle assurait, selon les instructions de M. D... et Mme E..., l'ouverture (accueil des salariés) et la fermeture du magasin ;

- lorsque lui-même a quitté l'entreprise, à Noël 2007, M. D... a imposé à Melle X... de commencer son travail à 5 heures du matin et de renoncer à une demi-journée de congé ;

- les instructions relatives au travail à réaliser et à l'organisation du travail étaient données aux salariés, mais aussi aux " petits cogérants " par M. D... et Mme E..., Melle X... n'ayant pas le pouvoir d'intervenir dans des secteurs autres que le secteur " Bazar " auquel elle était affectée, et n'ayant pas de pouvoir de direction à l'égard des salariés, son rôle se limitant tout au plus, comme les autres " petits cogérants " à être le " porte-parole " de M. D... et Mme E... auprès des salariés en transmettant leurs directives à ces derniers ;

- lorsque sa caisse comportait une erreur, comme les autres " petits cogérants ", Melle X... devait combler " le trou de caisse " de ses deniers personnels ;

Attendu que M. Christophe G... précise que, lors d'une soirée qui s'est déroulée dans un piano-bar du Mans, après un retour de vacances en Crète de Mme E... et M. D..., ce dernier lui a " avoué que, co-gérant n'était qu'une façon détournée de faire travailler les personnels le dimanche, qu'en fait, ce n'étaient que des chefs de rayon ne pouvant pas refuser de travailler le dimanche sans supplément de salaire. " ; attendu que le témoin conclut en indiquant que la seule différence pour Melle X... entre son travail dans le cadre de son statut de cogérante et celui qu'elle accomplissait en qualité de salariée en CDD était qu'elle se devait de travailler le dimanche et les jour fériés, bien au-delà de 35 heures pour un salaire net mensuel immuable de 1472 ? ;

Attendu que, si M. Franck J... n'a pas été " petit cogérant " au sein de la société ALDEM en même temps que Melle Aurore X..., il l'a été à compter du mois d'août 2006, et son témoignage, s'agissant du " système " adopté par l'intimée concorde parfaitement avec celui de M. G... et avec les indications fournies par l'appelante ; qu'il précise qu'il travaillait selon les instructions de M. Emmanuel D..., lequel définissait ses horaires de travail ainsi que son jour de congé hebdomadaire ; qu'il travaillait aussi le dimanche et que ses tâches étaient multiples et générales allant de la réception des livraisons, à la mise en rayon, au rangement de la réserve, à l'étiquetage, à la tenue de la caisse... ;

Attendu que l'existence du lien de subordination de Melle Aurore X... à la société ALDEM, précisément décrit par M. G..., est corroborée par la circonstance que, a contrario, il apparaît que l'appelante n'était nullement associée à la gestion et à l'animation de la société et n'avait pas accès aux comptes ou aux moyens de paiement de la société ; que l'intimée ne produit aucun justificatif à l'appui de sa thèse selon laquelle Melle X... aurait été partie prenante dans la gestion et les prises de décision ; que le versement de sa rémunération a d'ailleurs été arrêté dès la fin janvier 2008 sans qu'il soit justifié d'une décision d'une assemblée générale de ce chef ; que l'intimée ne produit d'ailleurs qu'une seule convocation de Melle X... à une assemblée générale et ce, pour le 21 juin 2010, soit plus de deux ans après son départ de l'entreprise ; que suivant acte des 1er et 8 avril 2008, la société ALDEM a signé une autre convention de gérance mandat avec la société BABOU relativement à l'exploitation d'un fonds de commerce à Carcassonne ; que Melle X... ne figure pas au nombre des cogérants appelés à signer cette convention et qu'il n'est pas établi qu'elle en ait jamais été informée ;

Attendu que la société ALDEM verse aux débats une attestation de Mme Brigitte K..., gérante d'un magasin BABOU dans le département du Nord, et ex salariée du magasin BABOU d'Allonnes d'août 2003 à novembre 2009, ainsi que les témoignages de quatre personnes, employées de libre service au sein du magasin BABOU d'Allonnes ; attendu, outre qu'elles émanent de personnes liées par un contrat de travail à la société ALDEM et, s'agissant de Mme K..., d'une personne liée par un contrat de gérance avec la société BABOU, que ces attestations, établies les 6, 7 et 8 décembre 2010, réduites à trois ou quatre lignes, sont stéréotypés et non circonstanciées ; que les seules indications selon lesquelles l'intimée était " cogérante ", organisait les caisses, ouvrait et fermait le magasin et donnait des directives aux salariés ne contredisent pas le témoignage circonstancié de M. G... selon lequel en tant que " petite cogérante ", Melle X... remplissait une fonction équivalente à celle d'un chef de rayon, et elles ne permettent pas d'établir que l'appelante aurait exercé son activité professionnelle de façon indépendante et était partie prenante de la gestion et de la direction de la société, ainsi que des prises de décision ; qu'aucun de ces témoins ne vient soutenir que Melle X... ne se serait pas trouvée sous les ordres de M. D... et de Mme E... ; que l'indication de Mme K... selon laquelle " contrairement aux EPS, elle ne respectait aucun horaire particulier " ne permet pas, à elle seule, d'établir que Melle X... était libre de ses horaires de travail ;

Attendu que Mme X... produit diverses décisions de la Cour de cassation desquelles il résulte, d'une part, que la société BABOU, anciennement dénommée EURO TEXTILE, a depuis plusieurs années recours à ce procédé d'exploitation de fonds de commerce via des conventions de mandat dans le cadre desquelles le mandataire ne dispose en fait d'aucun actif, d'autre part, a recours, au moins en partie, pour assurer le fonctionnement du magasin, à des co-gérants déclarés comme travailleurs indépendants dans le but d'écarter l'application des règles du droit social ;

Que l'existence de ce système institutionnalisé au sein du réseau BABOU ressort encore de deux coupures de presse et d'échanges sur internet entre divers " salariés " estimant avoir été piégés dans un statut de cogérant ;

Attendu qu'il résulte clairement du témoignage de M. G..., corroboré par celui de M. J... et par l'absence d'exercice effectif d'un quelconque mandat social par Melle X..., le tout conforté par les décisions de justice intervenues en matière de travail dissimulé et les témoignages émis sur internet que, nonobstant sa désignation comme cogérante non salariée et son affiliation au RSI à compter du 1er octobre 2007, l'appelante n'a pas été, à compter de cette date, libre de l'organisation de ses conditions de travail, de son temps et de l'accomplissement de ses tâches, mais qu'elle a continué, comme dans le cadre des CDD antérieurs, à être entièrement à la disposition de la société ALDEM, exécutant son travail sous l'autorité de M. D... et de Mme E..., gérants très majoritaires et seuls gérants effectifs, lesquels avaient toujours le pouvoir de lui donner des ordres et des directives, de contrôler l'exécution de son travail, qui est demeuré très voisin de ses fonctions antérieures sauf quelques responsabilités supplémentaires de chef de rayon qui ne sont pas en elles-mêmes incompatibles avec une relation salariale, et de sanctionner ses éventuels manquements ;

Attendu que, contrairement à ce qu'ont retenu les premiers juges, la preuve d'un lien de subordination juridique permanente à l'égard de la société ALDEM est bien rapportée par l'appelante s'agissant de la période qui a commencé à courir à compter du 1er octobre 2007 ; que le statut de cogérant n'est donc qu'un habillage qui permettait à l'intimée de satisfaire aux amplitudes horaires choisies par ses dirigeants en échappant aux règles du droit du travail applicables aux travailleurs salariés ;

Attendu que le jugement entrepris doit en conséquence être infirmé en ce que le conseil de prud'hommes a considéré que la preuve de l'existence d'un contrat de travail entre la société ALDEM et Melle Aurore X..., pour la période ayant commencé à courir le 1er octobre 2007, n'était pas rapportée et en ce qu'il s'est déclaré incompétent au profit du tribunal de commerce du Mans ;

3) Sur l'évocation

Attendu que, statuant sur contredit et étant juridiction d'appel relativement au conseil de prud'hommes du Mans estimé compétent, qu'en application des dispositions de l'article 89 du code de procédure civile, la cour peut, comme le sollicite Melle Aurore X..., évoquer l'affaire au fond ;

Attendu, les deux parties ayant conclu au fond, qu'il apparaît d'une bonne justice de donner à l'affaire une solution définitive ;

4) Sur l'existence d'un contrat de travail à compter du 1er octobre 2007

Attendu, comme la cour l'a précédemment mis en évidence, qu'il résulte clairement du témoignage de M. G..., corroboré par celui de M. J... et par l'absence d'exercice effectif d'un quelconque mandat social par Melle X..., le tout conforté par la rotation importante des " petits cogérants " au sein de la société ALDEM en quelques mois, que la désignation de Melle X... en qualité de cogérante à compter du 1er octobre 2007 et son affiliation au RSI procèdent d'un habillage et que, dans les faits, moyennant une rémunération mensuelle de 1472 ?, loin d'être libre de l'organisation de son travail, elle a continué à compter de cette date à exécuter une prestation personnelle de travail pour le compte de la société ALDEM, sous l'autorité et les directives de cette dernière, via les personnes de M. D... et de Mme E..., gérants très majoritaires et seuls gérants effectifs, lesquels déterminaient ses tâches, ses horaires de travail et le nombre de jours de repos hebdomadaire, et exerçaient, le cas échéant, un pouvoir de sanction disciplinaire ;

Qu'il est donc établi qu'à compter du 1er octobre 2007, Melle X... a continué d'exercer son activité professionnelle dans un lien de subordination juridique permanente vis à vis de la société ALDEM, caractérisant l'existence d'un contrat de travail à l'égard de cette dernière, peu important la nomination de l'appelante en qualité de cogérante et son affiliation au régime social des travailleurs indépendants ;

Qu'il convient en conséquence de juger que Melle X... était bien, à compter du 1er octobre 2007, liée à la société ALDEM par un contrat de travail ;

5) Sur la demande de rappel de salaire pour heures supplémentaires et travail de dimanche

Attendu que, s'il résulte des dispositions de l'article L 3171-4 du code du travail que la preuve des heures de travail effectuées n'incombe spécialement à aucune des parties, il appartient toutefois au salarié qui demande le paiement d'heures supplémentaires de fournir préalablement au juge des éléments de nature à étayer sa demande, l'employeur devant ensuite fournir les éléments propres à justifier les horaires effectivement réalisés par le salarié ;

Attendu que Melle X... indique qu'elle a accompli 31, 5 heures supplémentaires par semaine, hors dimanche, du 1er octobre 2007 au 3 février 2008, date de son arrêt de maladie pour avoir travaillé 11, 50 heures par jour pendant cinq jours de la semaine ;

Attendu qu'embauchée à temps plein, elle aurait dû accomplir 35 heures de travail par semaine, soit 151, 67 heures par mois ;

Attendu que la demande de l'appelante est étayée par l'attestation de M. Christophe G... qui indique que ses horaires minima imposés s'établissaient de 6h à 12h et de 14h à 19h30, soit, comme l'indique l'appelante, une durée journalière de travail de 11, 50 heures ;

Que cette demande est encore étayée par les propres énonciations de la société ALDEM selon lesquelles elle avait fait le choix d'horaires d'ouverture les " plus larges possibles " sept jours sur sept, de 9 h à 19 h du lundi au samedi, ainsi que de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h le dimanche, ce à quoi il " faut ajouter les horaires de préparation du magasin, avant l'ouverture et après la fermeture ainsi que les relations avec les fournisseurs et partenaires de la société, la gestion économique et administrative... " et selon lesquelles le recours à plusieurs cogérants permettait de couvrir l'exécution de ces tâches selon ces amplitudes horaires ;

Attendu que la société ALDEM ne fournit, quant à elle, aucun élément de nature à justifier les horaires effectivement réalisés par la salariée ;

Attendu qu'il résulte de l'attestation de M. G... et du courrier adressé par Melle X... au dirigeant de la société BABOU que, jusqu'à fin décembre 2007, l'appelante a disposé d'une journée et demi de congé par semaine, la réduction de son congé hebdomadaire à une journée étant en lien avec le départ de M. G... ; qu'il suit de là qu'elle n'a pas, comme elle le soutient, accompli 11, 50 heures de travail par jour pendant cinq jours par semaine du 1er octobre 2007 au 3 février 2008, mais 11, 50 heures de travail par jour pendant quatre jours et demi par semaine du 1er octobre au 31 décembre 2007 et 11, 50 heures de travail par jour pendant cinq jours par semaine du 1er janvier au 3 février 2008 ;

Qu'elle a donc accompli 16, 75 heures supplémentaires par semaine, hors dimanche, du 1er octobre au 31 décembre 2007 (période représentant treize semaines), et 22, 50 heures supplémentaires par semaine, hors dimanche, du 1er janvier au 3 février 2008 (période représentant cinq semaines) qui ne lui ont pas été payées ;

Attendu qu'en considération d'une rémunération mensuelle de 1472 ?, le taux horaire de rémunération de Melle X... ressort, comme elle l'indique, à la somme de 9, 705 ? ;

Qu'elle est donc en droit de prétendre, à titre de rappel de salaire, au paiement de la somme de 2 917, 72 ? pour la période du 1er octobre au 31 décembre 2007 et au paiement de celle de 1 540, 80 ? pour la période du 1er janvier au 3 février 2008, soit un montant total de rappel de salaire de 4 458, 52 ? outre 445, 85 ? de congés payés afférents que la société ALDEM sera condamnée à lui payer ;

****

Attendu que M. G... atteste de ce que Melle Aurore X... travaillait le dimanche ; que M. Franck J... confirme les indications de l'appelante selon lesquelles les horaires de travail du dimanche étaient de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h, soit 9 heures par dimanche ; que, là encore, il résulte des propres indications de l'intimée que le magasin était ouvert à la clientèle tous les dimanches de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h et que c'est le recours à plusieurs cogérants qui permettait de couvrir ce choix d'amplitude d'ouverture du magasin à laquelle s'ajoutent le temps nécessaire à la préparation du magasin ;

Attendu que la demande de rappel de salaire formée par Melle Aurore X... au titre du travail de dimanche est donc suffisamment étayée, tandis que la société ALDEM, qui oppose que le code du travail n'était pas applicable compte tenu du statut de cogérante de l'intéressé, ne fournit aucun élément de nature à justifier les journées de travail et horaires effectivement réalisés par la salariée ;

Attendu que l'appelante indique à juste titre que la période litigieuse a comporté 18 dimanches et réclame à bon droit une majoration de salaire de 100 % pour les 162 heures travaillées pendant ces périodes dominicales ; Attendu que le rappel de salaire auquel Melle X... peut prétendre de ce chef s'établit à la somme totale de 2 679, 48 ? (16, 54 ? x 162 h) à laquelle s'ajoute celle de 267, 94 ? au titre des congés payés afférents, paiement auquel il convient de condamner la société ALDEM ;

6) Sur la demande de rappel de salaire des mois de février et mars 2008

Attendu que Melle Aurore X... justifie avoir été en arrêt de travail à compter du lundi 4 février 2008 jusqu'au vendredi 21 mars 2008 ; qu'elle ne produit aucun justificatif au-delà de cette date ; qu'il est constant qu'elle n'est pas retournée travailler au sein de la société ALDEM et elle a indiqué à l'audience avoir retrouvé un emploi en mars 2008 ;

Attendu que l'intimée ne justifie pas avoir acquitté la rémunération mensuelle de Melle X... au-delà du 31 janvier 2008 ;

Attendu que le paiement du salaire est la contrepartie de la prestation de travail ; que ce versement est suspendu en cas d'arrêt de travail ; qu'en l'absence de dispositions plus favorables maintenant ce paiement, Melle X... est mal fondée à solliciter le paiement de son salaire au-delà du 3 février 2008 ;

Attendu que le rappel de salaire afférent au dimanche 3 février 2008 a été alloué ci-dessus ; que le rappel du salaire de base pour les 1er et 2 février 2008 s'établit à la somme de 105, 14 ? outre 10, 51 ? de congés payés afférents que la société ALDEM sera condamnée à payer à Melle X... ;

7) Sur la demande de remboursement des sanctions pécuniaires interdites

Attendu qu'il résulte de l'attestation circonstanciée de M. Christophe G... que les petits cogérants étaient tenus de combler les éventuels écarts de caisse de leurs deniers personnels ;

Attendu qu'ill est logique que les paiements de ce chefs aient été effectués à l'ordre de la société BABOU puisqu'aux termes de la convention de mandat conclue entre elle et la société ALDEM, la mandante était propriétaire tant des marchandises en stock que des recettes ;

Attendu que, par les copies de chèques qu'elle verse aux débats, Melle X... justifie avoir ainsi réglé à la société BABOU, à titre de comblement de trous de caisse les sommes suivantes : 32, 97 ? le 9 novembre 2007, 18, 96 ? le 17 novembre 2007, 35, 91 ? le 25 novembre 2007, 31, 45 ? le 23 décembre 2007, 36, 82 ? le 13 janvier 2008, soit un montant total de 156, 11 ? ; que, ces sommes ayant été réglées à titre de sanctions pécuniaires illégales pratiquées par la société ALDEM, elle est fondée à en réclamer le remboursement à cette dernière outre le paiement des frais de demande de copie de chèques qu'elle justifie avoir exposés pour un montant de 40 ? ;

Que l'intimée sera en conséquence condamnée à lui payer la somme de 196, 11 ? qu'elle réclame ;

8) Sur la demande de résiliation judiciaire du contrat de travail aux torts de la société ALDEM, l'indemnité pour licenciement irrégulier, l'indemnité compensatrice de préavis, l'indemnité légale de licenciement et l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse

Attendu que le salarié peut poursuivre la résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de l'employeur en cas de manquements suffisamment graves de ce dernier à ses obligations ;

Attendu qu'en l'espèce, le fait pour la société ALDEM d'avoir, dans le cadre d'une relation contractuelle nouée avec une jeune fille âgée de 21 ans, dépourvue d'expérience significative du monde du travail et de ses règles, autant que de connaissances juridiques, mis fin à un second CDD avant même la survenue de l'événement convenu pour son terme pour perpétuer en fait la même relation de travail, sauf quelques responsabilités supplémentaires pour la salariée, sous couvert d'un prétendu statut de cogérante et de travailleur indépendant afin de permettre le fonctionnement de l'entreprise sept jours sur sept selon une amplitude horaire importante, en s'exonérant des obligations du droit du travail et, corrélativement, en privant Melle X... des garanties qui en découlent pour le salarié, notamment du paiement des heures supplémentaires et du travail dominical qu'elle a effectués, la société ALDEM a gravement failli à ses obligations découlant du contrat de travail ; que ces manquements justifient que la résiliation du contrat de travail soit prononcée à ses torts exclusifs ;

Attendu que Melle X... demande que la résiliation du contrat de travail soit prononcée à effet à la date du présent arrêt ; mais attendu que la prise d'effet de la résiliation judiciaire du contrat de travail ne peut être fixée à la date de la décision judiciaire qui la prononce que dans l'hypothèse où le salarié est toujours alors au service de son employeur ; que tel n'est pas le cas en l'espèce où Melle X... n'est pas revenue travailler au sein de la société ALDEM après son arrêt de travail pour maladie et a indiqué lors de l'audience avoir retrouvé un autre emploi en mars 2008, étant observé qu'elle a d'ailleurs limité sa demande de rappel de salaire à fin mars 2008 ;

Qu'il convient donc de fixer la date de prise d'effet de la résiliation judiciaire du contrat de travail unissant Melle Aurore X... à la société ALDEM au 31mars 2008 ;

Attendu que la résiliation judiciaire prononcée aux torts de l'employeur produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse ; qu'elle ouvre donc droit à toutes les indemnités de rupture mais non à l'indemnité pour non-respect de la procédure de licenciement ; que Melle X... sera en conséquence déboutée de ce chef de prétention formé à hauteur de 2 392, 58 ? ;

Attendu que l'appelante sollicite une indemnité légale de licenciement d'un montant équivalent à 1/ 5ème de mois par année d'ancienneté sur la base d'un salaire moyen de 2 392, 58 ?, montant auquel elle estime son salaire moyen des douze derniers mois ;

Attendu qu'au regard de la date de prise d'effet de la résiliation judiciaire du contrat de travail de Melle X..., le droit de cette dernière au paiement d'une indemnité légale de licenciement s'apprécie en considération des dispositions de l'article L 1234-9 du code du travail, dans sa rédaction antérieure à la loi 2008-596 du 25 juin 2008, fixant à deux ans la durée d'ancienneté ininterrompue au service du même employeur ouvrant droit à l'indemnité légale de licenciement ; attendu, la salariée ne justifiant pas de cette ancienneté, ni même de l'ancienneté d'un an fixée par la loi nouvelle, que sa demande formée de ce chef doit également être rejetée ;

Attendu qu'en application des dispositions de l'article L 1234-1 2o du code du travail, la durée du préavis applicable est d'un mois ; que le salaire de base à prendre en considération est celui de 1 472 ? auquel il convient d'ajouter les heures supplémentaires (22, 50 heures par semaine) et le travail dominical (quatre dimanches) qu'aurait accomplis la salariée si elle avait travaillé dans la mesure où ils constituaient un élément stable et constant de la rémunération sur laquelle elle était en droit de compter ; que l'indemnité compensatrice de préavis due à Melle X... s'établit donc à la somme de 3 300, 08 ? (1472 ? + 1 232, 64 ? + 595, 44 ?) à laquelle il convient d'ajouter celle de 330 ? de congés payés afférents, sommes au paiement desquelles la société ALDEM sera condamnée ;

Attendu, Melle Aurore X... comptant moins de deux ans d'ancienneté dans l'entreprise au moment de la rupture, que trouvent à s'appliquer les dispositions de l'article L 1235-5 du code du travail pour la détermination de l'indemnité due pour licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse ; qu'eu égard à son âge, à l'ancienneté de ses services et à sa capacité à retrouver un nouvel emploi, la cour dispose des éléments nécessaires pour évaluer à 4 500 ? l'indemnité que la société ALDEM devra payer à l'appelante pour licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse ;

9) Sur le travail dissimulé et la demande pour violation du repos dominical

Attendu que l'article L 8223-1 du code du travail, relatif aux droits des salariés en cas de recours par l'employeur au travail dissimulé, dispose qu'" en cas de rupture de la relation de travail, le salarié auquel un employeur a eu recours dans les conditions de l'article L 8221-3 ou en commettant les faits prévus à l'article L 8221-5 a droit à une indemnité forfaitaire égale à six mois de salaire " ;

Attendu que le fait pour la société ALDEM d'avoir mis fin de façon anticipée au second contrat de travail à durée déterminée de Melle Aurore X... et de lui avoir, immédiatement après, attribué artificiellement le statut de cogérante et de travailleur indépendant, en continuant en fait à l'utiliser pour la fourniture de la même prestation de travail, sauf quelques responsabilités supplémentaires, accomplie moyennant rémunération dans le cadre d'un lien de subordination juridique permanente à son égard sans quelconque exercice d'un mandat social, et ce, afin d'échapper à la législation sociale applicable aux travailleurs salariés, caractérise de la part de la société ALDEM le recours au travail dissimulé ;

Que l'intention frauduleuse de l'intimée est parfaitement caractérisée par la volonté de cette dernière de parvenir, grâce à cet artifice, à faire fonctionner son établissement selon une amplitude horaire hebdomadaire maximum au moindre coût en termes de salaires et de charges sociales, étant rappelé que cette pratique apparaît s'inscrire dans un système plus global institutionnalisé au sein du groupe BABOU ;

Attendu qu'en application du texte susvisé, il convient donc de condamner la société ALDEM à payer à Melle Aurore X... la somme de 8 832 ? à titre de dommages et intérêts pour travail dissimulé ;

****

Attendu que l'appelante est fondée à soutenir que la société ALDEM a eu recours à son égard au travail le dimanche en dehors de tout respect de ses droits de salariée ; que le préjudice qui en est résulté pour elle, sera réparé par l'allocation d'une somme de 600 ? que la société ALDEM sera condamnée à lui payer ;

10) Sur la demande de dommages et intérêts pour préjudice moral

Attendu que Melle Aurore X... est bien fondée à soutenir que, dans la relation contractuelle qui s'est nouée entre elles à compter du 1er octobre 2007, la société ALDEM a abusé de son jeune âge, de son inexpérience du monde du travail et de ses règles, de son ignorance en matière juridique, et qu'elle a mis à profit la qualification artificielle et fausse de travailleur indépendant attribuée à cette jeune fille pour lui faire accomplir de plus amples responsabilités, de nombreuses heures supplémentaires et la faire travailler le dimanche sans juste contrepartie, mais moyennant la simple et modeste rémunération fixe convenue au titre de l'exercice de son prétendu mandat de cogérante ; que cette attitude caractérise de la part de l'employeur un comportement fautif dans l'exécution du contrat de travail ;

Attendu que l'appelante justifie qu'il en résulté pour elle un état dépressif qui a justifié un arrêt de travail ; que ce préjudice moral sera justement réparé par l'allocation d'une somme de 1 000 ? que la société ALDEM sera condamnée à payer à Melle Aurore X... ;

11) Sur la demande de remise des documents de fin de contrat et sur la demande relative aux cotisations relatives au RSI

Attendu que la société ALDEM sera condamnée à remettre à l'appelante des bulletins de salaire, une attestation destinée au Pôle Emploi et un reçu pour solde de tout compte conformes aux dispositions du présent arrêt ; que, pour en garantir l'exécution, il apparaît nécessaire d'assortir cette condamnation d'une mesure d'astreinte selon les modalités qui seront définies au dispositif ;

Attendu qu'il résulte des pièces versées aux débats que les appels de cotisations concernant Melle X... étaient adressés par la caisse RSI à l'adresse du siège social de la société ALDEM à la fois au nom de cette dernière et à celui de l'appelante ;

Attendu, à supposer même que l'intimée ait pu acquitter certains de ces appels de cotisations, ce qui n'est pas établi, qu'en tout état de cause, il s'agit de charges personnelles de Melle Aurore X... ; que celle-ci ne peut donc qu'être déboutée de sa demande tendant à voir condamner l'intimée " à régulariser sa situation au regard du Régime Social des Indépendants, à payer les cotisations et intérêts de retard dus " et à en justifier ;

12) Sur les dépens et les frais irrépétibles

Attendu, Melle Aurore X... prospérant amplement en son recours et en ses prétentions, qu'il convient de condamner la société ALDEM aux entiers dépens de première instance et d'appel et à payer à Melle Aurore X... une indemnité de procédure de 1 500 ? au titre de ses frais irrépétibles de première instance et une somme de 2 000 ? de ce chef en cause d'appel, le jugement déféré étant infirmé en ses dispositions relatives aux dépens et aux frais irrépétibles ;

Attendu que la société ALDEM sera déboutée de sa demande fondée sur l'article 700 du code de procédure civile ;

PAR CES MOTIFS :

La cour, statuant publiquement, par arrêt contradictoire ;

DÉCLARE recevable le contredit formé par Melle Aurore X... à l'encontre du jugement du conseil de prud'hommes du Mans du 4 mai 2011 ;

INFIRME le jugement entrepris en toutes ses dispositions ;

Statuant à nouveau,

DIT qu'à compter du 1er octobre 2007, Melle Aurore X... a été liée à la société ALDEM par un contrat de travail ;

En conséquence, REJETTE l'exception d'incompétence soulevée par la société ALDEM et DIT que le conseil de prud'hommes du Mans était compétent pour connaître des demandes de Melle Aurore X... ;

Evoquant l'affaire au fond,

DIT qu'à compter du 1er octobre 2007, Melle Aurore X... a été liée à la société ALDEM par un contrat de travail ;

PRONONCE la résiliation judiciaire de ce contrat de travail aux torts exclusifs de la société ALDEM à effet au 31 mars 2008 ;

CONDAMNE la société ALDEM à payer à Melle Aurore X... les sommes suivantes :

¤ 4 458, 52 ? (quatre mille quatre cent cinquante-huit euros et cinquante-deux centimes) à titre de rappel de salaire pour heures supplémentaires du 1er octobre 2007 au 3 février 2008 outre 445, 85 ? (quatre cent quarante-cinq euros et quatre-vingt cinq centimes) de congés payés afférents ;

¤ 2 679, 48 ? (deux mille six cent soixante-dix-neuf euros et quarante-huit centimes) de rappel de salaire pour heures de travail de dimanche outre 267, 94 ? (deux cent soixante-sept euros et quatre-vingt quatorze centimes) ? de congés payés afférents ;

¤ 105, 14 ? (cent cinq euros et quatorze centimes) de rappel de salaires au titre du mois de février 2008 outre 10, 51 ? (dix euros cinquante et un centimes) de congés payés afférents ;

¤ 196, 11 ? (cent quatre-vingt-seize euros et onze centimes) ? à titre de remboursement de sanctions pécuniaires ;

¤ 3 300, 08 ? (trois mille trois cents euros et huit centimes) d'indemnité compensatrice de préavis outre 330 ? (trois cent trente euros) de congés payés afférents ;

¤ 4 500 ? (quatre mille cinq cents euros) d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

¤ 8 832 ? (huit mille huit cent trente-deux euros) de dommages et intérêts pour travail dissimulé ;

¤ 600 ? (six cents euros) ? de dommages et intérêts pour violation du repos dominical ;

¤ 1. 000 ? (mille euros) de dommages et intérêts pour préjudice moral ;

¤ en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile, la somme de 1 500 ? (mille cinq cents euros) au titre de la première instance et celle de 2 000 ? (deux mille euros) en cause d'appel ;

- CONDAMNE la société ALDEM à remettre à l'appelante des bulletins de salaire, une attestation destinée au Pôle Emploi et un reçu pour solde de tout compte conformes aux dispositions du présent arrêt et ce, dans les trente jours suivant sa signification sous peine d'une astreinte provisoire de 40 ? (quarante euros) par jour de retard, qui commencera à courir à compter du 31ème jour et ce, pendant trois mois ;

- DÉBOUTE Melle Aurore X... de ses demandes d'indemnité légale de licenciement et d'indemnité pour licenciement irrégulier ainsi que de sa demande formée au titre des cotisations éventuellement dues à la caisse du Régime Social des Indépendants ;

- DÉBOUTE la société ALDEM de sa demande fondée sur l'article 700 du code de procédure civile ;

- LA CONDAMNE aux entiers dépens de première instance et d'appel.

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Fiche pratique rédigée par Maître BLANDINE HERICHER MAZEL
Maître HERICHER MAZEL
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Travail : Relation employeur-salarié de droit privé (contrat, exécution et rupture), salaires, sanctions, prud'hommes, discrimination, harcèlement.

Votre demande concerne une relation employeur-salarié et ses conséquences : contrat de travail (CDI, CDD, intérim, stage), exécution du contrat (salaires/primes, heures supplémentaires, congés payés, clauses de mobilité ou de non-concurrence) ou modification des conditions de travail.

Elle peut aussi porter sur la rupture (licenciement pour faute/économique/motif personnel, démission, rupture conventionnelle), des sanctions disciplinaires, la discrimination, le harcèlement moral ou sexuel, le règlement intérieur, les représentants du personnel/syndicats, l'intéressement/participation/épargne salariale, l'accident du travail, et éventuellement le pénal du travail (santé-sécurité, travail dissimulé, entrave, prêt illicite de main-d'oeuvre, etc.).

Séjour/nationalité : Titre de séjour, visa, asile, OQTF, régularisation, renouvellement, naturalisation, travail, rétention, expulsion.

Votre demande relève du droit des étrangers (séjour ou nationalité) : naturalisation, titre de séjour/carte de résident, visa, changement de statut, autorisation de travail, asile, regroupement familial.

Elle peut aussi concerner une mesure d'éloignement/contrôle (OQTF, reconduite à la frontière, interdiction de retour, interdiction du territoire, expulsion, zone d'attente, rétention) et les démarches/recours associés.

Pénal : Victime, suspect(e), mis(e) en cause ou condamné(e) (plainte, audition, garde à vue, jugement, appel, recours, partie civile).

Vous êtes victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) dans une affaire pénale : plainte, convocation, audition, garde à vue, enquête ou instruction.

La procédure peut passer par une alternative (médiation, composition pénale), une CRPC ou une comparution immédiate, puis un jugement devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, avec constitution de partie civile possible et recours (appel, cassation). Le sujet peut aussi inclure les infractions routières/permis et l'exécution/aménagement de peine.

Litige administratif : Contester une décision d'une administration ou d'un établissement public (refus, sanction, absence de réponse...).

Votre situation oppose une administration ou un établissement public et vous souhaitez contester une décision (refus, retrait, sanction, autorisation) ou l'absence de réponse de l'administration.

Le dossier relève d'un recours administratif et, le cas échéant, du tribunal administratif, notamment en marchés publics, responsabilité de l'administration, élections et collectivités, fonction publique, urbanisme, droit des étrangers.

Sécurité sociale / CPAM / CAF / MSA / URSSAF : Litige sur des prestations (AT-MP, refus, trop-perçu, taux), cotisations ou contrôle.

Vous contestez une décision d'un organisme social ou un dossier de protection sociale (CPAM/CAF/MSA, URSSAF).

Le sujet peut concerner l'accident du travail/maladie professionnelle (AT/MP), la faute inexcusable de l'employeur, l'invalidité/handicap, les congés parentaux, la retraite, le chômage, les prestations, ou les cotisations et les contrôles sociaux.

Ce champ est requis
Vous êtes :
Salarié

Personne liée à un employeur par un contrat de travail (lien de subordination).

Exemple : vous avez une fiche de paie et un responsable hiérarchique.

Travailleur indépendant

Choisissez cette entrée si vous exercez pour votre propre compte, sans contrat de travail avec un employeur.

Exemple : micro-entrepreneur, profession libérale, société de prestations.

Représentant syndical

Choisissez cette entrée si vous intervenez au nom d'un syndicat ou dans une fonction de représentation.

Exemple : délégué syndical, représentant mandaté ou autre rôle syndical.

Ce champ est requis
Quel est votre statut ?
Un auto-entrepreneur

Choisissez cette réponse si vous exercez sous le régime de la micro-entreprise.

Exemple : consultant, livreur ou prestataire indépendant déclaré en micro-entreprise.

Une société

Choisissez cette réponse si l'activité est portée par une personne morale.

Exemple : SASU, EURL ou autre société par laquelle vous facturez vos prestations.

Je travaille en mon nom propre

Choisissez cette réponse si vous exercez directement en votre nom, sans passer par une société.

Exemple : activité libérale ou commerciale exercée personnellement.

Ce champ est requis
Quel est votre objectif ?
La requalification en contrat de travail

Cela signifie que vous voulez faire reconnaître qu'en pratique vous travailliez comme un salarié, même si la relation était présentée autrement.

Exemple : vous travailliez comme indépendant, mais avec des horaires imposés, des consignes précises et un contrôle proche de celui d'un employeur.

Ce champ est requis
Indiquez ce que vous voulez obtenir au fond. Exemple : faire reconnaître un contrat de travail, être conseillé sur votre situation ou préparer une action.
Quel est votre salaire mensuel brut moyen ?
Ce champ est requis
Indiquez le salaire mensuel brut moyen le plus élevé entre : la moyenne des 12 derniers mois, et la moyenne des 3 derniers mois. Ces informations aident à estimer l'enjeu financier et à adapter la stratégie (réponse, négociation, procédure). Exemple : si votre moyenne sur 12 mois est de 2 200 euros brut et celle sur 3 mois de 2 450 euros brut, indiquez 2 450 euros brut.
Quel type d'employeur représentez-vous ?
Entreprise privée

Choisissez cette réponse si vous représentez une société ou un employeur privé soumis aux règles du secteur privé.

Exemple : SARL, SAS, groupe de sociétés ou PME.

Association

Choisissez cette réponse si vous représentez une structure associative employant du personnel.

Exemple : association sportive, médico-sociale ou culturelle.

Particulier employeur

Choisissez cette réponse si l'employeur est une personne physique employant directement un salarié.

Exemple : emploi à domicile, garde d'enfant, assistance de vie.

Employeur du secteur public

Attention, si votre demande est relative à un fonctionnaire, vous devez utiliser le formulaire "droit administratif".

Choisissez cette réponse si la structure relève du secteur public. Cela permet d'identifier plus vite les règles propres aux agents publics, contractuels ou établissements publics.

Exemple : collectivité, hôpital ou établissement public.

Ce champ est requis
Cette question sert à qualifier la structure concernée, car les règles, les obligations et parfois la juridiction compétente peuvent varier. Exemple : entreprise privée, association, particulier employeur ou employeur public.
Quel type d'employeur public représentez-vous ?
Ce champ est requis
Quelle est votre ancienneté ?
Ce champ est requis
L'ancienneté correspond au temps passé dans l'entreprise depuis votre date d'entrée. Elle peut avoir un effet sur certains droits, délais ou montants. Exemple : si vous avez été embauché il y a 6 ans, votre ancienneté est de 6 ans.
Quel est l'effectif de votre structure ?
Ce champ est requis
Cette question sert à mesurer les obligations applicables et le niveau d'exposition juridique, car de nombreux seuils sociaux dépendent de l'effectif. Exemple : obligations liées au CSE, procédures internes ou risques contentieux.
Quel type de contrat de travail avez-vous ?
CDI

Le CDI est un contrat sans date de fin prévue dès le départ. Il continue tant que vous ou l'employeur n'y mettez pas fin selon les règles applicables.

Exemple : vous avez été embauché sans durée limitée annoncée.

CDD

Le CDD est un contrat prévu pour une durée limitée ou pour une mission précise.

Exemple : vous êtes embauché pour 6 mois afin de remplacer un salarié absent.

Intérim / travail temporaire / saisonnier

Cela concerne une mission courte ou liée à un besoin ponctuel de l'employeur.

Exemple : vous travaillez pendant la période des vendanges ou pour remplacer du personnel pendant quelques semaines.

Portage salarial

Le portage salarial permet de travailler de façon autonome tout en ayant un contrat avec une société de portage qui facture la mission et vous verse la rémunération.

Exemple : vous trouvez vos missions vous-même, mais une société gère le contrat et la paie.

Apprentissage / alternance / Contrat de professionnalisation

Ce sont des contrats qui mêlent travail en entreprise et formation.

Exemple : vous travaillez en entreprise une partie du mois et suivez vos cours le reste du temps.

Stage

Le stage est une période de formation en milieu professionnel. Ce n'est pas un contrat de travail classique.

Exemple : vous êtes étudiant et vous effectuez un stage de 4 mois dans une entreprise.

Je n'ai pas de contrat de travail

Choisissez cette réponse si vous travaillez sans document écrit formalisant clairement la relation de travail.

Exemple : vous avez commencé à travailler, mais aucun contrat signé ne vous a été remis.

Ce champ est requis
Cette question sert à identifier le cadre de votre relation de travail, car les règles ne sont pas les mêmes selon le type de contrat. Exemple : un CDI, un CDD ou un contrat d'apprentissage ne suivent pas exactement les mêmes règles. CDI Le CDI est un contrat sans date de fin prévue dès le départ. Il continue tant que vous ou l'employeur n'y mettez pas fin selon les règles applicables. Exemple : vous avez été embauché sans durée limitée annoncée.
Avez-vous le statut cadre ?
Ce champ est requis
Salarié relevant de la catégorie "cadre" (convention collective/contrat), pouvant impacter temps de travail (forfait) et règles applicables.
Avez-vous le statut cadre ?
Ce champ est requis
Salarié relevant de la catégorie "cadre" (convention collective/contrat), pouvant impacter temps de travail (forfait) et règles applicables.
Avez-vous reçu une convocation devant le Conseil de prud'hommes ?
Ce champ est requis
Cela permet de savoir si le contentieux est déjà engagé et s'il faut travailler immédiatement sur les délais, les pièces, la ligne de défense et la stratégie d'audience. Exemple : vous avez reçu une convocation à une audience prud'homale avec une date fixée.
Votre besoin concerne-t-il les contrats et la conformité RH ?
Ce champ est requis
Cette rubrique vise la sécurisation des documents, des pratiques RH et des règles applicables dans l'entreprise. L'enjeu est d'éviter un contentieux ou de fiabiliser une situation déjà sensible. Exemple : contrat incomplet, clause à revoir, pratique de paie à fiabiliser.
Souhaitez-vous rédiger ou mettre à jour un contrat de travail ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous voulez créer ou réviser un contrat pour mieux encadrer la relation de travail et réduire le risque de contestation. Exemple : embauche en CDI, avenant temps partiel, clause de mobilité ou de confidentialité.
Souhaitez-vous mettre en conformité des documents internes (règlement, notes, procédures, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela vise la mise à jour ou la sécurisation des documents internes qui encadrent la vie de l'entreprise. L'enjeu est d'assurer leur cohérence et leur opposabilité. Exemple : règlement intérieur, charte informatique, procédure disciplinaire, note sur le télétravail.
Souhaitez-vous traiter un sujet de rémunération (primes, variable, classification, avantages en nature, frais, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela concerne l'architecture de rémunération et les sujets ayant un impact direct sur le coût salarial, la conformité et le risque de rappel. Exemple : prime contractuelle, bonus, classification conventionnelle, avantage véhicule, remboursement de frais.
Souhaitez-vous traiter un sujet lié au temps de travail (horaires, heures supplémentaires, forfait-jours, temps partiel, astreintes, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela vise les règles d'organisation et de suivi du temps de travail, avec un enjeu fort de preuve, de conformité et de rappel de salaire. Exemple : forfait-jours mal encadré, heures supplémentaires contestées, astreintes ou repos.
Souhaitez-vous traiter un sujet lié à un CDD ou à l'intérim (fin, rupture anticipée, risques, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela concerne la gestion des contrats temporaires et les risques attachés à leur motif, leur durée, leur renouvellement ou leur fin. Exemple : rupture anticipée d'un CDD, succession de missions ou risque de requalification.
Souhaitez-vous traiter un autre sujet RH ?
Ce champ est requis
Votre besoin concerne-t-il les relations collectives et le dialogue social ?
Ce champ est requis
Cette rubrique vise les sujets impliquant les représentants du personnel, les règles collectives et le fonctionnement du dialogue social. Exemple : élections CSE, consultation obligatoire, négociation d'accord.
Souhaitez-vous traiter un sujet lié à la mise en place ou au fonctionnement du CSE (élections, consultations, fonctionnement, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela concerne l'organisation du CSE, ses élections, ses consultations ou son fonctionnement courant. L'enjeu est de sécuriser les décisions et d'éviter une contestation de procédure. Exemple : calendrier électoral, information-consultation, budget ou heures de délégation.
Souhaitez-vous traiter un sujet lié à la négociation ou à la révision d'un accord collectif ?
Ce champ est requis
Cela vise la préparation, la négociation, la révision ou la dénonciation d'un accord collectif. Exemple : accord sur le télétravail, le temps de travail, l'intéressement ou une organisation particulière.
Souhaitez-vous traiter un sujet lié à un désaccord collectif ou à un conflit social ?
Ce champ est requis
Cela concerne une tension sociale ou un conflit collectif susceptible d'avoir des conséquences opérationnelles, financières ou d'image. Exemple : mouvement social, blocage, revendications collectives, préavis de grève.
Souhaitez-vous traiter un autre sujet collectif ?
Ce champ est requis
Votre besoin concerne-t-il la santé, la sécurité et la prévention ?
Ce champ est requis
Cette rubrique vise les obligations de prévention, de sécurité et de gestion des situations sensibles liées à la santé au travail. Les enjeux sont à la fois humains, réglementaires et financiers. Exemple : accident, DUERP, reclassement, contrôle externe.
Souhaitez-vous traiter un sujet lié à la prévention des risques (DUERP, RPS, sécurité, obligations, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela concerne la mise en conformité et la gestion opérationnelle de la prévention. Exemple : DUERP à mettre à jour, mesures de sécurité à formaliser, prévention des risques psychosociaux.
Souhaitez-vous traiter un sujet lié à un accident du travail ou à une maladie professionnelle ?
Ce champ est requis
Cela vise la gestion d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, avec ses déclarations, ses réserves, ses contestations éventuelles et ses conséquences RH ou financières. Exemple : accident déclaré par un salarié, contestation de l'origine professionnelle.
Souhaitez-vous traiter un sujet lié à une inaptitude, à un reclassement ou à un arrêt maladie ?
Ce champ est requis
Cela concerne une situation médicale qui impose des démarches précises et expose à un risque élevé en cas d'erreur de procédure. Exemple : avis d'inaptitude, recherche de reclassement, retour d'arrêt maladie complexe.
Souhaitez-vous traiter un sujet lié à un contrôle ou à une demande de l'inspection du travail ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous avez besoin d'assistance pour répondre à un contrôle, une demande d'information ou une mise en demeure. Exemple : demande de documents, observations de l'inspection, contrôle sur le temps de travail ou la sécurité.
Souhaitez-vous traiter un autre sujet de santé ou de sécurité au travail ?
Ce champ est requis
Votre besoin concerne-t-il des alertes, des enquêtes ou des risques psychosociaux ?
Ce champ est requis
Cette rubrique concerne les signalements sensibles et les situations susceptibles d'engager fortement la responsabilité de l'employeur. Exemple : alerte de harcèlement, plainte pour discrimination, besoin d'enquête interne.
Souhaitez-vous signaler une situation de harcèlement moral ou sexuel ?
Ce champ est requis
Cela vise une situation potentiellement grave qui appelle un traitement rapide, rigoureux et traçable. Exemple : plainte interne pour comportements répétés humiliants ou propos à connotation sexuelle.
Souhaitez-vous signaler une situation de discrimination ou d'inégalité de traitement ?
Ce champ est requis
Cela concerne un traitement défavorable ou un écart de traitement qui pourrait être contesté. Exemple : différence de rémunération, refus d'évolution, décision défavorable liée à un motif personnel sensible.
Souhaitez-vous préparer, conduire ou sécuriser un audit ou une enquête interne ?
Ce champ est requis
Cela vise la préparation ou la conduite d'une enquête avec un cadre clair, des auditions, des traces écrites et une restitution sécurisée. Exemple : enquête à la suite d'une alerte interne ou d'une plainte d'un salarié.
Souhaitez-vous signaler une autre situation sensible ?
Ce champ est requis
Votre besoin concerne-t-il la discipline, la rupture du contrat ou la gestion des conflits individuels ?
Ce champ est requis
Cette rubrique vise la gestion d'un dossier individuel sensible avec un salarié, depuis la sanction jusqu'à la rupture ou au précontentieux. Les enjeux portent sur la preuve, la procédure, le coût et le risque de contestation. Exemple : procédure disciplinaire, licenciement, transaction ou différend avant contentieux.
Souhaitez-vous être accompagné sur une procédure disciplinaire (avertissement, mise à pied, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous voulez vérifier la régularité, la proportionnalité et la stratégie d'une sanction. Exemple : avertissement contestable, mise à pied disciplinaire, entretien préalable à préparer.
Souhaitez-vous être accompagné pour un licenciement (préparation, sécurisation de la procédure) ?
Ce champ est requis
Cela vise la préparation du motif, des preuves, du calendrier et des écrits afin de sécuriser la rupture et de limiter le risque prud'homal. Exemple : licenciement pour faute, motif personnel ou motif économique.
Quel est le motif de licenciement envisagé ?
Licenciement pour motif personnel

Choisissez cette réponse si le licenciement envisagé repose sur la situation du salarié, son aptitude, ses résultats ou un motif non disciplinaire.

Exemple : insuffisance professionnelle ou difficultés durables d'exécution du poste.

Licenciement pour faute

Choisissez cette réponse si le licenciement envisagé repose sur un comportement fautif imputé au salarié.

Exemple : insubordination, abandon de poste caractérisé, non-respect d'une règle essentielle.

Licenciement économique

Choisissez cette réponse si la rupture envisagée est justifiée par une difficulté économique, une réorganisation ou une suppression de poste.

Exemple : baisse d'activité durable ou réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la structure.

Ce champ est requis
Indiquez la base sur laquelle vous envisagez la rupture, afin de caler la bonne procédure et le bon niveau de preuve. Exemple : motif personnel, faute ou motif économique.
Quelle est la nature de la faute retenue ?
Faute simple

Choisissez cette réponse si les faits reprochés justifient une sanction ou un licenciement, mais sans rendre impossible le maintien immédiat du salarié.

Exemple : manquement sérieux mais ne nécessitant pas un départ immédiat.

Faute grave

Choisissez cette réponse si les faits reprochés rendent impossible le maintien du salarié dans l'entreprise, y compris pendant le préavis.

Exemple : comportement particulièrement incompatible avec la poursuite immédiate de la relation de travail.

Faute lourde

Choisissez cette réponse si les faits reprochés sont d'une gravité exceptionnelle et s'accompagnent d'une intention de nuire à l'employeur.

Exemple : acte volontaire destiné à causer un préjudice à l'entreprise.

Ce champ est requis
Cette question sert à mesurer le degré de gravité retenu et les conséquences sur la procédure, le préavis et le coût de rupture. Exemple : faute simple, grave ou lourde.
Quel est le type de contrat du salarié concerné ?
Ce champ est requis
Cette information permet d'identifier immédiatement les règles applicables au dossier : CDI, CDD, intérim, alternance, stage ou autre statut. L'enjeu est important, car le type de contrat peut modifier les conditions de rupture, les indemnités éventuelles, le préavis, les documents à remettre et, dans certains cas, le risque de requalification ou de contentieux sur la validité du contrat. Exemple : un CDD rompu trop tôt ou mal rédigé n'expose pas l'employeur aux mêmes risques qu'un CDI.
Quelle est l'ancienneté du salarié dans l'entreprise ?
Ce champ est requis
L'ancienneté permet d'évaluer plus précisément l'exposition financière et procédurale du dossier. Elle peut avoir un impact sur le montant de certaines indemnités, sur les délais applicables, sur l'appréciation du risque contentieux et sur la stratégie à adopter en cas de rupture ou de litige. Exemple : un salarié présent depuis 12 ans ne représente pas le même enjeu financier qu'un salarié embauché depuis 8 mois.
Le contrat du salarié est-il à temps plein ou à temps partiel ?
Ce champ est requis
Cette information est essentielle pour vérifier les règles applicables au temps de travail et mesurer le risque financier associé. Elle permet notamment d'analyser la rémunération au prorata, les heures complémentaires ou supplémentaires, les dépassements d'horaires, l'organisation du planning et, dans certaines situations, un risque de requalification. Exemple : un salarié à temps partiel qui travaille en réalité comme un temps plein peut réclamer des rappels de salaire importants.
Quel est le salaire mensuel brut moyen du salarié ?
Ce champ est requis
Cette donnée sert à mesurer rapidement l'enjeu financier du dossier et à calibrer la stratégie de réponse, de négociation ou de procédure. Le formulaire précise qu'il faut retenir le salaire brut mensuel moyen le plus élevé entre la moyenne des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois. Ce montant est utile pour apprécier le coût potentiel d'un litige, le niveau des demandes chiffrées, certaines indemnités et, plus largement, l'exposition financière globale de l'employeur. Exemple : un dossier concernant un salarié à 6 000 euros brut par mois n'a pas le même niveau de risque financier qu'un dossier à 1 800 euros brut.
Souhaitez-vous être accompagné dans le cadre d'une rupture conventionnelle ou d'une transaction (négociation, sécurisation) ?
Ce champ est requis
Cela vise la négociation et la sécurisation d'un départ amiable ou d'un accord transactionnel, avec un enjeu direct sur le consentement, les montants et les renonciations. Exemple : rupture conventionnelle avec indemnité négociée, protocole transactionnel après conflit.
Quel est le type de contrat du salarié concerné ?
Ce champ est requis
Cette information permet d'identifier immédiatement les règles applicables au dossier : CDI, CDD, intérim, alternance, stage ou autre statut. L'enjeu est important, car le type de contrat peut modifier les conditions de rupture, les indemnités éventuelles, le préavis, les documents à remettre et, dans certains cas, le risque de requalification ou de contentieux sur la validité du contrat. Exemple : un CDD rompu trop tôt ou mal rédigé n'expose pas l'employeur aux mêmes risques qu'un CDI.
Quelle est l'ancienneté du salarié dans l'entreprise ?
Ce champ est requis
L'ancienneté permet d'évaluer plus précisément l'exposition financière et procédurale du dossier. Elle peut avoir un impact sur le montant de certaines indemnités, sur les délais applicables, sur l'appréciation du risque contentieux et sur la stratégie à adopter en cas de rupture ou de litige. Exemple : un salarié présent depuis 12 ans ne représente pas le même enjeu financier qu'un salarié embauché depuis 8 mois.
Le contrat du salarié est-il à temps plein ou à temps partiel ?
Ce champ est requis
Cette information est essentielle pour vérifier les règles applicables au temps de travail et mesurer le risque financier associé. Elle permet notamment d'analyser la rémunération au prorata, les heures complémentaires ou supplémentaires, les dépassements d'horaires, l'organisation du planning et, dans certaines situations, un risque de requalification. Exemple : un salarié à temps partiel qui travaille en réalité comme un temps plein peut réclamer des rappels de salaire importants.
Quel est le salaire mensuel brut moyen du salarié ?
Ce champ est requis
Cette donnée sert à mesurer rapidement l'enjeu financier du dossier et à calibrer la stratégie de réponse, de négociation ou de procédure. Le formulaire précise qu'il faut retenir le salaire brut mensuel moyen le plus élevé entre la moyenne des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois. Ce montant est utile pour apprécier le coût potentiel d'un litige, le niveau des demandes chiffrées, certaines indemnités et, plus largement, l'exposition financière globale de l'employeur. Exemple : un dossier concernant un salarié à 6 000 euros brut par mois n'a pas le même niveau de risque financier qu'un dossier à 1 800 euros brut.
Souhaitez-vous être accompagné sur une démission, un abandon de poste ou des absences (gestion, procédure, risques) ?
Ce champ est requis
Cela concerne la gestion des départs non négociés, des absences ou des situations floues qui exigent une ligne d'action claire. Exemple : démission mal formalisée, absences injustifiées, situation d'abandon de poste.
Souhaitez-vous être accompagné dans le cadre d'une réclamation ou d'un pré-contentieux avec un salarié (réponse, stratégie, preuves) ?
Ce champ est requis
Cela vise la réponse à un courrier, une mise en cause ou une première contestation avant audience, avec un enjeu de positionnement stratégique et de constitution du dossier. Exemple : réponse à une lettre d'avocat ou à une contestation écrite d'un salarié.
Souhaitez-vous être accompagné sur une autre situation individuelle ?
Ce champ est requis
Votre besoin concerne-t-il la mobilité internationale ou l'immigration professionnelle ?
Ce champ est requis
Cette rubrique vise les situations de travail impliquant un contexte international ou un salarié étranger, avec des règles spécifiques et des risques de non-conformité. Exemple : détachement, expatriation, autorisation de travail, titre de séjour.
Souhaitez-vous accompagner un détachement de salarié(s) ?
Ce champ est requis
Cela concerne l'envoi temporaire d'un salarié dans un autre pays ou depuis un autre pays, avec des formalités et obligations particulières. Exemple : mission temporaire d'un salarié français à l'étranger ou accueil d'un salarié détaché.
Souhaitez-vous accompagner une expatriation de salarié(s) ?
Ce champ est requis
Cela vise une situation d'expatriation, avec des enjeux contractuels, sociaux, fiscaux et assurantiels. Exemple : envoi durable d'un cadre à l'étranger avec adaptation de son package.
Souhaitez-vous être conseillé sur l'autorisation de travail, les titres ou les démarches employeur concernant un salarié étranger ?
Ce champ est requis
Cela concerne l'embauche, le maintien en emploi ou la régularisation d'un salarié étranger, avec un enjeu fort de conformité et de continuité d'emploi. Exemple : vérification d'un titre de séjour, demande d'autorisation de travail, renouvellement de documents.
Souhaitez-vous traiter un autre besoin international ?
Ce champ est requis
Votre besoin concerne-t-il une action contre un ou des salarié(s) ou des obligations post-contrat ?
Ce champ est requis
Cette rubrique vise les obligations du salarié pendant ou après le contrat et les actions que l'employeur peut envisager pour protéger ses intérêts. Exemple : non-concurrence, confidentialité, restitution de matériel, concurrence déloyale.
Souhaitez-vous engager une action liée à l'exécution du contrat de travail d'un salarié (manquement, inexécution, obligations) ?
Ce champ est requis
Cela concerne un manquement du salarié à ses obligations contractuelles ou à ses devoirs de loyauté, hors simple sujet disciplinaire classique. Exemple : inexécution persistante de certaines obligations, non-respect d'engagements précis.
Souhaitez-vous traiter une clause de non-concurrence (paiement, levée, contestation, violation) ?
Ce champ est requis
Cela vise la gestion d'une clause de non-concurrence, avec un enjeu direct sur la liberté de travail du salarié, la contrepartie financière et la protection des intérêts de l'entreprise. Exemple : renonciation à la clause, paiement contesté, violation alléguée.
Souhaitez-vous traiter un sujet lié à la confidentialité, à la loyauté ou à une concurrence déloyale ?
Ce champ est requis
Cela concerne les atteintes aux intérêts de l'entreprise liées à l'utilisation d'informations, de fichiers, de clientèle ou à un comportement déloyal. Exemple : détournement de clientèle, copie de fichiers, usage d'informations confidentielles.
Souhaitez-vous traiter un litige lié à la restitution de matériel, à des dommages ou à une situation après le départ du salarié ?
Ce champ est requis
Cela vise les difficultés qui apparaissent après le départ : matériel non restitué, dommages, accès conservés, données ou pertes contestées. Exemple : ordinateur non rendu, badge encore actif, contestation sur des dégradations.
Souhaitez-vous traiter une autre action ou une autre clause ?
Ce champ est requis
Votre besoin concerne-t-il un autre sujet RH ?
Ce champ est requis
Combien de salariés sont concernés ?
Ce champ est requis
Indiquez le nombre de salariés impliqués afin d'évaluer l'ampleur du dossier.
Combien de salariés sont concernés ?
Ce champ est requis
Indiquez le nombre de salariés impliqués afin d'évaluer l'ampleur du dossier, le risque financier global et l'opportunité d'une gestion groupée.
Le ou les salariés ont-ils un statut particulier ?
Ce champ est requis
Cette question permet d'identifier rapidement les situations qui imposent des règles renforcées ou un risque accru. Exemple : salarié protégé, salarié en situation de handicap, cadre dirigeant.
S'agit-il de travailleur(s) handicapé(s) (RQTH) ou en situation de handicap déclarée ?
Ce champ est requis
Cela permet de repérer d'éventuelles obligations d'aménagement, de prévention et de non-discrimination, ainsi que le niveau de risque juridique attaché au dossier. Exemple : un salarié dispose d'une RQTH connue de l'employeur.
S'agit-il de salarié(s) protégé(s) (mandat / représentant) ?
Ce champ est requis
Cela permet de savoir si la procédure relève d'un régime renforcé, avec autorisations ou consultations particulières, et donc avec un risque contentieux plus élevé en cas d'erreur. Exemple : élu du personnel, délégué syndical, membre du CSE.
S'agit-il d'un autre statut particulier ?
Ce champ est requis
La demande porte-t-elle sur la rupture du contrat ?
Ce champ est requis
Cela permet d'identifier si la requête ou le litige vise la fin du contrat de travail ou ses conséquences. L'enjeu est de qualifier tout de suite le bon terrain de défense. Exemple : contestation d'un licenciement ou demande liée à un départ.
La rupture concernée est-elle un licenciement ?
Ce champ est requis
Cela sert à savoir si le litige vise une rupture à l'initiative de l'employeur, avec un examen du motif, de la procédure et du coût éventuel. Exemple : le salarié conteste un licenciement pour faute ou pour motif personnel.
Quel est le motif de licenciement retenu ?
Licenciement économique

Choisissez cette réponse si la demande vise un licenciement fondé sur un motif économique.

Exemple : suppression de poste, réorganisation ou difficultés économiques.

Licenciement pour motif personnel

Choisissez cette réponse si la demande vise un licenciement pour un motif lié à la personne du salarié, hors faute disciplinaire.

Exemple : insuffisance professionnelle ou mésentente objectivée.

Licenciement pour faute

Choisissez cette réponse si la demande vise un licenciement disciplinaire fondé sur un comportement reproché au salarié.

Exemple : insubordination, manquement à une règle, comportement fautif.

Ce champ est requis
Indiquez la qualification exacte donnée au licenciement dans la requête ou les courriers. Exemple : licenciement économique, motif personnel, faute.
Quelle est la faute retenue ?
Faute simple

Choisissez cette réponse si les faits reprochés sont sérieux mais ne justifient pas un départ immédiat du salarié.

Exemple : manquement disciplinaire sans impossibilité de maintien.

Faute grave

Choisissez cette réponse si les faits reprochés sont d'une gravité telle que le maintien du salarié n'est plus possible, même pendant le préavis.

Exemple : incident grave ou refus caractérisé d'exécuter le travail.

Faute lourde

Choisissez cette réponse si les faits reprochés s'accompagnent d'une intention de nuire à l'employeur.

Exemple : acte volontaire destiné à porter préjudice à l'entreprise.

Ce champ est requis
Cette question sert à identifier le niveau de gravité retenu dans le dossier. Exemple : faute simple, faute grave ou faute lourde.
La rupture concernée est-elle une rupture conventionnelle ?
Ce champ est requis
Cela permet de savoir si le litige porte sur un départ amiable signé entre les parties, avec des questions possibles sur le consentement, la procédure ou les montants. Exemple : contestation d'une rupture conventionnelle homologuée.
La rupture concernée est-elle une démission, une prise d'acte ou une résiliation judiciaire ?
Ce champ est requis
Cela permet d'identifier une rupture initiée par le salarié ou une demande adressée au juge pour faire produire certains effets à la rupture. Exemple : prise d'acte reprochée à l'employeur ou demande de résiliation judiciaire.
La rupture concernée relève-t-elle d'un autre type de rupture ?
Ce champ est requis
Quel est le type de contrat du salarié concerné ?
Ce champ est requis
Cette information permet d'identifier immédiatement les règles applicables au dossier : CDI, CDD, intérim, alternance, stage ou autre statut. L'enjeu est important, car le type de contrat peut modifier les conditions de rupture, les indemnités éventuelles, le préavis, les documents à remettre et, dans certains cas, le risque de requalification ou de contentieux sur la validité du contrat. Exemple : un CDD rompu trop tôt ou mal rédigé n'expose pas l'employeur aux mêmes risques qu'un CDI.
Quelle est l'ancienneté du salarié dans l'entreprise ?
Ce champ est requis
L'ancienneté permet d'évaluer plus précisément l'exposition financière et procédurale du dossier. Elle peut avoir un impact sur le montant de certaines indemnités, sur les délais applicables, sur l'appréciation du risque contentieux et sur la stratégie à adopter en cas de rupture ou de litige. Exemple : un salarié présent depuis 12 ans ne représente pas le même enjeu financier qu'un salarié embauché depuis 8 mois.
Le contrat du salarié est-il à temps plein ou à temps partiel ?
Ce champ est requis
Cette information est essentielle pour vérifier les règles applicables au temps de travail et mesurer le risque financier associé. Elle permet notamment d'analyser la rémunération au prorata, les heures complémentaires ou supplémentaires, les dépassements d'horaires, l'organisation du planning et, dans certaines situations, un risque de requalification. Exemple : un salarié à temps partiel qui travaille en réalité comme un temps plein peut réclamer des rappels de salaire importants.
Quel est le salaire mensuel brut moyen du salarié ?
Ce champ est requis
Cette donnée sert à mesurer rapidement l'enjeu financier du dossier et à calibrer la stratégie de réponse, de négociation ou de procédure. Le formulaire précise qu'il faut retenir le salaire brut mensuel moyen le plus élevé entre la moyenne des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois. Ce montant est utile pour apprécier le coût potentiel d'un litige, le niveau des demandes chiffrées, certaines indemnités et, plus largement, l'exposition financière globale de l'employeur. Exemple : un dossier concernant un salarié à 6 000 euros brut par mois n'a pas le même niveau de risque financier qu'un dossier à 1 800 euros brut.
La demande porte-t-elle sur l'exécution du contrat, hors rémunération ?
Ce champ est requis
Cela vise les contestations relatives au déroulement de la relation de travail, en dehors des questions purement salariales. Exemple : fonctions, mobilité, sanction, classification, conditions d'emploi.
La demande porte-t-elle sur une requalification du contrat ?
Ce champ est requis
Cela permet de savoir si le salarié demande à faire reconnaître une autre nature de contrat ou de relation de travail. Exemple : CDD requalifié en CDI, temps partiel requalifié en temps plein, prestation indépendante requalifiée en contrat de travail.
La demande porte-t-elle sur les conditions d'emploi, les fonctions, la classification ou la mobilité ?
Ce champ est requis
Cela vise les contestations sur le contenu du poste, la qualification, le niveau hiérarchique ou les déplacements imposés. Exemple : contestation d'une mutation, d'une classification conventionnelle ou d'une modification de fonctions.
La demande porte-t-elle sur une sanction disciplinaire contestée ?
Ce champ est requis
Cela permet d'identifier si le salarié critique une sanction et d'isoler le risque lié à la preuve, à la proportionnalité et à la procédure. Exemple : contestation d'un avertissement ou d'une mise à pied disciplinaire.
La sanction concernée est-elle un avertissement ?
Ce champ est requis
Choisissez cette réponse si la sanction contestée est un avertissement écrit. Exemple : courrier rappelant des faits reprochés au salarié.
La sanction concernée est-elle un blâme ?
Ce champ est requis
Choisissez cette réponse si la sanction contestée est un blâme. Exemple : reproche formalisé plus sévère qu'un simple rappel à l'ordre.
La sanction concernée est-elle une mise à pied disciplinaire ?
Ce champ est requis
Choisissez cette réponse si la sanction contestée écarte temporairement le salarié du travail pour raison disciplinaire. Exemple : mise à pied de quelques jours sans rémunération.
La sanction concernée relève-t-elle d'une autre mesure ?
Ce champ est requis
La demande porte-t-elle sur un autre point de l'exécution du contrat ?
Ce champ est requis
La demande porte-t-elle sur la rémunération ou le temps de travail ?
Ce champ est requis
Cela vise les litiges sur la paie, les rappels de salaire, les variables, les avantages ou l'organisation du temps de travail. Exemple : heures supplémentaires, prime contestée, forfait-jours, frais.
La demande porte-t-elle sur des éléments variables de rémunération (prime, commission, bonus, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela permet d'identifier un litige sur une part de rémunération qui dépend d'objectifs, de résultats ou de mécanismes particuliers. Exemple : bonus annuel, commission commerciale, prime sur objectifs.
La demande porte-t-elle sur un rappel de salaires (heures supplémentaires, congés payés, primes fixes, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela signifie que le salarié réclame le paiement de sommes qu'il estime dues au titre de la relation de travail. Exemple : heures supplémentaires, congés payés, salaire variable ou prime contractuelle.
La demande porte-t-elle sur des avantages en nature ou des frais professionnels ?
Ce champ est requis
Cela vise les litiges sur les avantages accordés au salarié ou sur les remboursements de frais. Exemple : véhicule, logement, téléphone, notes de frais.
La demande porte-t-elle sur le temps de travail (forfait-jours, repos, temps partiel, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela permet d'isoler les sujets liés au décompte du temps, aux repos et à l'organisation contractuelle du travail. Exemple : forfait-jours contesté, dépassements horaires, repos non pris.
La demande porte-t-elle sur un autre élément de rémunération ou de temps de travail ?
Ce champ est requis
La demande porte-t-elle sur la santé ou la sécurité au travail ?
Ce champ est requis
Cela permet d'identifier si le litige met en cause les obligations de sécurité, la prévention ou une situation de santé au travail. Exemple : accident, exposition à un risque, inaptitude.
La demande porte-t-elle sur l'obligation de sécurité (accident du travail, conditions dangereuses, prévention, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela vise une mise en cause de l'employeur sur la prévention, les conditions de travail ou la gestion d'un risque. Exemple : accident du travail, environnement dangereux, absence de mesures de prévention.
La demande porte-t-elle sur une inaptitude, un reclassement ou un arrêt maladie ?
Ce champ est requis
Cela permet d'isoler un litige lié à une situation médicale et aux démarches imposées à l'employeur. Exemple : recherche de reclassement contestée, reprise mal gérée, arrêt maladie sensible.
La demande porte-t-elle sur un autre sujet de santé ou de sécurité au travail ?
Ce champ est requis
La demande porte-t-elle sur un harcèlement, une discrimination ou une atteinte aux droits ?
Ce champ est requis
Cela permet d'isoler les demandes les plus sensibles, qui emportent souvent un risque élevé sur la preuve, l'image et la responsabilité. Exemple : harcèlement moral allégué, discrimination à l'évolution, atteinte à un droit fondamental.
La demande invoque-t-elle un harcèlement moral ?
Ce champ est requis
Choisissez cette réponse si le salarié affirme avoir subi des agissements répétés dégradant ses conditions de travail. Exemple : mise à l'écart, pression continue, reproches humiliants.
La demande invoque-t-elle un harcèlement sexuel ?
Ce champ est requis
Choisissez cette réponse si la demande mentionne des propos ou comportements à connotation sexuelle. Exemple : messages déplacés, gestes ou propos inappropriés.
La demande invoque-t-elle une discrimination ou une inégalité de traitement ?
Ce champ est requis
Choisissez cette réponse si la demande reproche un traitement défavorable ou un écart de traitement injustifié. Exemple : rémunération inférieure, refus d'évolution, décision défavorable liée à un motif personnel.
La demande invoque-t-elle une autre atteinte aux droits ?
Ce champ est requis
Quel est le type de contrat du salarié concerné ?
Ce champ est requis
Cette information permet d'identifier immédiatement les règles applicables au dossier : CDI, CDD, intérim, alternance, stage ou autre statut. L'enjeu est important, car le type de contrat peut modifier les conditions de rupture, les indemnités éventuelles, le préavis, les documents à remettre et, dans certains cas, le risque de requalification ou de contentieux sur la validité du contrat. Exemple : un CDD rompu trop tôt ou mal rédigé n'expose pas l'employeur aux mêmes risques qu'un CDI.
Quelle est l'ancienneté du salarié dans l'entreprise ?
Ce champ est requis
L'ancienneté permet d'évaluer plus précisément l'exposition financière et procédurale du dossier. Elle peut avoir un impact sur le montant de certaines indemnités, sur les délais applicables, sur l'appréciation du risque contentieux et sur la stratégie à adopter en cas de rupture ou de litige. Exemple : un salarié présent depuis 12 ans ne représente pas le même enjeu financier qu'un salarié embauché depuis 8 mois.
Le contrat du salarié est-il à temps plein ou à temps partiel ?
Ce champ est requis
Cette information est essentielle pour vérifier les règles applicables au temps de travail et mesurer le risque financier associé. Elle permet notamment d'analyser la rémunération au prorata, les heures complémentaires ou supplémentaires, les dépassements d'horaires, l'organisation du planning et, dans certaines situations, un risque de requalification. Exemple : un salarié à temps partiel qui travaille en réalité comme un temps plein peut réclamer des rappels de salaire importants.
Quel est le salaire mensuel brut moyen du salarié ?
Ce champ est requis
Cette donnée sert à mesurer rapidement l'enjeu financier du dossier et à calibrer la stratégie de réponse, de négociation ou de procédure. Le formulaire précise qu'il faut retenir le salaire brut mensuel moyen le plus élevé entre la moyenne des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois. Ce montant est utile pour apprécier le coût potentiel d'un litige, le niveau des demandes chiffrées, certaines indemnités et, plus largement, l'exposition financière globale de l'employeur. Exemple : un dossier concernant un salarié à 6 000 euros brut par mois n'a pas le même niveau de risque financier qu'un dossier à 1 800 euros brut.
La demande porte-t-elle sur des titres, des actions ou des avantages en capital ?
Ce champ est requis
Cela concerne les instruments de capital ou mécanismes assimilés qui peuvent représenter un enjeu financier important. Exemple : actions gratuites, stock-options, perte de titres ou autre avantage lié au capital.
La demande porte-t-elle sur une perte de titres ?
Ce champ est requis
Choisissez cette réponse si le litige porte sur la disparition, la perte ou la non-acquisition d'un droit sur des titres. Exemple : perte d'actions à la suite d'un départ ou d'une condition non remplie.
La demande porte-t-elle sur des actions gratuites ?
Ce champ est requis
Choisissez cette réponse si la demande vise des actions gratuites attribuées ou promises au salarié. Exemple : actions gratuites non acquises ou contestées après la rupture.
La demande porte-t-elle sur des stock-options ?
Ce champ est requis
Choisissez cette réponse si le litige vise un mécanisme d'option permettant d'acquérir des actions à certaines conditions. Exemple : stock-options devenues inexerçables ou discutées après un départ.
La demande porte-t-elle sur un autre avantage en capital ?
Ce champ est requis
La demande porte-t-elle sur des éléments postérieurs à la rupture du contrat ?
Ce champ est requis
Cela permet de savoir si le litige vise une question qui survit à la fin du contrat. Exemple : documents de fin de contrat, non-concurrence, solde de tout compte, comportement après départ.
La demande porte-t-elle sur des documents de fin de contrat (attestation France Travail, certificat de travail, solde de tout compte) ?
Ce champ est requis
Choisissez cette réponse si la demande vise l'absence, le retard ou l'erreur dans les documents remis au salarié à la fin du contrat. Exemple : attestation France Travail erronée, certificat incomplet, solde de tout compte contesté.
La demande porte-t-elle sur une clause de non-concurrence ou une autre clause post-rupture ?
Ce champ est requis
Cela vise les clauses qui continuent à produire des effets après la rupture et peuvent générer un coût ou une restriction d'activité. Exemple : clause de non-concurrence, confidentialité post-contrat, clause particulière attachée au départ.
La demande porte-t-elle sur un autre point post-rupture ?
Ce champ est requis
La demande porte-t-elle sur un autre fondement ?
Ce champ est requis
Le ou les salariés réclament-ils une somme d'argent dans la requête (indemnités, rappels de salaire, dommages-intérêts...) ?
Ce champ est requis
Cette question sert à mesurer immédiatement l'exposition financière du dossier et calibrer la stratégie (réponse, négociation, transaction, procédure).
Indiquez le total des sommes réclamées (montant global), si vous le connaissez
Ce champ est requis
Indiquez le montant total demandé par le ou les salariés, même de façon approximative, afin d'évaluer l'exposition financière. Exemple : total des demandes chiffrées dans la requête ou les conclusions.
Merci de préciser le montant
Ce champ est requis
Indiquez le montant global réclamé (en euros) tel qu'il figure dans la requête (montant approximatif accepté).
Merci de préciser le montant
Ce champ est requis
Indiquez le montant global réclamé (en euros) tel qu'il figure dans la requête (montant approximatif accepté).
Merci de préciser le montant
Ce champ est requis
Indiquez le montant global réclamé (en euros) tel qu'il figure dans la requête (montant approximatif accepté).
Merci de préciser le montant
Ce champ est requis
Indiquez le montant global réclamé (en euros) tel qu'il figure dans la requête (montant approximatif accepté).
Votre contrat est-il à temps plein ou à temps partiel ?
Ce champ est requis
Cette question sert à savoir si vous travaillez selon la durée complète habituelle ou selon une durée réduite. Exemple : 35 heures par semaine en temps plein, 24 heures en temps partiel.
Disposez-vous d'une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) ?
Ce champ est requis
Cela permet de savoir si votre situation de handicap a été reconnue officiellement pour le travail. Cette information peut compter pour certains aménagements ou protections. Exemple : vous avez une reconnaissance officielle qui vous permet de demander un poste adapté.
Bénéficiez-vous d'un statut de salarié protégé (mandat / représentant du personnel) ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous avez une protection particulière liée à une fonction de représentation dans l'entreprise. Exemple : vous êtes élu du personnel ou représentant syndical.
Quel type d'employeur vous emploie ?
Particulier employeur

Choisissez cette réponse si l'employeur est une personne physique employant directement un salarié.

Exemple : emploi à domicile, garde d'enfant, assistance de vie.

Administration publique

Attention : si vous avez le statut de fonctionnaire, merci d'utiliser le formulaire "droit administratif".

Ce champ est requis
Cette question sert à identifier le type de structure qui vous emploie, car cela peut changer les règles applicables. Exemple : les règles peuvent varier selon qu'il s'agit d'une entreprise privée, d'une association ou d'un employeur public.
Votre demande concerne-t-elle l'exécution de votre contrat de travail ?
Ce champ est requis
Cela concerne tout ce qui se passe pendant que vous travaillez encore : vos conditions de travail, la façon dont vous êtes traité, les décisions prises par l'employeur ou les difficultés rencontrées au quotidien. Exemple : vos missions changent sans explication ou vous subissez une forte pression.
Votre demande concerne-t-elle vos conditions de travail ?
Ce champ est requis
Cela concerne la manière dont votre travail est organisé au quotidien : missions, horaires, charge de travail, lieu de travail, télétravail, moyens, sécurité ou ambiance. Exemple : on vous demande toujours plus de tâches sans moyens adaptés.
Votre demande concerne-t-elle une discrimination ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous pensez être traité moins bien qu'un autre salarié pour une raison personnelle qui ne devrait pas jouer contre vous. Exemple : vous estimez être écarté d'une évolution à cause de votre âge, de votre origine ou de votre état de santé.
Votre demande concerne-t-elle une sanction injustifiée ?
Ce champ est requis
Cela signifie que votre employeur vous a donné une sanction que vous jugez injuste, excessive ou non méritée. Exemple : vous recevez un avertissement alors que vous contestez les faits reprochés.
Votre demande concerne-t-elle une situation de harcèlement moral ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous subissez des comportements répétés qui dégradent fortement votre travail ou votre état moral. Exemple : remarques humiliantes répétées, mise à l'écart ou pression permanente.
Votre demande concerne-t-elle une situation de harcèlement sexuel ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous subissez des paroles, messages ou comportements à caractère sexuel qui mettent mal à l'aise, blessent ou créent un climat pesant. Exemple : des messages déplacés répétés de la part d'un supérieur.
Votre demande concerne-t-elle une autre difficulté liée à l'exécution de votre contrat de travail ?
Ce champ est requis
Souhaitez-vous obtenir réparation de votre préjudice ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous voulez demander une compensation pour le tort que vous estimez avoir subi, qu'il soit moral, professionnel ou financier. Exemple : vous demandez une somme parce que la situation vous a causé du stress et une perte de revenus.
Souhaitez-vous mettre fin à cette situation tout en conservant votre poste ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous voulez que le problème s'arrête, sans quitter votre emploi. Exemple : vous voulez faire cesser un comportement déplacé tout en restant dans l'entreprise.
Souhaitez-vous quitter votre travail à cause de cette situation ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous envisagez de partir à cause des difficultés rencontrées et que vous voulez être conseillé sur la meilleure solution. Exemple : vous ne pouvez plus continuer dans ces conditions et vous cherchez la bonne façon de rompre le contrat.
Souhaitez-vous poursuivre un autre objectif ?
Ce champ est requis
Votre demande concerne-t-elle un évènement de santé lié au travail ?
Ce champ est requis
Cela concerne une situation de santé en lien avec votre activité ou avec votre contrat de travail. Exemple : accident survenu au travail, arrêt maladie, inaptitude ou congé lié à la parentalité.
Votre demande concerne-t-elle un accident du travail, un accident de trajet ou une maladie professionnelle ?
Ce champ est requis
Cela vise un problème de santé survenu pendant le travail, sur le trajet habituel ou provoqué par l'activité exercée. Exemple : vous vous blessez sur votre lieu de travail ou vous développez une maladie liée à vos conditions de travail.
Votre demande concerne-t-elle la maternité, la paternité ou l'adoption ?
Ce champ est requis
Cela concerne les droits et difficultés liés à l'arrivée d'un enfant. Exemple : problème de congé, retour difficile dans l'entreprise ou changement de poste après un congé.
Votre demande concerne-t-elle une inaptitude, un reclassement ou un arrêt maladie ?
Ce champ est requis
Cela concerne une situation où votre état de santé empêche ou limite la reprise normale de votre poste. Exemple : après un long arrêt, vous ne pouvez plus faire les mêmes tâches qu'avant.
Votre demande concerne-t-elle un temps partiel thérapeutique ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous reprenez ou poursuivez le travail avec un horaire réduit pour des raisons de santé. Exemple : vous revenez après un arrêt en travaillant seulement le matin.
Votre demande concerne-t-elle un autre événement ou dispositif lié à la santé ?
Ce champ est requis
Votre demande concerne-t-elle la rupture de votre contrat de travail (licenciement, rupture conventionnelle, démission, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela concerne la fin du contrat de travail ou un projet de fin de contrat. Exemple : démission, licenciement, rupture conventionnelle ou départ contesté.
Quelle forme de rupture du contrat a-t-elle été envisagée ou prononcée ?
Démission

Rupture du contrat à l'initiative du salarié, selon des formes et délais (préavis).

Rupture conventionnelle

La rupture conventionnelle est un accord entre vous et l'employeur pour mettre fin au contrat.

Exemple : vous signez ensemble un accord de départ.

Licenciement

Le licenciement signifie que l'employeur met fin au contrat de travail.

Exemple : vous recevez une convocation puis une lettre vous annonçant votre licenciement.

Je suis toujours employé mais souhaite rompre mon contrat de travail en saisissant un juge (résiliation, prise d'acte)

Cela signifie que vous êtes encore dans l'entreprise, mais que vous envisagez une rupture parce que vous estimez que l'employeur a commis des manquements graves.

Exemple : salaires impayés, harcèlement ou conditions de travail devenues impossibles.

Ce champ est requis
Cette question sert à identifier la manière dont la fin du contrat est présentée. Exemple : l'employeur parle d'un licenciement ou vous envisagez une démission.
Votre contrat de travail est-il encore en cours ?
Ce champ est requis
Cette question sert à savoir si la rupture a déjà pris effet ou si vous êtes encore salarié au moment de la demande.
Votre contrat de travail est-il encore en cours ?
Ce champ est requis
Cette question sert à savoir si la rupture a déjà pris effet ou si vous êtes encore salarié au moment de la demande.
Souhaitez-vous savoir si la résiliation judiciaire est possible dans votre situation ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous voulez vérifier si un juge pourrait mettre fin au contrat à cause des manquements de l'employeur, tout en restant salarié pendant la procédure. Exemple : vous continuez à travailler mais vous voulez faire reconnaître de graves manquements.
Souhaitez-vous savoir si la prise d'acte est adaptée à votre situation et comprendre les risques si elle n'était pas reconnue ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous voulez savoir si vous pouvez quitter immédiatement l'entreprise en reprochant la rupture à l'employeur, en connaissant les risques si cette démarche n'est pas admise. Exemple : vous partez tout de suite en considérant que la faute vient de l'employeur.
Souhaitez-vous faire constater les manquements de l'employeur justifiant la rupture ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous voulez faire reconnaître officiellement ce que vous reprochez à l'employeur. Exemple : non-paiement du salaire, harcèlement, modification importante du poste.
Souhaitez-vous obtenir une rupture aux torts de l'employeur avec les indemnités associées (préavis, indemnité, dommages-intérêts) ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous voulez que la responsabilité de la rupture soit mise sur l'employeur, avec les conséquences financières qui vont avec. Exemple : vous demandez que votre départ produise les mêmes effets qu'un licenciement injustifié.
Souhaitez-vous obtenir le paiement de sommes dues (salaires, primes, heures supplémentaires, congés payés, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous voulez demander en plus les montants qui n'ont pas été payés correctement pendant le contrat. Exemple : salaires, primes, congés payés ou heures supplémentaires.
Souhaitez-vous obtenir des dommages-intérêts pour le préjudice subi (moral, santé, carrière, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous demandez une compensation pour les conséquences personnelles, professionnelles ou de santé que vous avez subies. Exemple : forte dégradation de votre état moral ou blocage de carrière.
Souhaitez-vous demander des mesures urgentes ou provisoires pendant la procédure (paiement provisionnel, remise de documents, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous souhaitez obtenir rapidement certaines mesures sans attendre la fin du dossier. Exemple : remise de documents ou paiement provisoire d'une somme qui ne prête pas sérieusement à contestation.
Souhaitez-vous poursuivre un autre objectif lié à la rupture judiciaire ?
Ce champ est requis
Quel est le motif de licenciement indiqué par l'employeur ?
Licenciement économique

Cela signifie que l'employeur justifie la rupture par la situation de l'entreprise ou une réorganisation.

Exemple : votre poste est supprimé parce que l'activité baisse.

Licenciement pour motif personnel

Cela signifie que la rupture est liée à votre situation ou à votre comportement, sans être forcément présentée comme une faute disciplinaire.

Exemple : l'employeur estime que vous n'êtes plus adapté au poste.

Licenciement pour faute

Cela signifie que l'employeur vous reproche un comportement ou un manquement qu'il estime suffisamment grave pour rompre le contrat.

Exemple : absences non justifiées ou non-respect d'instructions importantes.

Ce champ est requis
Le type de rupture change les règles, les délais et les démarches possibles.
Quelle est la faute retenue par l'employeur ?
Faute simple

Il s'agit d'un reproche sérieux, mais pas au point de rendre impossible votre maintien immédiat dans l'entreprise.

Exemple : un manquement répété aux consignes.

Faute grave

Il s'agit d'un reproche que l'employeur considère comme très sérieux, au point de ne pas pouvoir vous garder dans l'entreprise pendant le préavis.

Exemple : refus répété d'exécuter le travail ou incident grave.

Faute lourde

Il s'agit d'un reproche encore plus grave, avec l'idée que le salarié aurait voulu nuire à l'employeur.

Exemple : destruction volontaire de matériel pour faire du tort à l'entreprise.

Ce champ est requis
Cette question sert à savoir à quel niveau de gravité l'employeur place ce qu'il vous reproche. Exemple : faute simple, faute grave ou faute lourde.
Votre contrat de travail est-il encore en cours ?
Ce champ est requis
Cette question sert à savoir si la rupture a déjà pris effet ou si vous êtes encore salarié au moment de la demande. Exemple : vous êtes en préavis ou l'employeur a seulement annoncé son intention.
Avez-vous été licencié il y a moins d'un an ?
Ce champ est requis
Souhaitez-vous demander un rappel de salaires, une prime, une rémunération variable, des avantages en nature ou des congés payés ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous voulez récupérer des sommes qui, selon vous, n'ont pas été payées correctement. Exemple : prime oubliée, commission impayée ou congés payés mal réglés.
Souhaitez-vous demander réparation d'un préjudice moral lié à des conditions de travail dégradées ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous demandez une compensation pour la souffrance ou l'atteinte personnelle liée à ce que vous avez subi au travail. Exemple : stress important, humiliation ou anxiété durable.
Souhaitez-vous demander une indemnisation pour perte de chance de promotion ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous estimez avoir perdu une vraie possibilité d'évoluer à cause de la situation. Exemple : vous n'avez pas été promu après avoir été injustement écarté.
Souhaitez-vous demander une indemnisation pour non-respect de la durée du travail ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous voulez demander une compensation parce que les règles sur le temps de travail n'ont pas été respectées. Exemple : heures supplémentaires non payées ou repos insuffisants.
Souhaitez-vous demander une indemnisation liée à un harcèlement, à une discrimination ou à une atteinte à vos droits fondamentaux ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous voulez être indemnisé pour un traitement grave que vous estimez avoir subi. Exemple : harcèlement répété ou inégalité de traitement ayant eu des conséquences sur votre santé ou votre carrière.
Souhaitez-vous formuler une autre demande complémentaire liée à l'indemnisation ?
Ce champ est requis
Des éléments de la conduite de votre licenciement vous paraissent-ils injustifiés ou illégaux ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous contestez la manière dont votre licenciement s'est déroulé ou les raisons données. Exemple : absence d'entretien réel, procédure mal respectée ou motif qui vous paraît faux.
Votre demande concerne-t-elle les suites de la rupture de votre contrat de travail ?
Ce champ est requis
Cela concerne ce qui se passe après la fin du contrat : documents, sommes à payer, retenues, clauses particulières ou litiges persistants. Exemple : votre employeur tarde à remettre vos documents de fin de contrat.
Souhaitez-vous obtenir ou faire corriger vos documents de fin de contrat (certificat de travail, attestation France Travail, reçu pour solde de tout compte) ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous voulez recevoir ou faire corriger les documents remis à la fin du contrat. Exemple : attestation France Travail erronée ou certificat de travail incomplet.
Souhaitez-vous obtenir le paiement des sommes dues après la rupture de votre contrat (indemnités, congés payés, primes, salaire restant, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous voulez récupérer l'argent qui vous reste dû après votre départ. Exemple : congés payés, indemnité de rupture ou dernier salaire.
Souhaitez-vous contester des retenues ou des sommes réclamées par votre employeur (trop-perçu, matériel, pénalités, etc.) ?
Ce champ est requis
Cela signifie que l'employeur garde une partie d'une somme ou vous réclame de l'argent, et que vous n'êtes pas d'accord. Exemple : retenue sur le solde de tout compte pour du matériel que vous contestez devoir.
Souhaitez-vous comprendre ou contester une clause de non-concurrence (validité, périmètre, durée) ?
Ce champ est requis
Cela signifie que vous voulez vérifier si l'interdiction de travailler pour un concurrent est valable et correctement appliquée. Exemple : votre ancien employeur vous dit que vous ne pouvez pas rejoindre une autre société du même secteur.
Souhaitez-vous obtenir la contrepartie financière liée à votre clause de non-concurrence ?
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Cela signifie que vous voulez obtenir la somme qui doit être versée si cette interdiction vous est imposée après votre départ. Exemple : on vous interdit d'aller chez un concurrent, mais rien ne vous a été payé.
Souhaitez-vous faire lever la clause de non-concurrence ou contester sa mise en oeuvre ?
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Cela signifie que vous voulez être libéré de cette interdiction ou contester la façon dont elle vous est imposée. Exemple : la clause vous empêche de retravailler alors qu'elle vous paraît excessive.
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Cela signifie qu'un désaccord continue après votre départ. Exemple : restitution de matériel, accès à certains comptes, propos tenus après la rupture ou litige persistant.
Souhaitez-vous poursuivre un autre objectif ou contester un autre élément relatifs à la rupture de votre contrat de travail ?
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