Une nouvelle affaire dans laquelle le cabinet est intervenu m'incite à évoquer quelques problématiques -non exhaustives - en matière de preuve dans l'instance pénale.
L'affaire pouvait se résumer ainsi :
Au cours d'une nuit, plusieurs départs de feu sont constatés par les pompiers et la gendarmerie.
Au total, ce sont 17 incendies volontaires qui sont combattus, feux démarrés dans des poubelles ou des haies le plus souvent.
Au cours de l'intervention, les gendarmes procèdent à des contrôles d'identité sur place, sans toutefois surprendre le ou les incendiaire(s). Aucune flagrance, aucune interpellation au cours de la nuit qui se termine - fort heureusement - uniquement avec des dommages matériels.
Aucun indice donc sur les auteurs de ces faits, l'enquête est à zéro.
Mais survient un couple, résidant sur les lieux, qui apporte sur clé USB des images de vidéosurveillance prises pendant la nuit.
Sur ces images sont vus deux individus qui entrent dans un local poubelles, d'où s'échappe rapidement de la fumée.
Les images ne permettent pas de voir le visage des incendiaires, mais les vêtements sont clairement identifiés, et un rapprochement est rapidement fait avec deux individus contrôlés sur place la veille.
Leur placement en garde à vue ne traine pas, et ils passent aux aveux.
Le cabinet représentait l'un des incendiaires.
