Maître,
Je ne peux m'empêcher de vous répondre, car ce que vous indiquez n'est pas exact et appelle une rectification.
Ma situation ne relève ni d'un litige isolé ni d'une demande théorique. Elle résulte d'un enchaînement de dysfonctionnements administratifs et bancaires sur une très longue durée, impliquant notamment des organismes publics (CAF, administration fiscale) et un établissement bancaire, avec des conséquences graves et actuelles, dont une procédure d'expulsion en cours, à très court terme, indépendante de ma volonté.
Je précise également que je ne suis pas éligible à l'aide juridictionnelle, notamment en raison de l'absence de stabilité sur six mois, cette précarité étant directement liée aux dysfonctionnements subis. L'urgence liée à l'expulsion exclut de toute façon un dispositif nécessitant des délais incompatibles avec ma situation.
Depuis de nombreuses années, j'ai multiplié les démarches. Si je n'ai jamais bénéficié d'une défense effective et suivie, ce n'est ni par absence de fondement juridique, ni par incohérence de ma part, mais parce que ce dossier est complexe, transversal, humainement et professionnellement exigeant.
Il comporte en outre une dimension neurosymbolique évidente, liée à l'atteinte durable à la stabilité, à la sécurité et à la continuité de vie, avec des répercussions concrètes sur la santé et la capacité de projection. Cet aspect est systématiquement ignoré, alors qu'il éclaire précisément la gravité et la persistance des préjudices.
Je souhaite également être très claire sur la question des honoraires.
L'évocation d'une part fixe symbolique d'un euro ne constitue en aucun cas une demande de gratuité, mais le minimum juridique de prise en charge, permettant de distinguer une convention d'honoraires licite d'une rémunération exclusivement conditionnée au résultat, laquelle serait interdite.
Un euro symbolique marque donc l'existence d'un engagement professionnel, par opposition à une prise en charge « sans rien », juridiquement impossible.
Les cadres juridiques que j'évoque aujourd'hui — notamment en matière de conventions d'honoraires — existent réellement. Pourtant, ils ne m'ont jamais été exposés clairement auparavant, alors même qu'ils sont connus et pratiqués. Il ne peut donc être soutenu qu'il s'agirait d'impossibilités juridiques, mais bien de choix professionnels.
Je le dis sans agressivité mais sans détour :
s'il s'était trouvé, à un moment donné, un avocat réellement humain, empathique et prêt à s'employer sérieusement sur ce dossier, il l'aurait déjà fait. Croyez-moi, Maître.
Ce qui m'est opposé depuis des années relève moins du droit que d'un désengagement formulé dans un jargon professionnel, permettant d'éviter les responsabilités qu'un tel dossier peut faire peser.
Votre réponse, en l'état, ne me convient donc pas, car elle élude précisément ce point.
Je ne sollicite ni faveur, ni intervention gratuite, ni arrangement illicite.
J'attends simplement une position claire et assumée : soit la volonté de regarder ce dossier pour ce qu'il est réellement, soit un refus explicite, sans invocation d'interdits juridiques inexacts.
Si vous estimez pouvoir vous positionner, je suis en mesure de transmettre immédiatement un dossier structuré et documenté.
Dans le cas contraire, merci de me l'indiquer sans ambiguïté.
Cordialement,
il y a 3 semaines
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