Bonjour Maitre,
Je vous remercie vivement pour votre réponse rapide qui m'est d'une aide précieuse. Je voudrais, pour la compléter, vous demander deux petites précisions, si possible :
- L'ancien bailleur est une indivision familiale (4 personnes) . Dois-je m'adresser simultanément aux quatre (dont une habitant à l'étranger) pour ma demande de remboursement ?
- Que se passe-t-il si ma demande est tout simplement ignorée par l'un ou l'autre ou les deux bailleurs, l'ancien et le nouveau ? Dois-je dans ce cas porter plainte avant août 2026 au regard du délai de prescription ?
Enfin, quel serait votre tarif pour la rédaction et l'envoi de ces mises en demeure ?
En vous remerciant de nouveau.
Bien cordialement,
il y a 1 jour
Pour l'ancien bailleur en indivision, vous n'avez pas à écrire séparément à chacun si un mandataire (personne de contact, gestionnaire, notaire, représentant désigné dans le bail ou un avenant) a été formellement indiqué : dans ce cas, la mise en demeure lui est adressée, pour le compte de l'indivision. À défaut de mandataire clairement identifié, la solution la plus prudente est d'adresser votre demande à tous les co‑indivisaires à leur dernière adresse connue, y compris celle qui est à l'étranger (par LRAR si possible, ou tout au moins par un moyen laissant une trace). Cela permettra de purger toute contestation ultérieure sur une prétendue absence d'information.
Ensuite, si vos demandes sont ignorées par l'ancien bailleur ou par le nouveau, il ne s'agit pas d'une question de "plainte" pénale mais d'action civile pour obtenir le remboursement des sommes indûment perçues. Vous disposez d'un délai de prescription de 3 ans pour contester les loyers et charges, qui court, en pratique, à compter de chaque paiement de loyer. Concrètement, pour les révisions appliquées à partir d'août 2023, il serait prudent d'engager, avant l'été 2026, soit une procédure devant la commission départementale de conciliation (non interruptive en elle‑même, mais utile en pratique), soit, surtout, une saisine du juge (tribunal judiciaire) qui, elle, interrompt la prescription. En cas de silence persistant après vos mises en demeure, il faudra donc envisager cette voie contentieuse pour préserver vos droits.
Pour ce qui est de mes honoraires, je vous invite à me contacter. Vous trouverez mes coordonnées directement sur Google en tapant mon nom prénom + avocat.
Bien cordialement,
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