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Resistance abusive. (principe de la coparentalité et échange d'informations)
Sujet initié par PairetImpairil y a 2 mois - 1364 vues
Bonjour,
Conscient que le talent et la qualité du conseil joue pour beaucoup lors des débats autant que l'émotion prévaut le fait dans la majorité des cas en ce qui concerne le domaine des affaires familiales :
1) La peur ou la contrainte supposée peut elle expliquer le manque de diligence du parent gardien qui sert trop souvent d'argument comme moyen de défense ?
2) Quelle est la pertinence d'exécuter des mesures et clauses d'un jugement JAF qui fait référence à certains articles du Code de Procédure Civil voire pénale si l'existence non avérée d'un ressenti subjectif peut exonérer toute personne agissant de mauvaise foi de poursuite judiciaire (par ex : NRE) ?
Merci de vos réponses
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J'ai obtenu un jugement favorable en appel, la société n'a jamais appliqué le jugement. je vais prochainement faire une nouvelle requête pour des nouvelles
Les décisions rendues par le juge aux affaires familiales (JAF) sont exécutoires tant qu'elles n'ont pas été modifiées, suspendues ou annulées par une nouvelle décision de justice. Le dépôt d'un recours n'a donc pas, en principe, pour effet de suspendre leur exécution.
Lorsqu'un parent invoque la peur, la contrainte ou un danger pour justifier le non-respect d'une décision relative à l'exercice de l'autorité parentale, au droit de visite et d'hébergement ou à la remise de l'enfant, cette situation doit être objectivement établie. Un simple ressenti, une inquiétude ou une appréhension ne suffisent pas à écarter l'application d'une décision de justice.
Il appartient au parent qui invoque un danger de démontrer, par des éléments concrets et vérifiables, l'existence d'un risque réel et actuel pour l'enfant. Ces éléments peuvent notamment résulter de certificats médicaux, de signalements, d'enquêtes sociales, de procédures pénales ou de toute autre preuve objective.
En l'absence de circonstances exceptionnelles établissant un danger sérieux et immédiat pour l'enfant, le parent chez lequel celui-ci réside est tenu de respecter la décision judiciaire et de mettre en œuvre son autorité parentale afin de permettre l'exercice du droit de visite et d'hébergement.
2. La solution
En l'espèce, si l'autre parent refuse d'exécuter la décision du juge en se fondant uniquement sur un sentiment de peur ou d'inquiétude, sans être en mesure d'apporter des éléments objectifs démontrant un danger réel pour l'enfant, cette justification risque de ne pas être retenue par le juge.
Le respect des décisions de justice demeure le principe. Ainsi, tant que le jugement est exécutoire, chaque parent est tenu de s'y conformer. Le parent qui fait obstacle de manière injustifiée à la remise de l'enfant ou à l'exercice du droit de visite s'expose à des conséquences juridiques. Selon les circonstances, son comportement peut notamment être invoqué devant le juge aux affaires familiales lors d'une nouvelle procédure, voire donner lieu à des poursuites pénales pour non-représentation d'enfant si les conditions de cette infraction sont réunies.
En revanche, si un danger sérieux, actuel et objectivement démontré apparaît, il est indispensable de réunir immédiatement les éléments de preuve permettant d'en justifier l'existence et de saisir sans délai les autorités ou la juridiction compétente afin de solliciter une adaptation des modalités d'exercice de l'autorité parentale. Le juge appréciera alors si les circonstances invoquées justifient une modification ou une suspension des mesures précédemment ordonnées.
En conséquence, il est essentiel de distinguer une crainte purement subjective d'un risque réel et établi. Seul ce dernier est susceptible de justifier qu'une décision judiciaire ne soit pas exécutée, sous le contrôle du juge.
Votre bien dévoué,
Xavier DAUSSE
Merci de cliquer sur le bouton vert « Question résolue ».
il y a 2 mois
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