Depuis de nombreuses années, le Conseil d'Etat refuse l'amortissement du fonds de commerce en tant que tel. Seuls peuvent être amortissables les éléments incorporels du fonds dont il est prévisible, lors de leur création ou acquisition, que leurs effets bénéfiques sur l'exploitation prendront fin à une date déterminée. En outre, ces éléments doivent être dissociables de la clientèle qui y est attachée. D'ailleurs, quand bien même ces éléments auraient été individualisés en comptabilité, leur caractère dissociable ne serait pas automatiquement démontré.