Le secret des correspondances téléphoniques est un droit au maintien du caractère privé et secret des échanges téléphonique, peu importe la forme. Dès lors, il y a violation de ce droit lorsqu'une personne prend connaissance, sans le consentement préalable des intéressés, du contenu des échanges à caractère privé.
Par conséquent, la loi protège rigoureusement le droit au secret des correspondances. En effet, la violation du secret des correspondances est punie d'une peine d'un an d'emprisonnement et 45.000 ? d'amende lorsqu'elle est commise par un particulier. En revanche, lorsque la violation est commise par un agent public usant de son autorité ou de sa fonction, elle est punie d'une peine de 3 ans d'emprisonnement et 45.000 ? d'amende.
Toutefois, le droit au secret des correspondances peut faire l'objet de tempérament. En effet, la Justice peut, elle-même, autoriser les autorités compétentes à procéder à des écoutes téléphoniques pour les besoins d'une enquête.
Dès lors, pour procéder à une écoute téléphonique, il faut qu'elle soit ordonnée par une autorité compétente. En effet, il existe deux régimes d'écoutes téléphoniques. Tout d'abord, l'écoute téléphonique peut être ordonnée par un juge d'instruction pour les besoins d'une enquête.
Puis, les écoutes téléphoniques peuvent être diligentées par le Premier ministre pour des motifs de sécurité nationale.

