Nous utilisons des cookies et autres technologies pour :
Vous offrir les fonctionnalités essentielles
Analyser l'audience et les performances
Si vous cliquez sur « Tout accepter », nous et nos partenaires, dont Google, utiliserons également des cookies et autres technologies, notamment pour :
Personnaliser les annonces
Mesurer et améliorer l'efficacité des annonces
Vous pouvez accepter, refuser ou personnaliser vos choix à tout moment via le lien « Gérer les cookies » disponible en bas de toutes les pages.
Les cookies nécessaires contribuent à rendre un site web utilisable en activant des fonctions de base comme la navigation de page et l'accès aux zones sécurisées du site web. Le site web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies.
Fonctionnel
Les cookies et traceurs fonctionnels servent à vous rendre un service que vous demandez, sans mesurer votre navigation ni alimenter de publicité. Ils sont actifs par défaut ; les refuser désactive la messagerie d'assistance, le reste du site continue de fonctionner.
Nom : crisp-client* | crisp-loader (stockage local du navigateur, et non cookies)
Objet : Crisp fait fonctionner la messagerie d'assistance de votre demande de devis. Le traceur conserve votre conversation d'une page à l'autre et rattache vos messages à votre dossier, afin que vous n'ayez pas à tout réexpliquer.
Information complémentaire : Le chargement de la messagerie contacte client.crisp.chat et client.relay.crisp.chat. Aucune donnée n'est utilisée à des fins publicitaires.
Période de stockage : Jusqu'à effacement des données de navigation
Marketing
Les cookies marketing sont utilisés pour effectuer le suivi des visiteurs au travers des sites web. Le but est d'afficher des publicités qui sont pertinentes et intéressantes pour l'utilisateur individuel et donc plus précieuses pour les éditeurs et annonceurs tiers.
Objet : Avec Google Analytics, nous mesurons comment vous utilisez nos sites, comment vous avez trouvé notre site et si vous rencontrez des erreurs. Nous utilisons ces données pour améliorer notre site.
Information complémentaire : Google peut stocker ou utiliser une partie ou l'ensemble des cookies ou technologies similaires dans votre navigateur, appli ou appareil aux fins décrites ci-dessus. Pour gérer la manière dont les cookies sont utilisés, consultez g.co/privacytools. Vous pouvez aussi gérer les cookies dans votre navigateur.
Objet : Ces cookies gardent la trace des pages que vous consultez. Cela nous permet de vous montrer des annonces pertinentes sur Google et ses partenaires et de mesurer l'efficacité de nos campagnes.
Nom : MSCC | MUID | MUIDB | SRCHD | SRCHHPGUSR | SRCHUID | SRCHUSR | _uetsid
Objet : Ces cookies gardent la trace des pages que vous consultez. Cela nous permet de vous montrer des annonces pertinentes sur Bing et ses partenaires et de mesurer l'efficacité de nos campagnes.
Objet : Ces cookies permettent d'afficher des annonces publicitaires personnalisées (ciblage et reciblage publicitaire), de mesurer l'efficacité de nos campagnes Facebook et d'analyser le fonctionnement du site.
L'ouverture d'un compte offshore contrairement aux idées reçues est légale et n'est pas à l'unique portée des plus fortunés. Ce sont des pratiques rendues possibles car aussi utiles aux pays qui cherchent à attirer de nouveaux capitaux étrangers, qu'aux particuliers qui souhaitent par exemples : partir à l'étranger, travailler hors de France, remédier à une situation d'interdit bancaire, anticiper la perception de dividendes, une succession, un investissement immobilier à l'étranger, ou encore servir à la protection de son patrimoine.
Trouvez votre avocat en droit bancaire
Gratuit et sans engagement
Continuer
Les comptes en néo-banques
Enfin, les néo-banques peuvent aussi être concernées. Si celles-ci sont facilement accessibles et attirent beaucoup de clients français ces dernières années, il faut être vigilant à l'égard de leur domiciliation.
Prenons exemples des cinq néo-banques étrangères les plus populaires : N26, Advenzia Bank (Carte Zéro) et Vivid Money sont domiciliées en Allemagne, tandis que Revolut l'est au Royaume-Uni, quant à Bunq c'est aux Pays-Bas.
Dès lors, les comptes y étant ouverts ou clos ne doivent pas être oubliés lors du remplissage de la déclaration des comptes étrangers car ils font l'objet des mêmes obligations et sont passibles des mêmes sanctions.
Si vous n'êtes pas sûr de la domiciliation de votre néo-banque, prêtez attention aux premiers caractères de votre numéro IBAN. Pour les comptes français, ceux-ci sont " FR ".
S'il en est autrement, alors il s'agit d'une domiciliation étrangère.
Pour la déclaration d'un compte bancaire étranger (y compris néo-banques), préparez :
Votre numéro de compte.Sa caractéristique (compte épargne, compte courant ou autre).La date d'ouverture (et, si concerné, de clôture).La désignation de l'organisme gestionnaire du compte.L'adresse de l'organisme gestionnaire du compte. La modalité de détention (Titulaire en propre ou bénéficiaire d'une procuration).
Pour un compte d'actif numérique, préparez :
Votre numéro de compte.
La date d'ouverture (et de clôture).La désignation de l'organisme gestionnaire du compte.L'adresse de l'organisme gestionnaire du compte. L'URL du site internet de l'organisme gestionnaire du compte.La modalité de détention (Titulaire en propre ou bénéficiaire d'une procuration).
Pour les trois :
À l'occasion de la déclaration n°2042 de vos revenus perçus par vos membres du foyer fiscal concernant l'établissement de l'impot sur le revenu, vous cocherez la case 8UU " Comptes ouverts, de?tenus, utilise?s ou clos a? l'e?tranger ". Puis joignez la ou les de?claration(s) n° 3916 ? 3916 bis.
Vous avez un ou plusieurs des comptes mentionnés dans cet article et ne savez pas comment le(s) déclarer ou n'êtes pas sûr de la démarche à adopter sur leur déclaration ou celle des plus-values de cessions d'actifs numériques ? Vous pourrez obtenir de l'aide en contactant notre cabinet.
Il peut être tentant de ne pas déclarer ces comptes en espérant qu'ils ne soient pas retrouvés et ainsi pas imposés. Cependant c'est une pratique très risquée puisque l'administration bénéficie d'une multitude d'outils de renseignements.
Les accords internationaux bilatéraux ou multilatéraux
Chaque année certaines personnes découvrent à l'occasion de leur déclaration annuelle de revenus que la case 8UU précédemment mentionnée est déjà cochée et suivie d'une mention invitant à compléter l'imprimé n°3916. Peut-être faites-vous ou ferez-vous partie de ces personnes.
Que cela signifie-t-il ?
Cela signifie que l'administration fiscale a eu vent de la détention de l'un de vos comptes, et peut-être serait-il alors le moment de se montrer prudent. La solution la plus sage serait de faire acte de sa bonne foi en régularisant sa situation par la déclaration du ou des comptes.
Comment cela est-il possible ?
Si la détention d'un compte étranger est légale, encore faut-il aussi que l'origine des fonds le soit.
Depuis les révélations de grandes pertes de recettes fiscales ayant eu lieu dans plusieurs États suite à la crise financière de 2008, il était devenu un enjeu majeur que de lutter contre la fraude fiscale.
Se sont alors standardisés les accords entre États permettant d'abord la communication puis l'échange de données bancaires. À l'initiative des dirigeants du G20, et par les travaux de l'OCDE notamment a été créé en 2014 une " Norme d'échange automatique de renseignements ". Elle propose aux pays de recueillir des informations de leurs propres institutions fiscales pour les échanger annuellement et de façon automatique avec celle des autres États.
Pour la mettre en ?uvre, 61 pays ont signé un " accord multilatéral entre autorités compétentes " activant de ce fait un échange automatique de renseignements. Ainsi sont compris parmi ces renseignements les informations relatives à la détention de comptes par des personnes physiques ou entités dans des États signataires. Cet accord a été inspiré la " Convention multilatérale concernant l'assistance administrative mutuelle en matière fiscale " étant selon l'OCDE l'instrument multilatéral le plus complet offrant toutes les formes possibles de coopération fiscale pour combattre l'évasion et la fraude fiscales.
Les pouvoirs de contrôle conférés par la législation nationale
1. Les demandes d'informations ou de justification
L'article L23 C du livre des procédures fiscales (LPF) prévoit que lorsque les déclarations obligatoires visées à l'article 1649 A du CGI n'ont pas été respectées au moins une fois au titre des dix années précédentes, l'administration peut demander, indépendamment d'une procédure d'examen de situation fiscale personnelle, à la personne physique soumise à cette obligation de fournir dans un délai de soixante jours toutes informations ou justifications sur l'origine et les modalités d'acquisition des avoirs figurant sur le compte.
Lorsque la personne a répondu de façon insuffisante aux demandes d'informations ou de justifications, l'administration lui adresse une mise en demeure d'avoir à compléter sa réponse dans un délai de trente jours, en précisant les compléments de réponse qu'elle souhaite.
Sans réponse dans ces délais, et sans preuve contraire, ce patrimoine sera présumé avoir été obtenu à titre gratuit et sera taxé d'office au taux de 60%.
2. La communication des relevés de comptes
L'article L 10-0 A du LPF prévoit pour l'administration un pouvoir d'examiner l'ensemble des relevés de compte du contribuable sur les années au titre desquelles les obligations déclaratives prévues au deuxième alinéa de l'article 1649 A du CGI n'ont pas été respectées, sans que cet examen constitue le début d'une procédure de vérification de comptabilité ou d'une procédure d'examen de situation fiscale personnelle. Ces relevés de compte sont transmis à l'administration par des tiers, spontanément ou à sa demande.
Fiche pratique rédigée par
Maître Jocelyn ZIEGLER
Avocat au barreau de PARIS (droit bancaire, droit pénal)