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Droit des étrangersTitre de séjour, visa, asile, OQTF, régularisation, renouvellement, naturalisation, travail, rétention, expulsion.DivorceDivorce à l'amiable (consentement mutuel) ou contentieux (faute, altération définitive du lien conjugal, séparation de corps...).ImmobilierAchat/vente, location (bail, loyers, expulsion), copropriété, voisinage, travaux, financement.TravailRelation employeur-salarié de droit privé (contrat, exécution et rupture), salaires, sanctions, prud'hommes, discrimination, harcèlement.Permis de conduireMesures administratives. Retrait de points, suspension, annulation, invalidation, infractions et délits.PénalVictime, suspect(e), mis(e) en cause ou condamné(e) (plainte, audition, garde à vue, jugement, appel, recours, partie civile).Famille & PersonnesGarde d'enfants, pension alimentaire, autorité parentale, PACS, tutelle, curatelle et protection des majeurs ou mineurs.SuccessionsPréparation ou règlement (donation, testament, héritage, assurance-vie, partage...), conflit entre héritiers.ConsommationLitige entre un particulier et un professionnel (achat, remboursement, garantie, SAV, travaux, rétractation).AdministratifContester une décision d'une administration ou d'un établissement public (refus, sanction, absence de réponse...).AssuranceContrat, sinistre, refus de garantie, expertise, résiliation et indemnisation dans un litige avec une compagnie d'assurance.FiscalOptimisation, sécurisation ou régularisation fiscale, contestation d'impôt ou de contrôle (recouvrement, pénalités). Union européenneLibre circulation, concurrence, litiges intra-UE et application du droit de l'Union européenne.InternationalSituation impliquant plusieurs pays (tribunal compétent, loi applicable, exécution d'une décision étrangère, exequatur).FiliationReconnaissance ou contestation de paternité, adoption et actions relatives à la filiation ou à l'état des personnes.Dommage corporelAccident, agression, responsabilité, expertise médicale et indemnisation des préjudices corporels et moraux.UrbanismeRègles et projets de construction (PLU/SCOT), permis, recours contre autorisations/refus, préemption, sanctions.Entreprises en difficultéSauvegarde, redressement, liquidation judiciaire, cessation des paiements et responsabilité du dirigeant.SurendettementDettes et dossier Banque de France (dépôt, contestation, plan, mesures imposées, effacement, recours).Bail commercialBail, renouvellement, résiliation, fixation du loyer, cession, sous-location, indemnité d'éviction et travaux.SociétésCréation, structuration, statuts, actionnaires, gouvernance, cession, conflits associés/dirigeants.Banque et créditPrêt, caution, frais bancaires, incidents de paiement, saisies et opérations contestées avec un établissement financier.Propriété intellectuelleCréer, protéger ou défendre marque, brevet, logiciel ou domaine (dépôt, contrefaçon, concurrence déloyale).Changement d'état civilChangement de nom ou prénom, rectification d'acte, mentions et modification d'état civil ou de filiation.CommercialContrats, impayés, recouvrement, concurrence et responsabilité commerciale entre sociétés.SantéErreur médicale, responsabilité hospitalière, pharmacie, indemnisation et droits des patients ou soignants.Sécurité socialeLitige sur des prestations (AT-MP, refus, trop-perçu, taux), cotisations ou contrôle.EnvironnementPollution, déchets, eau, sols, installations classées et responsabilité environnementale.RuralAchat, vente ou transmission d'exploitation et de terres agricoles, bail rural, SAFER, expropriation et foncier agricole.Nouvelles technologiesSaaS, e-commerce, plateformes, site/app, données personnelles, cybersécurité, piratage, contenus en ligne.SportClub/fédération, contrats, transferts, règlement fédéral, sponsoring, dopage, droit à l'image, relations club/joueur.TransportsVoyageurs ou marchandises (retard, bagages, fret, avarie, dommages), responsabilité, indemnisation, assurance.Associations et fondationsCréation, gestion, subventions, gouvernance et conflits au sein d'associations ou fondations.

La Kafala et le refus de visa d'entrée en France

La Kafala et le refus de visa d'entrée en France

La demande de visa d'entrée en France sur le fondement d'une Kafala est un sujet peu connu et donc difficilement maîtrisable en droit français, tant par les juristes que par les personnes concernées. L'enjeu de cet article est d'apporter aux uns des éléments de compréhension leur permettant de mieux maîtriser cette matière brute et complexe, et aux autres des standards de sécurité leur permettant de savoir quoi faire, et surtout ne pas faire, au moment de la constitution et du dépôt de la demande de visa.

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Séjour/nationalitéTitre de séjour, visa, asile, OQTF, régularisation, renouvellement, naturalisation, travail, rétention, expulsion.

Votre demande relève du droit des étrangers (séjour ou nationalité) : naturalisation, titre de séjour/carte de résident, visa, changement de statut, autorisation de travail, asile, regroupement familial.

Elle peut aussi concerner une mesure d'éloignement/contrôle (OQTF, reconduite à la frontière, interdiction de retour, interdiction du territoire, expulsion, zone d'attente, rétention) et les démarches/recours associés.

Etat civilChangement de nom ou prénom, rectification d'acte, mentions et modification d'état civil ou de filiation.

Vous souhaitez modifier ou rectifier une mention d'état civil (prénom, nom, ou autre mention d'un acte), pour vous-même ou pour un proche (mineur ou majeur protégé).

La demande peut viser l'ajout/modification/suppression de prénom, le changement de nom ou une rectification, pour des motifs comme l'usage, la francisation, la consonance, un nom/prénom jugé ridicule, le changement de sexe, la sauvegarde d'un nom ou l'harmonisation familiale (fratrie).

PénalVictime, suspect(e), mis(e) en cause ou condamné(e) (plainte, audition, garde à vue, jugement, appel, recours, partie civile).

Vous êtes victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) dans une affaire pénale : plainte, convocation, audition, garde à vue, enquête ou instruction.

La procédure peut passer par une alternative (médiation, composition pénale), une CRPC ou une comparution immédiate, puis un jugement devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, avec constitution de partie civile possible et recours (appel, cassation). Le sujet peut aussi inclure les infractions routières/permis et l'exécution/aménagement de peine.

Litige administratifContester une décision d'une administration ou d'un établissement public (refus, sanction, absence de réponse...).

Votre situation oppose une administration ou un établissement public et vous souhaitez contester une décision (refus, retrait, sanction, autorisation) ou l'absence de réponse de l'administration.

Le dossier relève d'un recours administratif et, le cas échéant, du tribunal administratif, notamment en marchés publics, responsabilité de l'administration, élections et collectivités, fonction publique, urbanisme, droit des étrangers.

Permis/infraction routièreMesures administratives. Retrait de points, suspension, annulation, invalidation, infractions et délits.

Votre demande concerne le permis de conduire ou une infraction routière, avec un enjeu de contestation ou de maintien du droit de conduire.

Elle peut viser un retrait de points (PV non reçu, contestation), une suspension/annulation/invalidation, et des infractions ou des délits (alcool ou stupéfiants, téléphone, excès de vitesse, feu rouge/stop, ligne blanche, sens interdit, stationnement dangereux, ceinture, refus d'obtempérer ou de souffler, délit de fuite), et, le cas échéant, un accident avec dommages corporels (blessures/homicide involontaires).

DivorceDivorce à l'amiable (consentement mutuel) ou contentieux (faute, altération définitive du lien conjugal, séparation de corps...).

Votre demande concerne une procédure de divorce : divorce par consentement mutuel (divorce à l'amiable) ou divorce contentieux (divorce pour faute, divorce pour altération définitive du lien conjugal ou séparation de corps...).

Filiation / AdoptionReconnaissance ou contestation de paternité, adoption et actions relatives à la filiation ou à l'état des personnes.

Votre demande vise l'établissement ou la contestation d'un lien de parenté : adoption, reconnaissance, recherche ou contestation de paternité/maternité (présomption de paternité, possession d'état).

Elle peut aussi concerner une délégation d'autorité parentale (volontaire ou forcée) ou une action aux fins de subsides.

TravailRelation employeur-salarié de droit privé (contrat, exécution et rupture), salaires, sanctions, prud'hommes, discrimination, harcèlement.

Votre demande concerne une relation employeur-salarié et ses conséquences : contrat de travail (CDI, CDD, intérim, stage), exécution du contrat (salaires/primes, heures supplémentaires, congés payés, clauses de mobilité ou de non-concurrence) ou modification des conditions de travail.

Elle peut aussi porter sur la rupture (licenciement pour faute/économique/motif personnel, démission, rupture conventionnelle), des sanctions disciplinaires, la discrimination, le harcèlement moral ou sexuel, le règlement intérieur, les représentants du personnel/syndicats, l'intéressement/participation/épargne salariale, l'accident du travail, et éventuellement le pénal du travail (santé-sécurité, travail dissimulé, entrave, prêt illicite de main-d'oeuvre, etc.).

SuccessionsPréparation ou règlement (donation, testament, héritage, assurance-vie, partage...), conflit entre héritiers.

Votre demande porte sur la préparation ou le règlement d'une succession (donation, testament, héritage, assurance-vie) ou sur un conflit entre héritiers.

Elle peut concerner l'indivision, un partage amiable ou judiciaire, un détournement d'héritage ou un recel successoral.

ConsommationLitige entre un particulier et un professionnel (achat, remboursement, garantie, SAV, travaux, rétractation).

Vous êtes un particulier en litige avec un professionnel (achat, travaux, remboursement, garantie, rétractation).

Le dossier peut notamment concerner la vente à distance (internet/catalogue), le démarchage à domicile, un abonnement téléphonique/internet, un crédit à la consommation, un voyage, une assurance, un vice caché/tromperie, un abus de faiblesse, la publicité/promotions, des pratiques commerciales déloyales, ou une question de fraude/réglementation des produits et de contrôle DGCCRF.

FiscalitéOptimisation, sécurisation ou régularisation fiscale, contestation d'impôt ou de contrôle (recouvrement, pénalités).

Vous souhaitez optimiser, sécuriser ou régulariser votre situation fiscale, et/ou contester un impôt ou un contrôle/redressement (réclamation, recouvrement, pénalités).

Le sujet peut porter sur l'IR, les impôts locaux, ISF/IFI, IS, TVA, droits d'enregistrement/douane, plus-values, prix de transfert, domiciliation/double imposition, fiscalité d'entreprise (création, restructuration, transmission), patrimoine (démembrement, immobilier) et succession/donation, avec éventuellement un risque de fraude fiscale.

Famille / EnfantsGarde d’enfants, pension alimentaire, autorité parentale, PACS, tutelle, curatelle et protection des majeurs ou mineurs.

Votre demande concerne la vie familiale ou la protection des personnes : PACS/concubinage (annulation, mariage blanc/gris, dissolution), régimes matrimoniaux.

Elle peut aussi porter sur les enfants (garde, autorité parentale, pension, assistance éducative), la tutelle/curatelle.

InternationalSituation impliquant plusieurs pays (tribunal compétent, loi applicable, exécution d'une décision étrangère, exequatur).

Votre situation comporte un élément d'extranéité (un ou plusieurs pays) et soulève une question de droit international privé : compétence des tribunaux, loi applicable, ou exécution en France d'une décision étrangère (exequatur).

Le dossier peut concerner par exemple un divorce, une adoption, une pension/prestation compensatoire, des dommages-intérêts, une dette, des contrats internationaux, des questions de droits de l'homme ou des sanctions internationales.

AssuranceContrat, sinistre, refus de garantie, expertise, résiliation et indemnisation dans un litige avec une compagnie d'assurance.

Vous êtes en désaccord avec un assureur au sujet d'un contrat ou d'un sinistre : refus de garantie, montant d'indemnisation, expertise, résiliation ou contestation des conditions de prise en charge.

Cela peut viser une assurance habitation, automobile/véhicule, dommages-ouvrage, responsabilité civile (particulière ou professionnelle), garantie décennale, assurance de prêt (décès/invalidité), ou encore une problématique de fausse déclaration ou de réparation d'un préjudice corporel.

SociétésCréation, structuration, statuts, actionnaires, gouvernance, cession, conflits associés/dirigeants.

Votre demande concerne la création, la structuration ou la vie d'une société, ou un litige lié à son fonctionnement : création d'entreprise, pacte d'actionnaires, gouvernance (AG, statuts, PV, comptes) et exercice des droits de l'actionnaire.

Elle peut aussi porter sur une levée de fonds/investisseurs, des restructurations (fusion, scission, transformation, acquisition), la cession de titres (et garanties type garantie de passif), la dissolution, des litiges avec des tiers, ou des conflits internes (abus de majorité/minorité, fautes de gestion, conventions réglementées, infractions).

Sécurité sociale / CPAM / CAF / MSA / URSSAFLitige sur des prestations (AT-MP, refus, trop-perçu, taux), cotisations ou contrôle.

Vous contestez une décision d'un organisme social ou un dossier de protection sociale (CPAM/CAF/MSA, URSSAF).

Le sujet peut concerner l'accident du travail/maladie professionnelle (AT/MP), la faute inexcusable de l'employeur, l'invalidité/handicap, les congés parentaux, la retraite, le chômage, les prestations, ou les cotisations et les contrôles sociaux.

Préjudice corporelAccident, agression, responsabilité, expertise médicale et indemnisation des préjudices corporels et moraux.

Vous avez été blessé(e) à la suite d'un accident ou d'une agression et vous demandez l'indemnisation de vos préjudices.

Le dossier peut concerner un accident de la route (conducteur, passager, cycliste, piéton), un accident du travail, un accident médical (hôpital public ou clinique/médecin), un accident de la vie (domestique, scolaire, sport, loisir) ou une agression, en tant que victime.

Bail commercialBail, renouvellement, résiliation, fixation du loyer, cession, sous-location, indemnité d'éviction et travaux.

Vous êtes concerné(e) par un litige lié à un bail commercial (location d'un local professionnel) : rédaction/conditions du bail, changement d'affectation, déspécialisation, renouvellement, révision, résiliation, cession ou sous-location.

Le différend peut aussi porter sur des loyers impayés, l'indemnité d'éviction (et le droit de repentir), ainsi que les réparations et les travaux.

Immobilier/terrain Achat/vente, location (bail, loyers, expulsion), copropriété, voisinage, travaux, financement.

Votre demande concerne l'achat ou la vente d'un bien, son financement ou son occupation, ou un litige lié au logement/terrain.

Elle peut viser un agent immobilier, un prêt immobilier, un vice caché, le syndic/copropriété et des résolutions d'assemblée, des baux (dont bail commercial), des loyers impayés/une expulsion, un conflit de voisinage/empiètement, la construction/VEFA, une SCI, un viager, une expropriation, ou un permis de construire.

Associations / FondationsCréation, gestion, subventions, gouvernance et conflits au sein d'associations ou fondations.

Vous créez, gérez ou contestez le fonctionnement d'une association, d'une fondation ou d'un fonds de dotation (statuts, dirigeants, assemblée générale, agrément, reconnaissance d'utilité publique, subventions).

Le sujet peut aussi concerner l'activité de la structure (mécénat/parrainage, legs/donations) et ses responsabilités (contrats de travail, responsabilité des dirigeants, dissolution).

Union européenneLibre circulation, concurrence, litiges intra-UE et application du droit de l'Union européenne.

Votre situation nécessite l'application du droit de l'Union européenne, souvent dans un contexte transfrontalier (libre circulation, concurrence, règles européennes applicables, contentieux européens).

Selon le cas, des questions liées à la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme) peuvent également se poser.

Banque / CréditPrêt, caution, frais bancaires, incidents de paiement, saisies et opérations contestées avec un établissement financier.

Vous rencontrez un différend avec une banque ou un organisme de crédit : prêt, frais, caution, incidents de paiement, ou contestation d'opérations.

Le dossier peut porter sur l'exécution du contrat, le calcul des sommes dues, des frais contestés, ou les conséquences d'un incident bancaire.

SurendettementDettes et dossier Banque de France (dépôt, contestation, plan, mesures imposées, effacement, recours).

Vous avez plusieurs dettes et vous n'arrivez plus à faire face à vos remboursements : dépôt ou contestation d'un dossier de surendettement (Banque de France).

Le dossier peut viser une solution (plan conventionnel de redressement, mesures imposées, rétablissement personnel), la contestation d'un refus, et la gestion de crédits (notamment crédits à la consommation) ou de situations aggravantes comme un abus de faiblesse.

Litiges entre professionnelsContrats, impayés, recouvrement, concurrence et responsabilité commerciale entre sociétés.

Vous êtes un professionnel et le litige vous oppose à un autre professionnel : contrats commerciaux, impayés/recouvrement, distribution, location-gérance ou concurrence.

La demande peut porter sur l'exécution ou la rupture d'un contrat, la responsabilité entre entreprises, la négociation précontentieuse ou une procédure.

Santé / MédicalErreur médicale, responsabilité hospitalière, pharmacie, indemnisation et droits des patients ou soignants.

Votre demande concerne les soins, la responsabilité et la réglementation en matière de santé : responsabilité médicale ou hospitalière (erreur médicale, préjudice corporel) et droits du patient (information, secret médical).

Elle peut aussi viser l'organisation de l'exercice (structure/contrat d'exercice, gestion/cession de cabinet), la pharmacie et les officines (responsabilité, création/transfert/regroupement, gestion), et les produits de santé (médicaments, dispositifs médicaux, produits frontières, cosmétiques, sécurité sanitaire des aliments).

Entreprises en difficultéSauvegarde, redressement, liquidation judiciaire, cessation des paiements et responsabilité du dirigeant.

Votre entreprise traverse des difficultés financières ou une procédure collective, ou vous devez gérer une étape de prévention/traitement (conciliation, mandat ad hoc, sauvegarde, cessation des paiements, redressement, liquidation).

Le sujet inclut aussi les conséquences pratiques : déclaration de créances, reprise d'une société en difficulté, et responsabilité du dirigeant.

Numérique/Internet SaaS, e-commerce, plateformes, site/app, données personnelles, cybersécurité, piratage, contenus en ligne.

Votre demande porte sur un projet ou un litige lié au numérique et à Internet : création/cession de site, contrats informatiques/SaaS, e-commerce, responsabilité en ligne, bases de données et données personnelles, intermédiaires techniques.

Elle peut aussi viser la cybersécurité/sécurité des SI, la diffusion de contenus, une application mobile, les télécommunications ou un nom de domaine.

UrbanismeRègles et projets de construction (PLU/SCOT), permis, recours contre autorisations/refus, préemption, sanctions.

Votre demande concerne une règle d'urbanisme ou une autorisation, ou un projet de construction/aménagement : SCOT, PLU, carte communale, ZAC.

Elle peut viser un permis de construire/d'aménager/de démolir, une déclaration de travaux, le droit de préemption, l'expropriation, une construction illégale, les règles littoral et environnement, l'urbanisme commercial et les recours (dont CNAC).

Agricole / RuralAchat, vente ou transmission d’exploitation et de terres agricoles, bail rural, SAFER, expropriation et foncier agricole.

Votre demande concerne le foncier ou l'activité agricole : bail rural (congés), achat/vente de terres, droit de préemption (SAFER), contrôle des structures, aménagement foncier agricole.

Elle peut aussi porter sur des sociétés agricoles, la transmission d'exploitation, l'expropriation, ou des questions d'urbanisme en zone rurale.

Propriété intellectuelleCréer, protéger ou défendre marque, brevet, logiciel ou domaine (dépôt, contrefaçon, concurrence déloyale).

Vous souhaitez protéger, exploiter ou défendre une création ou un signe distinctif : droits d'auteur, marque, brevet, dessin et modèle, logiciel ou nom de domaine.

Le dossier peut aussi porter sur une contrefaçon, une concurrence déloyale ou une revendication de propriété (y compris invention de salariés), ainsi que des démarches douanières, des contrats (cession/licence) ou un arbitrage.

TransportsVoyageurs ou marchandises (retard, bagages, fret, avarie, dommages), responsabilité, indemnisation, assurance.

Votre demande concerne un litige lié au transport de voyageurs ou de marchandises : retard/annulation d'un voyage, bagages, ou questions de responsabilité et d'indemnisation.

Elle peut aussi porter sur l'affrètement ou la commission de transport, la perte/avarie/vol de marchandises, l'assurance transport (dont assurances maritimes), la plaisance et, le cas échéant, la saisie de navires.

SportClub/fédération, contrats, transferts, règlement fédéral, sponsoring, dopage, droit à l'image, relations club/joueur.

Votre demande concerne une activité sportive encadrée et ses règles : structure sportive (club/fédération), contrat de travail ou convention de formation, agent sportif, transfert de joueurs.

Elle peut aussi porter sur le parrainage/sponsoring, le droit à l'image, l'organisation d'événements, la billetterie, les paris sportifs ou le dopage.

EnvironnementPollution, déchets, eau, sols, installations classées et responsabilité environnementale.

Votre demande porte sur une atteinte à l'environnement ou un risque environnemental : installations classées, déchets, eau, énergies renouvelables, sites et sols pollués, carrières et mines.

Le dossier peut aussi inclure la gestion de risques/accidents (risques naturels ou technologiques, accidents industriels) et les responsabilités associées.

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Bon à savoir
Les besoins ne sont pas les mêmes pour un particulier et pour un professionnel. Cette précision permet aux avocats d'adapter leur réponse et leur accompagnement à votre situation.
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Chaque situation appelle un accompagnement différent : un conseil ponctuel, une procédure à engager ou une assistance à un moment précis. En précisant votre besoin, vous recevez des réponses d'avocats directement adaptées à votre demande, sans avoir à tout réexpliquer.
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Une naturalisation

Demande pour obtenir la nationalité française par décision de l'administration.

Exemple : demande déposée en ligne ou refus/ajournement à contester.

Un titre de séjour

Document permettant à un étranger de séjourner légalement en France.

Exemple : demande, renouvellement ou refus de carte de séjour.

Une carte de résident

Titre de séjour de longue durée, souvent valable dix ans, soumis à des conditions précises.

Exemple : demande après plusieurs années de résidence régulière.

Un visa

Autorisation permettant d'entrer en France pour un court ou long séjour, sauf dispense.

Exemple : refus de visa long séjour pour conjoint ou étudiant.

Un changement de statut

Demande visant à passer d'un motif de séjour à un autre.

Exemple : passer d'un statut étudiant à salarié.

Une autorisation de travail

Autorisation nécessaire dans certains cas pour qu'un étranger puisse travailler en France.

Exemple : demande liée à une embauche par un employeur.

Une demande d'asile

Démarche visant à obtenir une protection en France en raison de risques dans le pays d'origine.

Exemple : dépôt auprès de l'Ofpra après passage par la SPADA et le guichet unique.

Un regroupement familial

Procédure permettant à certains membres de la famille de rejoindre un étranger installé régulièrement en France.

Exemple : faire venir son conjoint et ses enfants mineurs.

Un permis de conduire

Difficulté liée à la reconnaissance, l'échange ou l'usage d'un permis obtenu à l'étranger.

Exemple : refus d'échange d'un permis étranger.

Une obligation de quitter le territoire

Mesure obligeant une personne à quitter la France, souvent après un refus de séjour ou une situation irrégulière.

Exemple : OQTF reçue avec un délai de recours court.

Une reconduite à la frontière

Mesure d'éloignement visant à faire quitter le territoire français.

Exemple : exécution d'une mesure après refus de séjour.

Une interdiction administrative de retour en France

Mesure administrative interdisant de revenir en France pendant une durée déterminée.

Exemple : interdiction associée à une OQTF.

Une interdiction judiciaire du territoire

Peine ou mesure décidée par un juge interdisant à une personne étrangère de rester ou de revenir en France.

Exemple : interdiction prononcée dans une décision pénale.

Une expulsion

Mesure d'éloignement liée notamment à des motifs graves d'ordre public.

Exemple : contestation d'un arrêté d'expulsion.

Une zone d'attente

Lieu où une personne peut être maintenue à son arrivée à la frontière, par exemple dans un aéroport.

Exemple : refus d'entrée sur le territoire.

Un placement en centre de rétention

Placement dans un centre fermé en vue de l'éloignement de la personne étrangère.

Exemple : recours urgent après placement en CRA.

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Avez-vous déjà entamé des démarches auprès de l'administration ?
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Bon à savoir
Permet de savoir si un dossier a déjà été déposé ou si des échanges ont commencé. Exemple : demande déposée sur l'ANEF ou rendez-vous en préfecture.
Votre demande a-t-elle été refusée par l'administration ?
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Permet d'identifier une décision défavorable et les délais éventuels de recours. Exemple : refus de titre de séjour ou refus de visa.
Date de la décision administrative
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Date figurant sur la décision ou la notification reçue. Elle peut être importante pour calculer les délais de recours.
A quelle date êtes-vous rentré en France ?
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Date d'arrivée en France, utile pour vérifier l'ancienneté de présence ou certaines conditions de séjour.
Quelle est votre situation familiale ?
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Indique la situation familiale actuelle, parfois importante pour les démarches de séjour ou de regroupement familial. Exemple : marié avec un conjoint vivant en France.
Avez-vous des enfants ?
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Permet de savoir si des enfants sont concernés par la situation ou les démarches. Exemple : enfant scolarisé en France ou demande de regroupement familial.
Avez-vous un emploi ?
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Permet d'identifier une activité professionnelle, utile pour certains titres, changements de statut ou autorisations de travail. Exemple : contrat de travail ou promesse d'embauche.
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S'il s'agit du même dossier, cette précision permet d'assurer la continuité de votre demande et de vous accompagner sans que vous ayez à tout réexpliquer. S'il s'agit d'un nouveau dossier, nous repartons sur des bases claires pour vous proposer les avocats les plus adaptés.
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Définition de la Kafala

La Kafala, réglementée dans certains pays de droit musulman, est une procédure de recueil légal d'un enfant mineur (dit " makfûl ") par un adulte (dit " kafil ") ? c'est-à-dire celui qui recueille l'enfant ? qui exercera sur lui l'autorité parentale et devra, en contrepartie, prendre en charge sa protection, son éducation et son entretien. C'est le cas pour des enfants abandonnés ou orphelins, des enfants nés de parents inconnus, ou encore d'enfants dont les parents sont frappés d'incapacité ou ne parvenant pas à assumer leur devoir de responsabilité et de prise de charge, par exemple. Il ne s'agit pas d'une adoption à proprement parler, puisque l'acte de Kafala ne crée pas de lien de filiation entre le makfûl et le kafil et ne donne pas droit à la succession.

Si le Conseil d'Etat l'a assimilée à une délégation de l'autorité parentale dans plusieurs arrêts qu'il a rendus (CE, 076/03/2007, n° 285679 ; CE, 09/11/2007, n° 279743 ; CE, 28/12/2007, n° 303956), la Kafala n'est en réalité ni une délégation d'autorité parentale ni une tutelle. Il est plus juste de considérer qu'un enfant mineur confié par Kafala est assimilable à une mesure de protection de ce dernier. C'est d'ailleurs en ce sens qu'elle est reconnue dans les conventions internationales, et notamment la convention sur les droits de l'enfant du 20 novembre 1989.

Les enjeux de la Kafala lors de la demande de visa d'entrée en France

La Kafala est souvent invoquée pour obtenir un visa d'entrée sur le territoire français au profit de l'enfant confié par décision judiciaire de recueil légal à un adulte ressortissant français ou étranger résidant régulièrement en France.

Cependant, même si l'acte de Kafala a de plein droit l'autorité de chose jugée en France dès lors que les conventions bilatérales entre la France et les pays étrangers concernés le prévoient, autrement dit sans qu'il y ait besoin de saisir le juge français d'une demande d'exequatur du jugement étranger ayant prononcé le recueil légal, son application directe et immédiate en droit français ne signifie pas pour autant qu'elle ouvre automatiquement droit au visa d'entrée en France.

Le Conseil d'Etat considère en effet que les autorités consulaires françaises peuvent, eu égard au large pouvoir d'appréciation dont elles disposent, refuser de délivrer un visa d'entrée sur le territoire français pour un enfant étranger confié par Kafala, en se fondant notamment sur des circonstances particulières susceptibles d'y faire obstacles, dans la mesure où l'intérêt supérieur de l'enfant est de vivre auprès de la personne qui exerce l'autorité parentale (CE, 22/10/2010, n° 330351 ; CE, 01/12/2010, n° 328063).

Dans ces conditions, tout l'intérêt est de savoir comment anticiper et éviter les pièges pour bien préparer sa demande de visa sollicité en vertu d'un jugement de Kafala. Il y a notamment huit points essentiels à vérifier avant de déposer une demande de visa en la matière.

1. Vérifier que la Kafala est bien prévue dans l'ordonnancement juridique du pays étranger où réside l'enfant concerné.

C'est le cas de certains pays du Maghreb.

En Algérie, la Kafala est définie par l'article 116 du code algérien de la famille comme étant " l'engagement de prendre bénévolement en charge l'entretien, l'éducation et la protection d'un enfant mineur, au même titre que le ferait un père pour son fils ". L'article 121 du code précité dispose que " le recueil légal confère à son bénéficiaire la tutelle légale et lui ouvre droit aux mêmes prestations familiales et scolaires que pour l'enfant légitime ". L'article 117 du même code ajoute que l'acte de Kafala peut être rendu soit par le tribunal (Kafala judiciaire), soit par le notaire (Kafala notariale).

Au Maroc, la Kafala s'adresse aux enfants abandonnés en application de l'article 1 de la loi n° 15-01 du 13 juin 2002 relative à la prise en charge des enfants abandonnés : " Est considéré comme enfant abandonné tout enfant de l'un ou de l'autre sexe n'ayant pas atteint l'âge de 18 années grégoriennes révolues lorsqu'il se trouve dans l'une des situations suivantes :

- être né de parents inconnus ou d'un père inconnu et d'une mère connue qui l'a abandonné de son plein gré ;

- être orphelin ou avoir des parents incapables de subvenir à ses besoins ou ne disposant pas de moyens légaux de subsistance ;

- avoir des parents de mauvaise conduite n'assumant pas leur responsabilité de protection et d'orientation en vue de le conduire dans la bonne voie, comme lorsque ceux-ci sont déchus de la tutelle légale ou que l'un des deux, après le décès ou l'incapacité de l'autre, se révèle dévoyé et ne s'acquitte pas de son devoir précité à l'égard de l'enfant ".

L'article 4 de la loi n° 15-01 du 13 juin 2002 précise que l'autorité compétente en matière de Kafala est le juge des tutelles de la circonscription dans laquelle se situe la résidence de l'enfant.

2. Vérifier que la Kafala est reconnue en France au travers d'une convention bilatérale avec le pays étranger où réside l'enfant.

A titre d'exemple, les règles gouvernant l'entrée et le séjour des ressortissants algériens sont prévues par l'accord franco-algérien du 27/12/1968 portant sur la circulation des Algériens en France. Ces règles ont la même valeur juridique que les traités internationaux, autrement dit une valeur juridique supérieure à celle des lois et des règlements, et sont donc d'application directe en droit français en vertu de l'article 55 de la Constitution française (principe de la hiérarchie des normes juridiques). Cette prise de considération permet ainsi d'écarter, en matière de Kafala, les dispositions législatives prévues par le Code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA), hormis les cas qui ne sont pas envisagés dans l'accord franco-algérien.

Le texte de référence concernant les ressortissants algériens est l'article 9 de l'accord franco-algérien aux termes duquel ces derniers doivent présenter un passeport en cours de valider muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités consulaires françaises pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français.

Toutefois, le juge français reste attentif sur le respect strict de la condition de réciprocité comme condition préalable à toute interprétation de l'accord international en question. Ainsi, par exemple, dans l'affaire Chevrol-Benkeddah, le Conseil d'Etat a validé le refus de visa du fait de l'absence de réciprocité, puisque l'Algérie n'appliquait pas cette clause de l'accord bilatéral à la date de la décision de refus attaquée (CE, 09/04/1999, n° 180277).

Le Conseil d'Etat ajoute une autre réserve, à savoir qu'un étranger désirant se rendre en France, y compris sur la base d'une Kafala, peut quand se voir refuser l'entrée sur le territoire français par les autorités françaises qui disposent d'un large pouvoir d'appréciation à cet égard, en se fondant notamment sur des motifs ou des circonstances autres que la considération de l'intérêt supérieur de l'enfant de vivre auprès du titulaire de l'autorité parentale en vertu d'un jugement étranger (CE, 01/12/2010, n° 328063).

3. Vérifier que le jugement de Kafala rendu par le tribunal étranger est régulier.

Le jugement étranger prononçant la Kafala doit comporter des mentions obligatoires sous peine d'irrégularité, et notamment l'indication de la juridiction dont il émane, le nom des juges qui ont délibéré, la signature et l'identité des parties, sous peine d'irrecevabilité dans le cadre d'une procédure contentieuses devant le tribunal administratif d'une demande d'annulation d'une décision de refus de visa en matière de Kafala.

Ce jugement doit également faire l'objet d'une signification par huissier dans le pays d'origine.

Enfin, le kafil n'oubliera pas de demander auprès de la cour d'appel du pays étranger un certificat de non-opposition ou de non-appel du jugement autorisant le recueil légal de l'enfant concerné.

Le jugement devra impérativement contenir la mention expresse de l'accord des parents biologiques de l'enfant ou, à défaut, le consentement de l'enfant en âge de discernement concernant la demande de délégation de l'autorité parentale par Kafala.

Ainsi, il a été jugé récemment que la requérante n'établit pas qu'elle est effectivement tutrice légale de l'enfant demandeur du visa, en l'absence de consentement exprès de la mère biologique (TA de Nantes, 19/09/2022, n° 2201408).

5. Vérifier que les conditions d'accueil et de logement de l'enfant en France sont conformes à son intérêt.

Le Conseil d'Etat a certes jugé que " l'intérêt de l'enfant est en principe de vivre auprès de la personne qui, en vertu d'une décision de justice qui produit des effets juridiques en France, est titulaire à son égard de l'autorité parentale " (CE, 28/12/2007, n° 304202 ; CE, 09/12/2009, n° 305031 ; CE, 07/02/2013, n° 347936).

Néanmoins la prise en considération de l'intérêt supérieur de l'enfant ne suffit pas pour convaincre les autorités françaises d'accepter de délivrer un visa au nom de la Kafala. Il faut aussi démontrer que la prise en charge de l'enfant en France est conforme à son intérêt, ce qui implique de respecter les conditions d'accueil et de logement. Autrement dit, le titulaire de l'autorité parentale doit avoir un logement suffisamment grand avec, si possible, une chambre dédiée à l'enfant (CAA de Nantes, 01/07/2016, n° 15NT02350).

6. Vérifier que les conditions de ressources du titulaire de l'autorité parentale sont conformes à l'intérêt supérieur de l'enfant.

Le titulaire de l'autorité parentale doit également disposer de ressources financières suffisantes pour subvenir aux besoins de l'enfant dont il a la garde, garantir son entretien et l'accompagner dans son éducation conformément à son intérêt supérieur (CE, 30/12/2009, n° 319890). Il faudra dès lors présenter, lors du dépôt de la demande de visa auprès des autorités consulaires françaises, des justificatifs de ressources (contrat de travail, bulletins de salaire, avis d'imposition, relevés du compte bancaire, notamment).

7. Déposer la demande de visa avant que l'enfant atteigne la majorité selon le droit applicable du pays d'origine.

Les autorités consulaires françaises ne doivent pas refuser la demande de visa au motif que l'enfant recueilli légalement est majeur au sens du droit français, alors même que le droit de son pays d'origine le considère encore comme mineur.

Dans une affaire récente, un oncle résidant en France avait obtenu en 2007 par jugement de Kafala d'un tribunal algérien le droit de recueillir son neveu né et vivant en Algérie, à charge pour lui de l'entretenir, de l'éduquer et de le protéger jusqu'à sa majorité. Quelques années plus tard, une demande de visa a été déposée auprès du consulat général de France en Algérie, qui a finalement refusé de délivrer un visa pour le motif tiré de ce que le neveu était âgé de 18 ans à la date de la décision de refus au regard du droit français. Le tribunal administratif de Nantes a annulé la décision attaquée au motif que l'acte de Kafala n'a pas cessé de produire ses effets en France puisque le code civil algérien prévoit que la majorité est fixée à 19 ans révolus (TA de Nantes, 19/09/2022, n° 2205247).

Par contre, dans une autre affaire, la requérante née en 1994 a été confiée à son frère par acte de Kafala dressé en 2010. Ce dernier a sollicité et obtenu une ordonnance d'exequatur en France en 2012. L'intéressée, devenue majeure, a déposé ensuite une demande de visa de long séjour pour se rendre en France et vivre avec son frère bénéficiaire de la Kafala. Or, cet acte a cessé de produire ses effets à la date à laquelle l'enfant est devenu majeur (CAA de Nancy, 10/07.2015, n° 14NT02031).

Cette dernière affaire est symptomatique de ce qu'il ne faut surtout pas faire. Le bénéficiaire de la Kafala a fait l'erreur d'engager une procédure d'exequatur en France et d'attendre le prononcé du jugement d'exequatur avant le dépôt d'une demande de visa, alors même que l'acte de Kafala est en principe d'application directe en droit français.

8. S'assurer que la venue de l'enfant en France ne constitue pas une menace à l'ordre public.

Il est enfin nécessaire d'établir auprès des autorités consulaires françaises que la venue de l'enfant ne constitue pas un risque de menace à l'ordre public, en leur communiquant notamment un bulletin n° 3 de son casier judiciaire (CE, 25/02/2008, n° 305697).

Une fois toutes ces précautions prises, le demandeur pourra préparer sereinement sa demande de visa.

Il n'empêche que les autorités consulaires peuvent refuser de délivrer le visa sollicité sur la base de motifs assez pu compréhensibles. Si tel était le cas, il ne faut pas hésiter à contester cette décision en respectant strictement les délais de recours, devant par le biais d'un recours préalable obligatoire devant la Commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France (CRRV) basée à Nantes, voire ensuite devant le tribunal administratif de Nantes.

Les recours envisageables en cas de refus de visa

Le(s) motif(s) de refus de visa étant des motifs d'ordre juridique, il est vivement recommandé de se faire assister d'un avocat intervenant en matière de visa, mieux placer pour développer des arguments juridiques pertinents de nature à convaincre la Commission de rendre un avis favorable.

La CRRV a deux mois pour répondre à compter de la date de réception du recours. En l'absence de réponse expresse de la Commission dans le délai imparti, le recours est réputé rejeté : on parle alors de rejet implicite (CAA de Nantes, 17/11/2020, n° 20NT00588).

En cas de rejet explicite ou implicite du recours, le kafil dispose alors d'un nouveau délai de deux mois pour contester la décision de la CRRV par le biais d'un recours en annulation pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif de Nantes, en prenant le soin de se faire assister et représenter par un avocat intervenant en matière de visa tout au long de la procédure contentieuse jusqu'au prononcé du jugement définitif.

Maître Mourad MEDJNAH

Avocat à la Cour d'appel de Paris

Docteur en droit - Enseignant

Cabinet pluridisciplinaire Medjnah

13, rue de la Jonquière - 75017 Paris

Tél/Port: 06.62.23.21.48

Mail: m.medjnah@gmail.com

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