La filiation est le lien juridique rattachant une personne à son père et/ou à sa mère. Généralement, ce lien est constatable par la société et la relation existante est notoire telle qu'il n'y a plus besoin de le prouver.
Aux termes du 1° de l'article 310-3 du code civil, il est mentionné que " la filiation se prouve par l'acte de naissance de l'enfant, par l'acte de reconnaissance ou par l'acte de notoriété constatant la possession d'état ". Ce qui signifie que l'établissement de la filiation se fait par effet de la loi, par jugement, par reconnaissance et par la possession d'état.
Nous allons nous intéresser à ce dernier mode d'établissement de la filiation à l'égard de l'enfant qui ne bénéficie pas de la présomption de paternité : la possession d'état.
La possession d'état s'entend comme la " Réunion de faits permettant d'établir la filiation d'une personne avec un parent dont elle se dit être le fils ou la fille. Elle doit être constante, continue et non équivoque (existence d'une vie de famille effective, le parent a participé à l'éducation et à l'entretien de l'enfant, l'existence du lien familial est reconnue par l'entourage) ".
Des conditions sont bien évidemment à réunir pour que la filiation paternelle d'un enfant non-reconnu soit établie. En général, il faut démontrer l'existence d'une relation familiale entre le père supposé et l'enfant. Mais aussi, le notaire joue un rôle très important dans cet établissement de la filiation.
