Un arrêt récent de la Cour d'appel de Paris apporte une solution dans le cadre d'un litige entre les ayants droits d'un sculpteur et une mairie ayant transféré et effectué des travaux sur les sculptures réalisées par le sculpteur et faisant l'objet du marché public (CA Paris, 9 avril 2025, n°24/18170). Cet arrêt considère que le litige est de la compétence du juge administratif et non du juge judiciaire alors même que sont invoqués par les ayants droits les droits moraux sur la sculpture.
Cet arrêt nous permet dans le cadre de cette fiche pratique d'aborder les principes généraux des marchés publics (A) et des recommandations de rédaction d'un contrat de marché public portant sur des prestations de services informatiques ou intellectuelles (B).
Comme vous le savez, les relations entre un client acteur public (" acheteur ") et une entreprise privée prestataire de services (" titulaire ") sont régies par des clauses spécifiques pour les prestations de services informatiques (Arrêté du 30 mars 2021 portant approbation du cahier des clauses administratives générales des marchés publics de techniques de l'information et de la communication, " CCAG-TIC ") et les prestations intellectuelles (Arrêté du 30 mars 2021 portant approbation du cahier des clauses administratives générales des marchés publics de prestations intellectuelles, " CCAG-PI ").
