Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est désormais au c?ur de la politique du logement en France. Depuis le 1er juillet 2021, il est devenu juridiquement opposable : un bailleur ou un vendeur engage sa responsabilité si le classement communiqué s'avère erroné. Surtout, la loi Climat et résilience a fixé un calendrier d'interdiction progressive de mise en location des " passoires thermiques ".
Depuis janvier 2025, les logements classés G ne peuvent plus être proposés à la location, sauf rénovation préalable. À l'horizon 2028, les logements classés F seront à leur tour exclus, puis les E en 2034.
Cette trajectoire légale s'inscrit dans un objectif clair : réduire drastiquement la consommation énergétique du parc immobilier et atteindre les engagements climatiques français. Mais sur le terrain, les difficultés sont immenses : coût des travaux, contraintes techniques ou architecturales, et parfois impossibilité matérielle de respecter les seuils.
Face aux inquiétudes croissantes des propriétaires bailleurs, le Gouvernement a évoqué, pour 2026, des ajustements rendant le DPE " plus favorable ". Mais s'agit-il d'un véritable assouplissement ou d'un simple aménagement technique ?
À ce jour, aucune réforme définitive n'a modifié le calendrier officiel. Un point s'impose donc pour distinguer la loi en vigueur des hypothèses pour demain.
