À quoi sert le règlement dans une association active ?
Le règlement intérieur permet de traduire les statuts en règles opérationnelles directement applicables à l'activité quotidienne de l'association.
Il sert notamment à :
- organiser concrètement les actions menées par l'association (ateliers, événements, prestations, formations) ;
- définir le rôle et les responsabilités des dirigeants, bénévoles et salariés dans la conduite de l'activité ;
- encadrer les modalités de participation des membres aux projets associatifs ;
- fixer des règles de fonctionnement adaptées à la réalité du terrain.
Contrairement aux statuts, le règlement intérieur offre une souplesse d'adaptation indispensable lorsque l'activité évolue ou se développe.
Un outil efficace face aux contrôles et aux enjeux actuels
Les associations actives sont aujourd'hui régulièrement confrontées à des contrôles :
- contrôles liés aux subventions publiques ;
- exigences de transparence des partenaires institutionnels ;
- vérifications en cas de litige ou de signalement.
Dans ce cadre, il est fréquent que l'administration ou un financeur demande à consulter les règles internes de gouvernance et d'organisation de l'activité.
L'absence de règlement intérieur ou l'existence d'un document imprécis peut fragiliser l'association et remettre en cause certaines décisions.
Un règlement intérieur clair permet de démontrer la régularité des procédures internes et la bonne gestion de l'activité.
Points essentiels du règlement intérieur
Un règlement intérieur efficace ne se contente pas de reprendre les statuts. Il doit répondre à des situations concrètes rencontrées dans l'exercice de l'activité.
Il est recommandé d'y intégrer notamment :
L'organisation de l'activité :
- conditions d'accès aux services ou actions proposées par l'association ;
- règles d'utilisation des locaux, du matériel ou des outils numériques ;
- modalités d'encadrement des bénévoles et intervenants.
Le fonctionnement interne :
- modalités de convocation et de tenue des réunions (présentiel, visioconférence, vote à distance) ;
- règles de quorum (nombre minimum de présents) et de majorité ;
- procédures de délégation de pouvoirs.
La gestion des conflits et la discipline interne :
- procédure disciplinaire applicable aux membres ;
- modalités de radiation ou de suspension ;
- prévention et gestion des conflits d'intérêts.
Ces dispositions permettent d'anticiper les difficultés et d'éviter des décisions contestables ou contestées.
Les bonnes pratiques pour la rédaction du règlement intérieur
Le règlement intérieur joue un rôle clé dans de nombreuses situations :
- contestation d'une exclusion ou d'un refus d'adhésion ;
- conflit entre bénévoles impliqués dans un même projet ;
- remise en cause d'une décision du bureau ou du conseil d'administration ;
- contrôle portant sur l'utilisation de subventions.
En pratique, des décisions de justice peuvent considérer que des règles internes adoptées conformément aux statuts et clairement communiqués aux membres peuvent leur être opposables.
Une fois rédigé, le règlement intérieur doit être :
- adopté par l'organe compétent conformément aux statuts ;
- formalisé dans un procès-verbal ;
- porté à la connaissance de l'ensemble des membres.
Il est également recommandé de former les dirigeants et responsables de projets à son application afin qu'il devienne un véritable outil de gestion quotidienne. N'oubliez pas de le mettre à jour dès que la situation de l'association évolue.