Quand une société française verse des dividendes à sa société mère installée dans un autre pays de l'Union européenne, un impôt peut être prélevé au moment du paiement. Ce prélèvement peut être écarté lorsque les conditions prévues par le droit européen sont remplies. Or le texte français raisonne encore avec une notion plus étroite : le lieu où se trouve le centre réel de décision de la société mère. La Commission européenne estime que ce filtre est trop strict. Le 11 mars 2026, elle a donc officiellement demandé à la France de modifier sa règle, estimant que le droit européen d'abord le pays où la société mère est reconnue comme résidente fiscale. Le sujet paraît technique, mais ses conséquences sont très concrètes : selon le critère retenu, une exonération peut être accordée, refusée ou réclamée après coup.
Dividendes dans l'UE : ce qu'il faut retenir de la position de la Commission Européenne
