Les caméras de vidéoprotection et d'autres dispositifs sont devenus incontournables dans l'espace public. Face aux limites inhérentes à la surveillance humaine, les collectivités territoriales se montrent réceptives à la mise en place de systèmes de caméras augmentées.
Ces dispositifs, adossés aux outils de vidéoprotection existants, permettent, grâce à l'intelligence artificielle, une analyse en temps réel afin de détecter automatiquement certaines situations prédéfinies, à condition qu'un texte autorise clairement leur usage et que des garanties protègent suffisamment les personnes filmées.
Trois réalités techniques et juridiques distinctes doivent être soigneusement différenciées : la vidéoprotection classique, où les images sont seulement retransmises sans modification ; la vidéoprotection augmentée, qui ajoute à la captation d'images une analyse automatisée permettant de détecter certaines situations ou comportements prédéfinis ; et la reconnaissance faciale, où le système, qui obéit à un régime plus restrictif encore, procède à l'identification biométrique des personnes.
Avec l'engouement pour ces solutions, de plus en plus d'acteurs publics s'interrogent sur la légalité de leur utilisation, et certains en font les frais. Par une décision Commune de Nice c/ CNIL du 30 janvier 2026 (n° 506370), le Conseil d'État rappelle qu'un tel dispositif ne peut être déployé sans base légale suffisante et garanties adaptées.
