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Transaction : 5 différences par rapport à la rupture conventionnelle individuelle

Travail / Rupture de contrat / Par Alexia.fr, Publié le 09/03/2018 à 13h28
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La rupture conventionnelle est le mode de rupture du contrat de travail à la mode. On entend de moins en moins parler de transaction. Est-ce que la rupture conventionnelle individuelle remplace la transaction ? Non, ces deux dispositifs demeurent distincts et présentent chacun leur intérêt. La preuve en 5 actes.

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Relation employeur-salarié de droit privé (contrat de travail, exécution et rupture), salaires, sanctions, prud'hommes, discrimination, harcèlement.

Votre demande concerne une relation employeur-salarié et ses conséquences : contrat de travail (CDI, CDD, intérim, stage), exécution du contrat (salaires/primes, heures supplémentaires, congés payés, clauses de mobilité ou de non-concurrence) ou modification des conditions de travail.

Elle peut aussi porter sur la rupture (licenciement pour faute/économique/motif personnel, démission, rupture conventionnelle), des sanctions disciplinaires, la discrimination, le harcèlement moral ou sexuel, le règlement intérieur, les représentants du personnel/syndicats, l'intéressement/participation/épargne salariale, l'accident du travail, et éventuellement le pénal du travail (santé-sécurité, travail dissimulé, entrave, prêt illicite de main-d'oeuvre, etc.).

Séjour/nationalité : titre de séjour, visa, asile, OQTF, régularisation, renouvellement, naturalisation, autorisation de travail, rétention, expulsion.

Votre demande relève du droit des étrangers (séjour ou nationalité) : naturalisation, titre de séjour/carte de résident, visa, changement de statut, autorisation de travail, asile, regroupement familial.

Elle peut aussi concerner une mesure d'éloignement/contrôle (OQTF, reconduite à la frontière, interdiction de retour, interdiction du territoire, expulsion, zone d'attente, rétention) et les démarches/recours associés.

Pénal : victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) (plainte, audition, garde à vue, convocation, jugement, appel), avec enquête, tribunal, recours et éventuelle constitution de partie civile.

Vous êtes victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) dans une affaire pénale : plainte, convocation, audition, garde à vue, enquête ou instruction.

La procédure peut passer par une alternative (médiation, composition pénale), une CRPC ou une comparution immédiate, puis un jugement devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, avec constitution de partie civile possible et recours (appel, cassation). Le sujet peut aussi inclure les infractions routières/permis et l'exécution/aménagement de peine.

Litige avec une administration ou un établissement public et je conteste une décision (refus, retrait, sanction, autorisation, silence de l'administration).

Votre situation oppose une administration ou un établissement public et vous souhaitez contester une décision (refus, retrait, sanction, autorisation) ou l'absence de réponse de l'administration.

Le dossier relève d'un recours administratif et, le cas échéant, du tribunal administratif, notamment en marchés publics, responsabilité de l'administration, élections et collectivités, fonction publique, urbanisme, droit des étrangers.

Sécurité sociale / CPAM / CAF / MSA / URSSAF : litige sur des droits/prestations (AT-MP, refus, trop-perçu, taux), des cotisations ou un contrôle, recours.

Vous contestez une décision d'un organisme social ou un dossier de protection sociale (CPAM/CAF/MSA, URSSAF).

Le sujet peut concerner l'accident du travail/maladie professionnelle (AT/MP), la faute inexcusable de l'employeur, l'invalidité/handicap, les congés parentaux, la retraite, le chômage, les prestations, ou les cotisations et les contrôles sociaux.

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Particulier employeur

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Administration publique

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Licenciement économique

Cela signifie que l'employeur justifie la rupture par la situation de l'entreprise ou une réorganisation. Exemple : votre poste est supprimé parce que l'activité baisse.

Licenciement pour motif personnel

Cela signifie que la rupture est liée à votre situation ou à votre comportement, sans être forcément présentée comme une faute disciplinaire. Exemple : l'employeur estime que vous n'êtes plus adapté au poste.

Licenciement pour faute

Cela signifie que l'employeur vous reproche un comportement ou un manquement qu'il estime suffisamment grave pour rompre le contrat. Exemple : absences non justifiées ou non-respect d'instructions importantes.

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Faute simple

Il s'agit d'un reproche sérieux, mais pas au point de rendre impossible votre maintien immédiat dans l'entreprise. Exemple : un manquement répété aux consignes.

Faute grave

Il s'agit d'un reproche que l'employeur considère comme très sérieux, au point de ne pas pouvoir vous garder dans l'entreprise pendant le préavis. Exemple : refus répété d'exécuter le travail ou incident grave.

Faute lourde

Il s'agit d'un reproche encore plus grave, avec l'idée que le salarié aurait voulu nuire à l'employeur. Exemple : destruction volontaire de matériel pour faire du tort à l'entreprise.

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La transaction n'est pas une façon de rompre le contrat de travail

La rupture conventionnelle individuelle homologuée est un mode de rupture du contrat de travail au même titre que la démission ou le licenciement. Salarié et employeur se mettent tous les deux d’accord pour rompre la relation de travail.
La logique de la transaction est bien différente ! Elle intervient juridiquement après la rupture du contrat, dans le but de mettre fin ou de prévenir tout litige lié à cette rupture qui pourrait conduire les parties devant les prud’hommes. Elle est utilisée pour éviter les aléas d’un procès ou pour régler un litige en toute confidentialité. Et ne doit être signée pour être valable qu’après la rupture effective du contrat de travail. Même si les parties se mettent en pratique le plus souvent d’accord sur la transaction avant même cette rupture !
C’est ainsi qu’il est possible de conclure une transaction postérieure au terme du contrat de travail rompu par le biais de la rupture conventionnelle individuelle.

Il existe obligatoirement un litige pour conclure une transaction

La rupture conventionnelle individuelle n’intervient pas forcément dans un contexte tendu. Au contraire, il est plus risqué d’en conclure une lorsqu’il existe un litige car les juges pourraient être amenés à considérer que le consentement du salarié n’était pas forcément libre.
A l’inverse, il ne peut pas y avoir de transaction sans litige déjà né ou à naitre. Le litige est la raison d’être même de toute transaction ! Il peut s’agir, par exemple, du côté du salarié de réclamer des impayés (non versement de primes, non-paiement d’heures supplémentaires) ou de contester son motif de licenciement. L’employeur se met alors d’accord avec lui pour mettre fin au litige sans procès.

Une transaction ne nécessite pas de faire intervenir l'administration

La rupture conventionnelle individuelle implique de suivre toute une procédure qui passe notamment par l’homologation de la rupture par l’administration. Ce n’est qu’une fois la rupture homologuée que le contrat prend fin.
L’inspection du travail a-t-elle son mot à dire en matière de transaction ? Non, en aucun cas. Le formalisme obligatoire pour la transaction passe uniquement par la conclusion d’un écrit, signé par les deux parties postérieurement à la rupture du contrat et comprenant les concessions réciproques des parties.

Il n'y a pas de montant minimum d'indemnité transactionnelle

Pour fixer l’indemnité de rupture conventionnelle, une négociation doit avoir lieu entre employeur et salarié. Cette négociation est toutefois soumise à un plancher, car l’indemnité ne peut pas être inférieure à l’indemnité qu’aurait perçue le salarié s’il avait été licencié, calculée selon la formule la plus favorable entre l’indemnité légale et l’indemnité prévue par la convention collective.
Il y a plus de liberté dans la transaction puisqu’elle ne porte même pas forcément sur l’attribution d’une somme d’argent. L’important ? Qu’elle comporte des concessions réciproques, sinon sa validité pourrait être remise en cause. Le montant de l’indemnité transactionnelle ne comporte donc pas de minimum mais dépend seulement du résultat de la négociation entre les parties, sous réserve que cette indemnité soit bien une réelle concession pour l’employeur.

Aucune contestation n'est en principe possible après une transaction

Lorsqu’une rupture conventionnelle est conclue, il reste possible de contester cette fin de contrat de travail devant le conseil de prud’hommes dans un délai de 12 mois.
Il n’en va pas de même pour la transaction puisque cette dernière a justement pour but de clore le litige sans remise en cause possible. C’est ainsi que le salarié porte sur le document transactionnel la mention manuscrite « bon pour accord transactionnel valant désistement d’instance et d’action ». Elle peut toutefois être remise en cause si les conditions de validité n’ont pas été respectées ou si le salarié prouve qu’il a été forcé de signer et que son consentement est donc vicié.

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