Faux et usage de faux
Les bulletins de salaire que nous fournit notre employeur sont établis par un prestataire qui est le cabinet comptable de l'employeur.
Suite apparemment à un problème de "timing" entre le cabinet comptable et l'employeur, le cabinet comptable n'avait pas été en mesure de faire les "salaires" et les bulletins de salaire à temps au mois de juillet.
Cette situation avait amené l'employeur et le cabinet comptable à verser pour ce mois de juillet, des salaires "approximatifs", correspondant aux salaires du mois précédent, ici le mois de juin.
Cette situation avait abouti à ce que me soit versé trop de salaire au mois de juillet. Je ne le conteste nullement. L'employeur et le cabinet comptable étaient tout à fait en droit de procéder les mois suivants à des retenues sur salaire pour récupérer ce qui m'avait été versé en trop.
Néanmoins, les retenues sur salaire sont encadrées par le code du travail : articles L3251-3, L3252-2, R3252-2.
Pour pouvoir récupérer le trop perçu (520 euros), en une seule fois, sur mon salaire mensuel qui est de 1500 euros net et pour éluder et s'affranchir des dispositions du code du travail qui limitent la retenue à 10% du salaire, le cabinet comptable et l'employeur ont délibérément produit, au mois de septembre, un bulletin de salaire inexact.
Pour pouvoir récupérer en une seule fois les 520 euros versés en trop en juillet, ils ont indiqué sur mon bulletin de septembre qu'il m'avait été versé, en septembre, un acompte de 520 euros.
C'est bien évidemment totalement faux. Je n'ai jamais ni demandé, ni eu un quelconque acompte en septembre. J'ai travaillé normalement en ce mois de septembre et mon salaire mensuel était donc de 1500 euros net.
L'employeur et son cabinet comptable le savent pertinemment. Ce n'est donc absolument pas une "erreur". Bien au contraire, il s'agissait de faire délibérément un bulletin de salaire inexact en y inscrivant un acompte imaginaire qui permettait ainsi de récupérer 520 euros en une seule fois, en s'affranchissant des règles du code du travail (article L3251-3) qui auraient limité cette retenue à 10% (dans mon cas, donc à 150 euros).
Je demande des explications et je n'ai droit qu'à un péremptoire "Circulez, il n'y a rien à voir". Pas la moindre explication, la moindre excuse ...
Je voulais donc savoir si je pouvais poursuivre, au pénal, le cabinet comptable pour "faux" ?
L'employeur, quant à lui, est-il susceptible d'être aussi poursuivi pénalement pour "usage de faux" ?
Merci de vos réponses