Bonjour
Dans une vente entre particuliers, la somme versée en avance est présumée constituer des arrhes, sauf mention expresse d'« acompte » dans le contrat. Or, si le contrat que vous avez signé indique clairement qu'il s'agit d'un acompte, vous êtes lié de manière définitive par votre engagement.
Lorsque l'avance est qualifiée d'acompte, l'acheteur ne peut pas se rétracter sans engager sa responsabilité. En cas de désistement unilatéral, le vendeur n'a pas l'obligation de restituer l'acompte et peut même exiger l'exécution forcée de la vente ou des dommages-intérêts pour le préjudice subi.
Si le montant de l'acompte apparaît manifestement excessif au regard du préjudice réellement subi par le vendeur, vous pouvez saisir le juge pour qu'il réduise cette stipulation pénale : la loi permet en effet au juge d'atténuer les clauses pénales jugées disproportionnées.
Si le meuble présente un défaut grave et non apparent portant atteinte à sa destination (ici l'usage quotidien comme couchage), vous pouvez invoquer la garantie des vices cachés (articles 1641 et suivants du Code civil). Vous auriez alors la possibilité de demander la résolution de la vente et la restitution de l'acompte, à condition de prouver l'existence du vice antérieur à la vente.
Avant toute procédure, tentez une mise en demeure amiable par lettre recommandée avec accusé de réception : rappelez la nature de l'acompte, votre demande de remboursement et fixez un délai (généralement 15 jours).
À défaut de réponse, vous pourrez saisir le tribunal judiciaire :
Injonction de payer pour obtenir rapidement une décision contraignante.
Action en résolution de la vente fondée sur la garantie des vices cachés si vous retenez ce motif.
Merci d'indiquer votre question comme résolue en cliquant sur le BOUTON VERT
Je vous remercie, cher Maître, pour la clarté et la concision de votre réponse avec mention des recours possibles dont j'ai très bien saisi les nuances, notamment l'argumentation de vice caché qui serait en ma faveur mais dont je saisis aussi les contraintes ( certification du fabricant, expertise..)
Je m'interroge néanmoins, et pour compléter votre réponse si vous le voulez bien, cher Maître, sur la valeur "contractuelle " et juridique du papier de reconnaissance d'acompte qui m'a été remis par le vendeur. Celui-ci peut-il réellement se retourner contre moi, notamment en exigeant la vente forcée , compte tenu des éléments suivants non encore exposés :
- contrat papier rédigé et signé unilatéralement par le vendeur ( je n'ai rien signé), fait en un seul exemplaire ( en ma possession, le vendeur n'ayant aucun papier/contrat signé de ma part) mais où est utilisé effectivement le mot "accompte" ?
Quid, en outre d'un contrat "oral" dont le vendeur pourrait se prévaloir ?
Merci , cher Maître, pour cet éclairage complémentaire que vous pourriez m'apporter.
Bien cdt.
e vous remercie, cher Maître, pour la clarté et la concision de votre réponse avec mention des recours possibles dont j'ai très bien saisi les nuances, notamment l'argumentation de vice caché qui serait en ma faveur mais dont je saisis aussi les contraintes ( certification du fabricant, expertise..)
Je m'interroge néanmoins, et pour compléter votre réponse si vous le voulez bien, cher Maître, sur la valeur "contractuelle " et juridique du papier de reconnaissance d'acompte qui m'a été remis par le vendeur. Celui-ci peut-il réellement se retourner contre moi, notamment en exigeant la vente forcée , compte tenu des éléments suivants non encore exposés :
- contrat papier rédigé et signé unilatéralement par le vendeur ( je n'ai rien signé), fait en un seul exemplaire ( en ma possession, le vendeur n'ayant aucun papier/contrat signé de ma part) mais où est utilisé effectivement le mot "accompte" ?
Quid, en outre d'un contrat "oral" dont le vendeur pourrait se prévaloir ?
Merci , cher Maître, pour cet éclairage complémentaire que vous pourriez m'apporter.
Bien cdt.
Je vous remercie, cher Maître, pour la clarté et la concision de votre réponse avec mention des recours possibles dont j'ai très bien saisi les nuances, notamment l'argumentation de vice caché qui serait en ma faveur mais dont je saisis aussi les contraintes ( certification du fabricant, expertise..)
Je m'interroge néanmoins, et pour compléter votre réponse si vous le voulez bien, cher Maître, sur la valeur "contractuelle " et juridique du papier de reconnaissance d'acompte qui m'a été remis par le vendeur. Celui-ci peut-il réellement se retourner contre moi, notamment en exigeant la vente forcée , compte tenu des éléments suivants non encore exposés :
- contrat papier rédigé et signé unilatéralement par le vendeur ( je n'ai rien signé), fait en un seul exemplaire ( en ma possession, le vendeur n'ayant aucun papier/contrat signé de ma part) mais où est utilisé effectivement le mot "accompte" ?
Quid, en outre d'un contrat "oral" dont le vendeur pourrait se prévaloir ?
Merci , cher Maître, pour cet éclairage complémentaire que vous pourriez m'apporter.
Bien cdt.
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