Bonsoir @Lllal,
Le principe est posé par l'
article 373-2 du Code civil :
chacun des parents doit maintenir des relations personnelles avec l'enfant et respecter les liens de celui-ci avec l'autre parent.
Par ailleurs,
le non-respect d'un droit de visite et d'hébergement fixé par décision judiciaire peut constituer le délit de non-représentation d'enfant, prévu par l'
article 227-5 du Code pénal.
D'une part, si votre
divorce par consentement mutuel fixe expressément un droit de visite (un week-end sur deux et la moitié des vacances), cette organisation s'impose aux deux parents.
D'autre part, Madame ne peut pas décider unilatéralement de suspendre ce droit, sauf danger grave pour l'enfant.
En logique de bon sens,
un désaccord entre parents ne justifie pas la suppression du droit de visite.
Voici les
axes d'action possibles :
(i) Vous présenter aux dates et horaires prévus pour démontrer votre volonté d'exercer votre droit.
(ii) Faire constater l'absence de remise de l'enfant (éventuellement par commissaire de justice).
(iii) Déposer plainte pour non-représentation d'enfant si le refus est caractérisé.
(iv) Saisir le juge aux affaires familiales afin de faire ordonner l'exécution de la décision et éventuellement solliciter des mesures coercitives (astreinte).
Le juge appréciera souverainement les motifs invoqués par la mère. Si aucun danger n'est établi, le refus est juridiquement injustifié.
Attention : il est essentiel de rester strictement conforme à la décision. Toute initiative personnelle (récupération forcée, modification unilatérale des horaires) pourrait se retourner contre vous.
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Cela permet de valoriser le travail juridique fourni et d'aider d'autres parents confrontés à des situations similaires.
Bien à vous,
Maître Jordan MINARY
Avocat au Barreau de LYON
La présente réponse constitue un avis juridique général, émis sous toutes réserves, au regard des seuls éléments exposés. Elle ne saurait se substituer à une consultation juridique personnalisée.
Pour toute démarche engageant vos droits, il convient de consulter un avocat, seul à même de procéder à une étude complète et sur pièces de votre dossier et de vous fournir une réponse adaptée.