Bonjour,
Vous avez raison de réagir, car juridiquement ce n'est pas la même chose.
Une contre-expertise vise à contester une expertise déjà réalisée, alors qu'un complément d'expertise vise à examiner un point non traité. Si la poutre n'a jamais été étudiée, votre demande est bien un complément, pas une contre-expertise.
Le juge a donc peut-être mal qualifié votre demande.
Ce que vous pouvez faire :
vérifier précisément l'ordonnance rendue pour comprendre le motif exact du refus
faire valoir que l'élément (poutre) est nouveau et n'a jamais été expertisé
demander à votre avocat de reformuler une demande claire de complément d'expertise en insistant sur le caractère distinct
Selon le stade de la procédure, il est aussi possible :
de faire appel de la décision si elle est susceptible de recours
ou de soulever à nouveau la question dans le cadre du procès au fond
Vous pouvez également produire des éléments nouveaux (photos, évolution des fissures, éventuel avis technique) pour justifier l'urgence et la nécessité d'un examen.
Conclusion :
votre demande est juridiquement fondée
mais elle doit être reformulée clairement pour éviter toute confusion avec une contre-expertise
Merci d'indiquer la réponse comme résolue si cela vous a aidé.
il y a 17 heures
Puis-je contester moi-même avec une lettre ?
En attendant de trouver un nouvel avocat
il y a 16 heures
Bonjour,
L'erreur du juge entre « contre-expertise » et « complément d'expertise » est une confusion juridique majeure qui vous porte préjudice. Le complément d'expertise (Art. 245 du CPC) vise à examiner un élément nouveau ou omis, alors que la contre-expertise conteste les conclusions déjà rendues.
Puisque cette poutre n'a jamais été analysée, vous ne contestez rien : vous signalez une aggravation du désordre ou un péril imminent.
Vous pouvez tout à fait adresser vous-même une note en délibéré ou un courrier au juge chargé du contrôle de l'expertise (ou au juge de la mise en état) pour rectifier cette erreur matérielle.
Dans votre courrier, rappelez que l'article 236 du CPC permet au juge d'accroître la mission de l'expert à tout moment.
Joignez des photos des microfissures récentes pour démontrer l'urgence et le caractère inédit de ce désordre. Précisez bien que ce n'est pas la compétence de l'expert que vous remettez en cause, mais l'exhaustivité de sa mission face à un risque d'effondrement structurel non encore évalué.
Si le juge maintient son refus, il faudra demander à votre futur avocat d'engager un référé expertise spécifique pour ce nouveau désordre, afin d'éviter que le rapport final ne soit incomplet et ne bloque votre indemnisation.
Merci d'indiquer que la question est résolue en cliquant sur le bouton vert.
il y a 13 heures
Bonjour maître,
Je vous remercie pour votre réponse très intéressante.
J ai une bonne piste pour faire ce courrier, savez-vous s il y a un délai pour envoyer cette lettre au juge ? (Date de péremption je sais plus comment on dit )
Merci par avance pour votre réponse,
Bonne soirée,
Cordialement
il y a 13 heures
Le délai dont vous parlez s'appelle la prescription ou le délai de forclusion, mais dans votre cas, il s'agit surtout de respecter le calendrier de la procédure.
Vous devez envoyer ce courrier avant la clôture de l'instruction (date à laquelle le juge fige le dossier avant l'audience).
Idéalement, agissez dès maintenant : une fois le rapport définitif de l'expert déposé, il sera beaucoup plus difficile et coûteux de rouvrir les opérations.
Une réaction rapide justifie l'urgence liée aux microfissures et évite que le juge ne considère votre demande comme une manœuvre dilatoire.
Merci d'indiquer que la question est résolue en cliquant sur le bouton vert.
Merci, vous avez répondu à ma question.
J ai également un devis pour renforcer la poutre en question non expertisée. Est-ce à votre avis une bonne idée de le joindre au courrier envoyé au juge ?
Merci par avance pour votre réponse
il y a 12 heures
Je vous remercie pour votre réponse.
J ai relu les conclusions d incident de notre conseil. Et celui-ci avait pourtant bien demandé une expertise complémentaire et non pas une contre-expertise comme voulait le faire croire la partie adverse. Et que cette nouvelle expertise concernait des nouveaux désordres et des nouvelles micro-fissures, et en plus la structure de notre maison est concernée. C est une poutre qui est dans notre sous-sol au milieu qui soutient tout notre rez-de-chaussée, pourquoi refuser de l' analyser ?
Je ne comprends donc pas la décision du juge, cela arrive souvent ce genre de situation ?
il y a 11 heures
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