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Sujet initié par Michele33190il y a 4 mois - 560 vues
Bonjour,
Je vais essayer d'être la plus concise possible.
Ma belle-mère (femme de mon père décédé), 80 ans. Moi, 60 ans. Elle m'a désignée comme héritière. Elle n'a pas d'enfant (mais neveu et nieces) Elle souhaite m'adopter pour éviter une taxation à 60 %. Comment éviter que l'administration fiscale invoque l'abus de droit si elle estime que l'adoption est purement artificielle et exclusivement fiscale?
Les faits: En 2017, lors de la maladie de mon père (dialyse puis greffe), un rapprochement important s'est opéré. J'ai commencé à vivre chez eux à Paris. En 2019, la situation de mon père s'est dégradée. IL est tombé dans le coma et je suis restée présente à ses côtés. J'ai également organisé ses obsèques en juillet 2019.
Après son décès, ma belle-mère m'a demandé de rester vivre avec elle, en raison d'une grande détresse affective. Je suis donc restée vivre avec elle jusqu'en octobre 2024.
En octobre 2024, elle m'a proposé de m'installer dans un appartement en province qui appartient en nue-propriété à ma sœur et à moi, et dont elle détient l'usufruit. Elle m'y héberge actuellement à titre gratuit.
Nous avons un lien très fort. Elle m'a notamment accompagnée dans certaines problématiques de santé.
Deux avis differents ont été données par deux notaires, afin que l'administration fiscale considere le lien filial : - Finaliser d'abord l'adoption, puis demander un rescrit à l'administration fiscale. - Demander un rescrit à l'administration fiscale d'abord, puis procéder à l'adoption si la réponse est favorable.
J'ai déjà 2 enfants adultes, et j'envisage l'adoption simple d'un jeune adulte. si j'adopte ce dernier, est-ce que, le cas échéant, la famille de mon fils adoptif pourrait
Les enfants qui ont fait l'objet d'une adoption simple bénéficient de droits spécifiques en matière de succession et d'héritage. d'un point de vue juridique, l'adoption simple
Mon beau père m'a adopté (adoption simple) en 2008. il est décédé en 2023. ses parents sont décédés en 2025. je n'ai pas la qualité d'héritier réservataire mais ai-je
Si vous avez été adopté, vous avez les mêmes droits successoraux que les autres enfants, que votre adoption soit simple ou plénière. cependant, si elle est pl
Je souhaite adopter (adoption simple) mes deux nièces,aujourd'hui majeures,adoptées plénièrement par ma soeur et que je considère comme mes filles car depuis leur arrivée j'ai
En cas d adoption simple si l adopté décède avant d avoir une descendance qui héritera des biens de l adoptant ? ils reviennent aux autres héritiers directs (enfants)
Ma question concerne les éventuels héritiers d'un défunt célibataire, sans enfant, fils unique de parents tous deux décédés, sans aucun aïeul vivant, et qui
Chère Madame, L'article 786 du Code Général des Impôts répond déjà à la question: L'adoption simple ne permet pas de bénéficier d'un droit de mutation réduit, et l'adopté n'est pas considéré comme ayant un lien filial. SAUF si il l'adopté est
1°enfant issus d'un premier mariage du conjoint de l'adoptant ; 2° pupilles de l'Etat, de la Nation ou de la République ainsi que d'orphelins d'un parent mort pour la France ; 3° adoptés mineurs au moment du décès de l'adoptant ou d'adoptés mineurs au moment de la donation consentie par l'adoptant qui, pendant cinq ans au moins, ont reçu de celui-ci des secours et des soins non interrompus au titre d'une prise en charge continue et principale ;
3° bis adoptés majeurs qui, soit dans leur minorité et pendant cinq ans au moins, soit dans leur minorité et leur majorité et pendant dix ans au moins, auront reçu de l'adoptant des secours et des soins non interrompus au titre d'une prise en charge continue et principale ;
4° adoptés dont le ou les adoptants ont perdu, morts pour la France, tous leurs descendants en ligne directe ; 5° adoptés dont les liens de parenté avec la famille naturelle ont été déclarés rompus par le tribunal saisi de la requête en adoption, sous le régime antérieur à l'entrée en vigueur de la loi n° 66-500 du 11 juillet 1966 ; 6° Successibles en ligne directe descendante des personnes visées aux 1° à 5° ; 7° adoptés, anciens déportés politiques ou enfants de déportés n'ayant pas de famille naturelle en ligne directe.
Dans votre cas, il faudrait rentrer dans le cas 3°bis : que votre belle-mère adoptante vous procure des secours et des soins pendant au moins 10 ans.
La preuve de ces secours et soins constants se fait par tout moyen écrit. Les soins et secours n'ont pas besoin d'être exclusifs. La jurisprudence a déjà tranché en ce sens que : - La notion de secours et de soins ininterrompus n'impose pas une prise en charge exclusive, mais seulement continue et principale, de l'adopté simple par l'adoptant (Cass. com., arrêt du 6 mai 2014, pourvoi n° 12-21835, ECLI:FR:CCASS:2014:CO00450). - Sous réserve des règles précitées, la circonstance que l'adopté a bénéficié d'un régime d'aide sociale n'est pas de nature à le priver, à elle seule, pour la liquidation de la succession de l'adoptant, de l'application du tarif des droits de mutation en ligne directe. (RM Carrillon-Couvreur n° 108304, JO AN du 26 décembre 2006, p.13640 et RM Darciaux n° 109933, JO AN du 26 décembre 2006, p. 13640).
Donc pour que vous puissiez bénéficier d'une taxation allégée, il faut globalement que votre mère adoptante survive 10 ans à l'adoption, et qu'elle vous assure un niveau de prise en charge et de soins (disons une pension alimentaire même basse).
Il ne me paraît pas nécessaire de demander un rescrit fiscal à l'administration fiscale. Ce rescrit sera rejeté pour la simple raison que la réponse à votre question se trouve dans le Bulletin Officiel des Impôts, ENR - Mutations à titre gratuit - Successions - Tarifs et liquidation des droits - Cas particuliers https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/6839-PGP.html/identifiant%3DBOI-ENR-DMTG-1 #Numéro de téléphone# 824
Je me tiens à votre disposition pour expliciter cette situation. Merci d'indiquer que la question est résolue.
il y a 4 mois
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