Beaucoup de personnes évoquent le recel successoral pour qualifier des mouvements de fonds du fait d'un proche du défunt ou bien l'appropriation de biens.
Mais ce type d'agissements ne constitue pas forcément un recel.
Si la loi sanctionne celui qui se rend coupable de recel successoral, curieusement il n'y a aucune définition de ce que recouvre cette notion.
C'est la Cour de cassation qui a donné une définition en considérant comme recel successoral tout acte, comportement ou procédé volontaire par lequel un héritier tente de s'approprier une part supérieure sur la succession que celle à laquelle il a droit dans la succession du défunt et ainsi rompt l'égalité dans le partage successoral.
Pour qu'il y ait recel et sanction en tant que tel, les tribunaux exigent la réunion d'un élément matériel et d'un élément intentionnel.
