L3211-3 du code de la santé publique est il une soft law sur 1 certain point?
Sujet initié par +888 BlackCat, il y a 3 mois - 776 vues
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Ma petite copine et moi nous nous somme rencontré il y a 1 peu plus d 1 an et est rentré dans un institut pour son handicap principalement physique il y a 11 mois. D une relation initialement seine où elle tolérait qu on ne voit pas pendant 1 mois, elle a glissé vers le trouble de la personalité dépendante sévère diagnostiqué fin mars dernier.
Dans ces conditions, l autre devient une drogue où le manque se manifeste par une hyperanxiété dėpressive comme avec le canabis dont elle est d'ailleurs une ancienne consommatrice. Et comme dans toute addiction, il faut augmenter la dose de plus en plus pour obtenir le même effet. Ce qui se traduit par du harcélement et gène ma recherche d emploi en terme de disponibilité.
Une deuxième caractéristique est que le malade face au manque finisse par nouer une relation intime sur un coup de tête en cas de coupure prolongé pour combler le manque. Et justement, son institut de droit privé ayant des psychiatre généraliste et non des non des thérapeute de couple veut orgniser une coupure totale de 1 mois à fin qu'elle me plaque plutôt que d organiser quelque chose de plus graduel. Il faut dire aussi qu ils refusent de nous croire que la relation était initialement seine en refusant de voir nos messages au nom du respect de la privée (notament la manière dont on s est rencontrė).
Dans ces conditions où des alternatives thérapeutique à la séparation existent qui rendent la mesure comme une atteinte disproportionné ni nécessaire à une liberté (L3211-3 du Code de la santé publique), quels sont les voies de recours pour empêcher cette rupture amoureuse sur ordonnance vu que le juge des libertés à ce qu'il me semble ne peut ordonner que la levée ou non d une hospitalisation? Il y a t-il une autre juridiction susceptible d'agir? Sachant évidement que la nature libre de son consentement est désormais aboli et elle refuse de reconnaître sa maladie et son psychiatre à son institut refuse de lui expliquer les symbtôme et la nature de son trouble (je suppose à fin d entraîner la séparation pour le sevrage car si non elle resterait attaché a moi plus longtemps si elle comprenait pourquoi).
➡️L'établissement peut restreindre les visites et les contacts si cela est nécessaire pour l'état de santé de votre amie et son traitement.
Toutefois, ces restrictions doivent rester adaptées, nécessaires et proportionnées (article L. 3211-3 du Code de la santé publique, tel qu'interprété par le Conseil constitutionnel).
➡️Une interdiction totale de contact pendant un mois peut donc être discutée, surtout si des solutions plus progressives existent (contacts encadrés, appels limités, visites espacées, etc.).
En pratique, vous n'avez pas de droit automatique à la visite.
✅En revanche, votre amie, elle, dispose de droits importants :
elle peut consulter le règlement intérieur de l'établissement ; demander l'avis d'un médecin de son choix ou d'un avocat ; saisir la commission départementale des soins psychiatriques (CDSP) ; contacter le directeur de l'ARS ou le procureur de la République ; et surtout, saisir à tout moment le juge des libertés et de la détention (JLD) pour contester ses soins sans consentement ou leurs modalités
➡️De votre côté, vous pouvez : adresser un recours écrit à la direction de l'établissement, puis, si nécessaire, à l'ARS,en expliquant pourquoi une coupure totale vous paraît disproportionnée au regard de l'objectif thérapeutique, et en proposant des alternatives concrètes. Enfin, si votre amie est d'accord, elle peut vous mandater pour agir en son nom ou partager des éléments la concernant. Dans ce cas, le secret médical peut être levé, mais uniquement dans la limite de ce qu'elle autorise.
Bien à vous Merci de cliquer sur le bouton vert: question résolue Xavier DAUSSE
Bonjour, merci maître. Justement vous mentionner le juge des libertés, mais il me semble que même avec une contre expertise se dernier ne peux se faire expert pour imposer un traitement plutôt qu un autre. Ou alors ce n est pas le cas? D'où l idée que les dispositions concernant les atteinte à la proportionalité et à la nécessitė prévu L3211-3 soit une soft law dans la mesure où il n y a pas de juge qui puisse les contrôler.
Pour le reste ce sont des vois extra judiciaires. Et étant au chômage je ne peux payer une contre expertise psychatrique nécessaire (basé sur nos échanges écrit) à moins d avoir l aide juridictionnel.
J ai déjà ėcris à la direction de l hôpital mais tant que les preuves d une relations initialement saine ne sont pas examinés, notre relation est vue à tord comme toxique. Et c est dans leur vision que l idée de servir de son addiction pour mettre fin dėfinitivement à notre relation fait sens. En l état, le dialogue est rompu avec eux.
➡️L'établissement doit respecter le principe de proportionnalité : toute restriction des libertés (y compris la vie affective) doit être adaptée, nécessaire et liée à l'état de santé et au traitement.
➡️En pratique, le juge des libertés et de la détention vérifie surtout si l'hospitalisation sans consentement est légale et justifiée.
Il ne contrôle pas en détail les modalités internes (comme les visites ou les contacts), qui relèvent plutôt du directeur de l'établissement.
En cas de contestation, c'est le juge administratif qui est compétent.
✅Vous pouvez donc : demander par écrit à l'équipe soignante et à la direction de réexaminer la mesure, en invoquant la proportionnalité et l'existence d'autres solutions possibles ;
saisir la commission des usagers ou la commission départementale des soins psychiatriques (si votre compagne est en soins sans consentement) pour obtenir un avis ;
en dernier recours, contester la décision devant le tribunal administratif (de préférence avec un avocat), en faisant valoir qu'une interdiction totale de contact pendant un mois n'est ni adaptée ni proportionnée.
Bien à vous Merci de cliquer sur le bouton vert: question résolue Xavier DAUSSE
Mais l'établissement étant une association de droit privé, aucun juge ne peut intervenir si l'hospitalisation est justifié (et c'est le cas avec une telle addiction)? Où ai-je tords?
Pour les procédures non juduciaire, il n'y a pas d'aide juridictionnel et donc les contre expertises sont aux frais des personnes concernés sachant qu on peut pas payer, je vois mal les autres instances comme la commission dėpartementale. examiner les centaines de pages prouvant une vision différentes si non (pas plus que je vois comment leur transmettre sans les imprimer).
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