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Je me permets de vous recontacter concernant une situation familiale très difficile.
J'ai déjà posté un message il y a quelque temps pour expliquer que mon mari et moi sommes en conflit avec sa mère. Deux plaintes ont été déposées contre elle pour dénigrement, insultes et autres faits, mais elles ont été classées sans suite.
Une demande amiable nous a été adressée par mail afin de pouvoir "voir son petit-fils", notre enfant qu'elle ne connaît pas et qu'elle n'a jamais rencontré, car elle ne connaissait pas notre adresse.
Cependant, depuis cet échange, elle a réussi à retrouver notre adresse malgré nos démarches pour protéger notre vie privée. Elle nous a ensuite renvoyé le même courrier en recommandé.
Nous avons également constaté qu'elle publie des messages sur Facebook concernant notre fils, en le présentant comme son petit-fils, avec des textes très intrusifs et émotionnels, comme si un lien existait déjà, alors qu'elle n'a aucun contact avec lui.
Voici un extrait de ce qu'elle a publié :
"Mon cher petit-fils, Puisqu'il ne me sera pas donné l'opportunité de faire ta connaissance et de te chérir comme il se doit... je t'écris ces quelques mots... Aujourd'hui, tu es né, et le monde, avec toi sur cette terre, ne sera déjà plus tout à fait le même. Comme j'en ai rêvé ! Même si tu ne feras pas partie de mon quotidien, tu occuperas toujours, avec ton papa, une place importante dans mon coeur... Bienvenue, mon petit Prince. Que ta vie soit remplie de douceur, de rires et d'aventures. N'oublie jamais que, quoi qu'il arrive, ma porte te sera toujours ouverte. Avec tout mon amour, ta mamie."
Cette situation nous met dans un état d'angoisse permanent. Nous avons le sentiment d'une forme de pression et d'intrusion répétée dans notre vie privée, malgré notre volonté de nous protéger.
Nous craignons également qu'à terme, une démarche juridique puisse lui permettre d'obtenir un droit de contact ou de visite, ce que nous ne souhaitons pas compte tenu du contexte. Nous savons d'ailleurs qu'elle envisage de saisir le JAF au mois de mai, comme elle l'a indiqué dans son courrier.
Pouvez-vous nous indiquer quels sont nos droits dans une situation comme celle-ci, quelles démarches seraient possibles pour protéger notre enfant et notre vie familiale, et quels sont les motifs exacts pour lesquels un juge pourrait refuser d'accorder un droit de visite dans une telle situation ?
Je vous remercie par avance pour votre aide.
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Une question en droit de la famille et des personnes ?
Si elle fait une demande de droit de visite devant le jaf, il vous appartiendra de contester la demande en argumentant de vos raisons et en apportant des preuves. C est l intérêt de l enfant qui sera privilégié et recherché par le jaf.
Merci d indiquer que la question est resolue. Cordialement
il y a 4 mois
Recommandé par
1 avocat
Ma Nael
Bonjour,
Je vous remercie pour votre réponse.
Cependant, celle-ci ne répond pas tout à fait à ma question. J'aimerais savoir plus précisément quels sont les éléments qui peuvent amener le juge aux affaires familiales à refuser une demande de droit de visite.
Par ailleurs, pouvez-vous m'indiquer quelles pourraient être nos chances dans le cas où nous disposons de témoignages de membres de la famille et d'amis décrivant un comportement particulièrement néfaste de sa part ?
Votre question appelle une réponse précise, car en matière de relations grands-parents / enfant, le juge statue de manière très concrète au regard de la situation.
En droit, le juge aux affaires familiales ne refuse un droit de visite que s'il estime que celui-ci serait contraire à l'intérêt de l'enfant. Il ne suffit donc pas d'un conflit familial ou d'un désaccord entre adultes ; il faut démontrer un risque réel pour l'enfant.
Dans ce cadre, plusieurs éléments peuvent conduire le juge à refuser une demande de droit de visite. L'absence totale de lien entre l'enfant et le grand-parent constitue un premier élément important, surtout lorsque l'enfant est jeune et n'a jamais rencontré la personne. Dans une telle hypothèse, le juge n'a pas à préserver une relation existante, ce qui rend le refus plus envisageable.
Le juge peut également refuser un droit de visite lorsqu'il existe un conflit familial intense et persistant, susceptible d'exposer l'enfant à des tensions, des propos dénigrants ou des manipulations. Ce point est déterminant si vous parvenez à démontrer que la grand-mère adopte un comportement intrusif, conflictuel ou inadapté, notamment vis-à-vis des parents.
Les comportements inappropriés ou envahissants peuvent également être retenus. Des publications sur les réseaux sociaux mettant en scène l'enfant sans lien réel, ou traduisant une forme d'appropriation affective excessive, peuvent être analysées comme révélatrices d'un positionnement problématique, surtout si elles s'inscrivent dans un contexte global conflictuel.
Par ailleurs, le juge est attentif à tout élément de nature à affecter l'équilibre psychologique de l'enfant. Si les pièces produites montrent un climat de pression, d'intrusion ou d'instabilité, cela peut justifier un refus ou, à tout le moins, un encadrement strict des relations.
S'agissant des témoignages, ils peuvent constituer des éléments de preuve utiles, à condition d'être précis, circonstanciés et concordants. Des attestations décrivant un comportement néfaste, des propos inadaptés ou un climat conflictuel peuvent renforcer votre position, surtout si elles émanent de personnes extérieures au conflit direct et qu'elles décrivent des faits concrets.
En pratique, vos chances dépendront de votre capacité à démontrer que le refus de contact n'est pas motivé par un simple conflit personnel, mais par la nécessité de protéger l'enfant d'une situation préjudiciable. Le fait que la grand-mère n'ait jamais rencontré l'enfant, combiné à un contexte conflictuel établi, constitue un élément favorable à votre position.
Il convient toutefois de rester prudent, car le juge peut aussi opter pour une solution intermédiaire, telle qu'un droit de visite médiatisé ou progressif, plutôt qu'un refus total, afin de laisser une possibilité de lien dans un cadre sécurisé.
En définitive, un refus est juridiquement possible, mais il suppose de démontrer de manière concrète et documentée que la relation sollicitée serait, dans les circonstances actuelles, contraire à l'intérêt de votre enfant.
Je vous remercie de bien vouloir mentionner que la question est résolue. Bien cordialement.
Votre situation relève du régime des relations entre l'enfant et ses grands-parents, encadré par l'article 371-4 du Code civil, et doit être appréciée exclusivement au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant.
En premier lieu, il convient de rappeler que les grands-parents disposent, en principe, d'un droit à entretenir des relations avec leur petit-enfant. Toutefois, ce droit n'est pas absolu. Le juge aux affaires familiales peut refuser ou encadrer ce droit s'il estime que son exercice est contraire à l'intérêt de l'enfant.
En second lieu, le fait que la grand-mère n'ait jamais rencontré l'enfant est un élément important. En pratique, les juridictions sont plus prudentes dans ce type de situation, car il n'existe pas de lien affectif préexistant à préserver. Cela peut conduire le juge à refuser un droit de visite ou à envisager, au mieux, un droit de contact très progressif, voire médiatisé.
S'agissant de votre contexte conflictuel, plusieurs éléments peuvent être invoqués :
Le conflit familial intense, les plaintes déposées, ainsi que les propos que vous qualifiez de dénigrants ou intrusifs, peuvent être pris en compte s'ils démontrent un climat délétère. Le juge est particulièrement attentif au risque de pression psychologique ou de déstabilisation de l'enfant.
Les publications sur les réseaux sociaux, si elles révèlent une forme d'appropriation de l'enfant ou une mise en scène intrusive de la relation, peuvent également être produites pour illustrer une attitude inadaptée, à condition de les présenter de manière objective et mesurée.
En troisième lieu, la question de votre vie privée est distincte mais pertinente. Le fait que votre adresse ait été retrouvée et que des démarches répétées soient engagées peut être invoqué pour caractériser un sentiment d'intrusion, mais cela ne suffit pas, à lui seul, à exclure tout droit de visite.
S'agissant des motifs permettant au juge de refuser un droit de visite, il peut notamment retenir :
-l'absence de lien antérieur avec l'enfant -un conflit parental ou familial majeur exposant l'enfant -des comportements inadaptés ou intrusifs -un risque pour l'équilibre psychologique de l'enfant
En pratique, si la grand-mère saisit le juge, plusieurs issues sont possibles :
-un refus de droit de visite -un droit de visite encadré (médiatisé, progressif) -plus rarement, un droit classique si aucun élément ne s'y oppose
Enfin, votre position devra être construite autour d'un axe central :
démontrer que, dans le contexte actuel, un contact serait contraire à l'intérêt de votre enfant, et non simplement indésirable pour vous.
En synthèse, les grands-parents peuvent solliciter un droit de visite, mais celui-ci peut être refusé ou strictement encadré si le contexte conflictuel et l'absence de lien démontrent un risque pour l'enfant.
Je vous remercie de bien vouloir mentionner que la question est résolue. Bien cordialement.
#Meilleure réponseil y a 4 mois
Ma Nael
Merci, vous avez répondu à ma question.
il y a 4 mois
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