Bonjour @Sixtine,
Non, vous n'avez pas nécessairement à redemander un "consentement" général à tous les bénévoles du seul fait que vous changez de plateforme. Le point de départ est ailleurs : il faut d'abord identifier la base légale du traitement.
En matière associative, la gestion administrative des bénévoles repose le plus souvent sur l'intérêt légitime de l'association ou sur l'exécution de la relation associative, et non sur le consentement.
Le consentement n'est qu'une des bases légales possibles ; il n'est donc pas systématique. En revanche, si vous modifiez de façon importante les conditions du traitement, il faut réexaminer la base légale retenue.
Rappel du principe
Vous pouvez exporter les données d'une plateforme vers une autre si ce transfert reste conforme à la finalité initiale pour laquelle les données ont été collectées, s'il est nécessaire au fonctionnement de l'association, et si les personnes sont correctement informées.
Le RGPD impose en effet d'informer les personnes sur les finalités du traitement, sa base juridique, les destinataires ou catégories de destinataires des données, la durée de conservation et leurs droits. Le changement d'outil ou de prestataire n'interdit donc pas le transfert, mais il impose une information claire et une sous-traitance correctement encadrée.
Point de vigilance
Votre vrai point de vigilance est double.
D'abord, si la nouvelle plateforme B sert exactement aux mêmes finalités que l'ancienne A, vous n'avez pas, en principe, à refaire un formulaire d'adhésion complet pour cette seule raison. En revanche, il faut mettre à jour l'information RGPD et prévenir les bénévoles du changement de prestataire, des données transférées, de l'usage qui en sera fait, et de leurs droits. Si, au contraire, la nouvelle plateforme sert à de nouvelles finalités ou collecte davantage de données, il faudra alors adapter le formulaire, et parfois recueillir un consentement spécifique si la base légale l'exige.
Ensuite, il faut éviter de demander un "consentement" par réflexe. En RGPD, un consentement valable doit être libre, spécifique, éclairé et univoque. Si vous demandez un consentement alors que le traitement repose en réalité sur une autre base légale, vous vous exposez à créer de la confusion.
Le bon réflexe est donc de prévenir, expliquer, mettre à jour la notice d'information, et ne recueillir un consentement que pour les traitements qui l'exigent réellement.
Si cette réponse vous a été utile, je vous remercie de bien vouloir indiquer la question comme résolue et de sélectionner précisément la meilleure réponse, c'est à dire en cliquant sous la réponse qui vous a été la plus utile, afin d'attribuer cette réponse à l'avocat qui vous a le plus aidé.
Cela permet de valoriser le travail juridique fourni et d'aider d'autres personnes confrontées à une difficulté similaire.
Bien à vous,
Maître Jordan MINARY
Avocat au Barreau de LYON
La présente réponse constitue un avis juridique général, émis sous toutes réserves, au regard des seuls éléments exposés. Elle ne saurait se substituer à une consultation juridique personnalisée.
Pour toute démarche engageant vos droits, il convient de consulter un avocat, seul à même de procéder à une étude complète et sur pièces de votre dossier et de vous fournir une réponse adaptée.
il y a 15 heures
Bonjour,
Pour le passage d'assoconnect à hello asso on doit juste les prévenir.
Pour le changement de la plateforme interne A vers B, c'est une plateforme qui n'ont sert à coordonner les actions des bénévoles. La B est plus performante mais elle a la même fonction que la A.
Toutefois, nous ne pouvons pas créér de compte pour chacun des bénévoles sur la plateforme b tant je ne sais pas si on a le droit de le faire.
En tout cas c'est beaucoup plus clair
il y a 14 heures
Cliquez ici pour ajouter un commentaire