Bonjour @Mat
Un sursis probatoire n'est pas une peine que le condamné peut librement transformer en emprisonnement ferme par simple demande. Il s'agit d'une peine assortie d'obligations et de mesures de contrôle, destinée à éviter l'incarcération ou à encadrer la sortie.
En vertu de l'article 132-40 du Code pénal, la juridiction qui prononce un emprisonnement peut ordonner qu'il sera sursis à son exécution, avec placement sous le régime de la probation. En cas de non-respect des obligations, l'article 132-47 du Code pénal permet la révocation totale ou partielle du sursis probatoire, mais cette révocation relève d'une décision judiciaire, et non d'un choix du condamné.
Écrire au juge de l'application des peines pour annoncer par avance que l'on ne respectera pas la mesure est une très mauvaise stratégie. Cela ne contraindra pas le juge à convertir automatiquement le sursis en ferme. En revanche, cela pourra être interprété comme un refus d'adhésion à la mesure, une absence de remise en question et un risque de récidive ou de non-respect des obligations.
Il faut également comprendre que le suivi probatoire n'est pas une humiliation ni une mise sous tutelle. C'est un cadre judiciaire, certes contraignant, mais qui permet précisément d'éviter l'exécution immédiate de l'emprisonnement. Le présenter comme le fait d'être « tenu en laisse comme un toutou » risque de produire un effet très défavorable devant le magistrat ou le SPIP.
Votre frère ne doit pas écrire seul dans ces termes au juge de l'application des peines. S'il souhaite formuler une demande, elle doit être juridiquement construite, mesurée et, idéalement, préparée avec un avocat.
S'il estime certaines obligations inadaptées, il peut demander un aménagement, une modification ou une adaptation du suivi, mais non exiger que le sursis devienne automatiquement ferme par convenance personnelle.
Enfin, s'il refuse réellement d'exécuter le sursis probatoire, il prend le risque d'une révocation ultérieure, avec incarcération, dans des conditions beaucoup moins favorables. La voie la plus intelligente consiste donc à respecter le suivi, puis à solliciter, si son comportement est satisfaisant, un allègement ou une fin anticipée des obligations lorsque cela sera juridiquement possible.
Si cette réponse vous a été utile, je vous remercie de bien vouloir indiquer la question comme résolue et de sélectionner précisément la meilleure réponse, c'est à dire en cliquant sous la réponse qui vous a été la plus utile, afin d'attribuer cette réponse à l'avocat qui vous a le plus aidé.
Cela permet de valoriser le travail juridique fourni et d'aider d'autres personnes confrontées à une difficulté similaire.
Selon ce qui vous sera utile et nécessaire, vous pouvez également prendre attache avec mon cabinet afin que nous puissions approfondir ce dossier ensemble.
Bien à vous,
Maître Jordan MINARY
Avocat au Barreau de LYON
La présente réponse constitue un avis juridique général, émis sous toutes réserves, au regard des seuls éléments exposés. Elle ne saurait se substituer à une consultation juridique personnalisée.
Pour toute démarche engageant vos droits, il convient de consulter un avocat, seul à même de procéder à une étude complète et sur pièces de votre dossier et de vous fournir une réponse adaptée.
il y a 17 heures
Merci de vos réponses et du temps que vous m'offrez . Effectivement, tout cela il le sait ,c'est pour cela qu'il souhaite dire à la juge que si elle refuse de mettre son sursis en ferme il refusera de sortir de prison et n'aura aucun mal à ne pas respecter aucunes conditions, il veux faire sa peine en ferme, il lui ont tout refusé permission ,semi liberté ,il lui reste 4 mois alors qu'il est un condamné sans histoire il a fourni les efforts qu'il fallait pour obtenir les avantages liés à son bon comportement et a organisé sa réinsertion de telle sorte qu'il rempli tout les critères sauf que sa cpip lui joue des sales tours depuis 3ans inventant à son propos des arguments thérapeutique que seul un rapport psychiatrique est en mesure d'apporter mais aussi étant un profil réputé la direction via ses officiers l'accable de torts soi avec des prétextes soi avec des mensonges. Les abus son systémique au CP du Havre et le non respects de ses droits sont bafoués dans la plus grande indifférence .
il y a 10 heures
Cliquez ici pour ajouter un commentaire