Consultation urgente — redressement fiscal ir 2024 — exonération impatrié contes
Je suis employée depuis le 16 janvier 2023 en tant que consultante MOE au sein d'une société francaise a paris , suite à un contrat de travail signé le 12/01/2023.
Lors de mon recrutement, j'étais domiciliée à l'étranger
Ma rémunération brute contractuelle initiale : 44 000 € par an
Ma rémunération brute réelle pour l'année 2024 : 49 586 €
2. CE QUE J'AI DÉCLARÉ
Dans ma déclaration de revenus 2024, j'ai bénéficié du régime fiscal des impatriés prévu à l'article 155 B du Code Général des Impôts (CGI).
Concrètement, j'ai déclaré une partie de ma rémunération en revenus exonérés des salariés impatriés (rubrique 1DY de la déclaration 2042 Complémentaire), en optant pour la méthode forfaitaire des 30 % de la rémunération.
Montant déclaré en rubrique 1AJ (salaires imposables) : 25 306 € (environ)
Montant déclaré en exonération impatrié (1DY) : 10 845 €
Total net imposable déclaré : 20 870 €
3. CE QUE LE FISC CONTESTE
La DGFIP remet en cause mon droit au régime impatrié au motif suivant :
Selon l'administration, je ne perçois pas de supplément de rémunération lié à mon statut d'impatrié. En effet, d'après l'attestation de mon employeur, la rémunération annuelle brute pour une fonction analogue sur le marché du travail en France est comprise entre 44 000 € et 54 000 € brut, et ma rémunération de 49 586 € se situe dans cette fourchette.
L'administration conclut donc que ma rémunération n'est pas supérieure à celle que percevrait une personne non impatriée occupant des fonctions analogues, et que les conditions de l'article 155 B du CGI ne sont donc pas remplies.
En conséquence, le fisc réintègre 10 845 € dans mes salaires (rubrique 1AJ portée à 36 151 €), ce qui entraîne :
Avant contrôleAprès contrôleRevenu net global imposable20 870 €30 631 €Variation+ 9 761 €
4. LES CONSÉQUENCES FINANCIÈRES
Sans régularisation (article L62 du LPF) :
MontantImpôt sur le revenu (IR) supplémentaire1 746 €Intérêts de retard (art. 1727 CGI) — taux 2%+ 35 €Majoration de 10 % (art. 1758A CGI)+ 175 €TOTAL à payer1 956 €
Avec régularisation L62 (si j'accepte dans les 30 jours) :
MontantImpôt sur le revenu1 746 €Intérêts de retard réduits de 30 %24 €Majoration annulée0 €TOTAL à payer1 770 €
La régularisation se ferait via le formulaire modèle 3964-CSP à retourner dans le délai de 30 jours.
5. MES QUESTIONS PRINCIPALES
Je sollicite votre analyse sur les points suivants :
a) Le redressement est-il fondé juridiquement ?
L'article 155 B du CGI exige-t-il que la rémunération de l'impatrié soit strictement supérieure à celle d'un salarié en poste similaire, ou suffit-il d'être recruté depuis l'étranger par une entreprise établie en France ? La DGFIP applique-t-elle correctement la condition de "supplément de rémunération" ?
b) Puis-je contester ce redressement ?
Est-il possible de formuler des observations écrites dans le délai de 30 jours (article L57 du LPF) afin de contester le bien-fondé de la rectification ? Quels arguments pourraient être opposés à l'administration ?
c) Ai-je des chances de succès en cas de recours ?
Si mes observations sont rejetées, puis-je saisir le supérieur hiérarchique de l'inspecteur, puis en cas d'échec, le Tribunal Administratif ? Quelle est votre appréciation des chances de succès ?
d) Dois-je accepter la régularisation L62 ou contester ?
Compte tenu de l'économie modeste réalisée par la régularisation (186 € d'économie), vaut-il mieux accepter pour clore le dossier, ou vaut-il mieux contester si le droit est de mon côté ?
e) Quels documents complémentaires pourraient appuyer ma défense ?
Est-il utile de produire des éléments prouvant que lors de mon recrutement, ma résidence habituelle était bien à l'étranger (billets d'avion, justificatifs de domicile à l'étranger, communications préalables avec l'entreprise, etc.) ?