Bonjour @Libellule 26
En matière de droit de visite et d'hébergement, il faut appliquer strictement les termes du jugement. Lorsqu'une décision prévoit que « si le week-end est précédé ou suivi d'un jour férié, ce jour est inclus dans le week-end », cela vise le jour férié lui-même, et non nécessairement les jours de pont ou de fermeture scolaire.
Le principe est que l'autorité parentale s'exerce conjointement, conformément à l'article 372 du Code civil, mais les modalités pratiques fixées par le juge s'imposent aux parents. En cas de difficulté d'interprétation, l'article 373-2-13 du Code civil permet de saisir le juge aux affaires familiales afin de faire préciser ou modifier les modalités.
Pour le pont de l'Ascension, le jour férié est le jeudi. Le vendredi n'est pas un jour férié, mais un jour de pont, sauf disposition particulière du jugement. Dès lors, si le week-end du père commence normalement le vendredi à la sortie de l'école, le jeudi férié précède bien ce week-end, mais il ne permet pas automatiquement de remonter au mardi soir.
La lecture la plus cohérente est donc que le père prendrait l'enfant à compter du mercredi soir, pour inclure le jeudi férié précédant son week-end, puis le conserverait jusqu'au lundi matin. En revanche, le mardi soir ne se justifie pas, sauf accord amiable entre les parents ou mention expresse du jugement.
Relisez attentivement le jugement pour vérifier s'il existe une clause particulière sur les vacances scolaires, les ponts ou les jours sans école. À défaut, le pont du vendredi ne doit pas être assimilé à un jour férié.
Si le père réclame le mardi soir, vous pouvez lui répondre par écrit que le jugement ne vise que le jour férié, soit le jeudi, et non les jours de repos précédents.
Pour éviter que cette difficulté revienne chaque année, le mieux est soit de formaliser un accord écrit entre parents, soit de saisir le juge aux affaires familiales pour faire préciser expressément les modalités applicables aux ponts scolaires.
Si cette réponse vous a été utile, je vous remercie de bien vouloir indiquer la question comme résolue et de sélectionner précisément la meilleure réponse, c'est à dire en cliquant sous la réponse qui vous a été la plus utile, afin d'attribuer cette réponse à l'avocat qui vous a le plus aidé.
Cela permet de valoriser le travail juridique fourni et d'aider d'autres personnes confrontées à une difficulté similaire.
Selon ce qui vous sera utile et nécessaire, vous pouvez également prendre attache avec mon cabinet afin que nous puissions approfondir ce dossier ensemble.
Bien à vous,
Maître Jordan MINARY
Avocat au Barreau de LYON
La présente réponse constitue un avis juridique général, émis sous toutes réserves, au regard des seuls éléments exposés. Elle ne saurait se substituer à une consultation juridique personnalisée.
Pour toute démarche engageant vos droits, il convient de consulter un avocat, seul à même de procéder à une étude complète et sur pièces de votre dossier et de vous fournir une réponse adaptée.
il y a 4 heures
Dit que l e père exercera son droit d e visite et d'hébergement sur l'enfant à l'amiable, et
à défaut d'accord selon les modalités suivantes :
e n période scolaire :
ine fih de semaine sur deux, les semaines paires, du vendredi sortie des
classes a u lundi rentrée en classes i
hors période scolaire :
la première moitié des vacances scolaires les années paires et la seconde
moitié les années impaires ;
Précise que la moitié des vacances scolaires est décomptée à partir d u premier jour de
la date officielle des vacances de l'académie dont dépendent les établissements
scolaires fréquentés par l'enfant;
Dit que, par dérogation au calendrier défini ci-dessus, le père recevra l'enfant pour l e
dimanche de la fête des pères e t l a mère recevra l'enfant pour le dimanche d e la fête des
mères, de 10h00 à 18h00 ;
Dit que l'enfant sera pris et ramené à sa résidence habituelle par le bénéficiaire d u droit
d'accueil ou par une personne de confiance ;
Dit que s i le droit de visite e t d'hébergement est précédé ou suivi d'un jour férié, cette
journée s'y ajoutera ;
it qu a detaut pour le beneficiaire d'avoir exercé son droit au cours de la première heure
de l a tin d e semaine qui lui est attribuee, e t a u cours d e l a première journée d e l a période
d e vacances qui lui est dévolue, il sera, sauf accord contraire des parties, présumé y
avoir renoncé pour toute la période concernée.;
il y a 4 heures
le jugement précise que si le droit de visite est précédé ou suivi d'un jour férié, cette journée s'ajoute. Pour le pont de l'Ascension, le jour férié est le jeudi. Or, le week-end du père commence normalement le vendredi soir. Le jeudi ne précède donc pas directement le droit de visite, puisqu'il y a entre les deux un vendredi qui est seulement un jour de pont ou de repos scolaire.
Le vendredi de pont n'est pas, juridiquement, un jour férié. Il ne peut donc pas être automatiquement ajouté au droit de visite sur le seul fondement de cette clause, sauf accord amiable entre les parents.
À défaut d'accord, le père doit donc prendre l'enfant du vendredi sortie des classes, ou à l'horaire habituel en l'absence de classe, jusqu'au lundi matin.
Le mardi soir ou le mercredi soir ne peut être retenu que si le jugement prévoit une règle particulière pour les vacances ou si les parents s'accordent expressément sur cette extension.
Pour éviter que la difficulté se répète chaque année, il serait utile de formaliser un accord écrit entre les parents, ou de saisir le juge aux affaires familiales pour faire préciser la règle applicable aux ponts scolaires.
Votre question est résolue, merci de l'indiquer.
Cliquez ici pour ajouter un commentaire