Bonjour @Aud
En matière d'autorité parentale, chacun des parents doit respecter le lien de l'enfant avec l'autre parent. L'article 373-2 du Code civil prévoit ainsi que la séparation des parents est sans incidence sur les règles de dévolution de l'autorité parentale, et que chacun doit maintenir des relations personnelles avec l'enfant et respecter les liens de celui-ci avec l'autre parent.
Le juge aux affaires familiales statue toujours selon l'intérêt de l'enfant, conformément à l'article 373-2-6 du Code civil. Lorsque le jugement ne prévoit rien sur les appels téléphoniques, il n'existe pas automatiquement une clause précise imposant deux appels par semaine, mais l'autre parent ne doit pas pour autant organiser une coupure totale du lien.
Vous ne pouvez pas obtenir une modification du jugement par simple courrier adressé au tribunal. Un courrier seul ne permettra pas d'ajouter juridiquement une clause au jugement de décembre 2024. Pour faire inscrire un droit d'appel précis, il faut en principe ressaisir le JAF par requête.
En revanche, avant de saisir le juge, il est utile d'adresser au père un écrit calme et factuel, rappelant que les appels existaient auparavant, qu'ils étaient brefs et raisonnables, et qu'ils répondent au besoin des enfants de conserver un lien régulier avec leur mère. Il faut éviter tout message accusatoire, afin de ne pas nourrir le conflit parental.
Le point important sera de démontrer que votre demande est mesurée : par exemple un ou deux appels par semaine, à heure fixe, pendant quelques minutes, sans intrusion excessive dans le temps de résidence chez l'autre parent.
3 Conseils applicables
Adressez d'abord au père un message écrit, ou un courrier recommandé si nécessaire, proposant un cadre simple : deux appels par semaine, à des jours et horaires déterminés, pendant environ dix minutes, en tenant compte de l'âge des enfants.
Conservez les preuves de vos demandes et de ses refus : messages, appels restés sans réponse, captures d'écran, éventuelles paroles des enfants rapportées avec prudence. Le juge appréciera surtout le caractère répété du blocage et l'impact sur les enfants.
Si aucun accord n'est possible, il faudra saisir le JAF pour demander l'ajout d'une clause sur les communications téléphoniques ou visio pendant les périodes d'hébergement de l'autre parent. Votre demande a d'autant plus de chances d'être entendue si elle reste proportionnée, régulière et centrée sur l'intérêt des enfants, non sur le conflit entre adultes.
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Bien à vous,
Maître Jordan MINARY
Avocat au Barreau de LYON
La présente réponse constitue un avis juridique général, émis sous toutes réserves, au regard des seuls éléments exposés. Elle ne saurait se substituer à une consultation juridique personnalisée.
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il y a 16 heures
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