je sollicite votre conseil concernant une situation d'harcèlement institutionnel répétée de la part de la cellule des Informations Préoccupantes (IP) de mon département.
Historique des faits :
2024 : Suite à une altercation verbale avec la fille de mon conjoint (13 ans), cette dernière m'a proféré des menaces physiques. À cette époque, j'étais enceinte de deux mois. Malgré ma position de victime, la mère a déposé plainte contre mon conjoint et moi-même pour "violence psychologique", utilisant cette plainte comme levier pour tenter d'obtenir la garde exclusive des deux filles. Le Procureur a classé cette plainte sans suite.
Procédure ASE initiale : Malgré ce classement, l'ASE a ouvert une évaluation étendue à l'ensemble de la fratrie. Les entretiens ont été marqués par une partialité manifeste et une immixtion injustifiée dans ma vie privée (critiques sur la présence de chiens, enquêtes à la crèche sur mon propre fils, alors nouveau-né). Ce dossier a également été classé sans suite.
Contexte relationnel : La mère utilise les procédures comme levier de pression, notamment via une clause du
divorce imposant que les deux filles ne voient leur père que si elles le désirent. Nous n'avons aujourd'hui que la garde réduite du dernier fils (1 week-end sur 2).
Situation actuelle (juin 2026) : Mon conjoint reçoit une nouvelle convocation pour une IP liée à l'absentéisme scolaire des enfants de son ex-conjointe (faits se déroulant exclusivement au domicile maternel, contrairement au temps de garde chez nous, calendrier scolaire à l'appui).
: La convocation adressée au père m'a été notifiée personnellement, m'impliquant indûment dans une procédure visant des tiers. Après signalement formel de l'erreur d'aiguillage, le service m'a renvoyé le même courrier, toujours à mon nom, persistant dans le traitement illicite de mes données personnelles.
Mes démarches à ce jour :
J'ai saisi le Procureur de la République, la CNIL (pour violation du RGPD et traitement illicite de données) et le Défenseur des Droits.
Mes questions :
Droit au domicile : Étant seule propriétaire de mon domicile, puis-je refuser légalement l'accès aux agents de l'ASE si ceux-ci se présentent, alors que mon fils (1 an et demi) et moi-même sommes totalement étrangers à la situation de carence éducative reprochée à la mère ?
Harcèlement institutionnel : Existe-t-il un fondement juridique pour poursuivre l'administration pour harcèlement ou abus d'autorité, compte tenu de la répétition des procédures injustifiées, du maintien volontaire de l'erreur de données malgré mon signalement, et du fait que la première procédure a été initiée alors que j'étais enceinte et vulnérable ?
Protection de mon enfant : Si l'ASE tente d'intégrer mon fils (étranger à la situation) dans leur procédure, quel recours d'urgence puis-je actionner pour faire cesser immédiatement cette immixtion ?
Recours pour le parent "coopérant" : Quel est le recours légal pour mon conjoint afin de cesser d'être convoqué systématiquement par l'ASE pour des carences éducatives qui incombent exclusivement à l'autre parent ? Peut-il exiger que l'administration cesse de le solliciter pour des faits ne relevant pas de sa garde, et existe-t-il une procédure pour obtenir une attestation de clôture définitive de dossier ?