Refus de financement bancaire pour un projet immobilier
J'aimerais partager mon expérience et obtenir des conseils concernant un projet immobilier que j'avais dans le cadre du Prêt Social Location-Accession (PSLA). J'avais l'intention d'acheter un F2 neuf au prix de 159 000 €, une occasion intéressante puisque ce bien pourrait être estimé à plus de 180 000 € sur le marché traditionnel.
J'ai demandé à ma banque une simulation de financement intégrant tous les avantages possibles, comme le PSLA, le prêt à taux zéro et d'autres mesures de défiscalisation. J'espérais également obtenir un accord de principe pour ce projet.
Cependant, la banque m'a répondu que "le montant de vos revenus ne nous permet pas de vous suivre dans un projet immobilier." J'ai pourtant expliqué que j'avais vendu un studio et un F3, et que les fonds de ces ventes étaient disponibles pour garantir l'opération. De plus, j'ai un apport financier significatif sur mon compte courant, qui ne cesse d'augmenter. Je peux également prétendre à l'APL, à la Majoration pour la Vie Autonome, et mon statut d'invalidité m'exonère de taxes foncières. J'envisageais d'emprunter sur une durée maximale de 30 ans.
Malheureusement, j'ai perdu cette opportunité d'achat à cause du refus de la banque d'étudier ma demande de financement. Je ressens une forte discrimination dans cette situation.
Je suis conscient que, dans le cadre d'un PSLA, la banque doit examiner les revenus, charges, apports et la stabilité des ressources avant de donner un accord. Bien que percevoir l'AAH ou être en situation de handicap ne garantisse pas un droit au crédit, la banque ne peut pas refuser un prêt uniquement pour ces raisons. La loi interdit la discrimination fondée sur l'état de santé ou le handicap (articles L 1132-1 du Code du travail et 225-1 du Code pénal) et impose une évaluation objective de la solvabilité.
Je pense que la réponse de la banque est discriminatoire (refus lié à mon handicap ou à la nature de mes revenus, et non fondé sur ma situation financière réelle). Je sais qu'une action judiciaire n'a de chance d'aboutir que si des éléments tangibles permettent d'établir que le refus repose, même partiellement, sur un critère prohibé (état de santé, handicap). En l'état, est-ce la trace écrite d'un motif discriminatoire explicite ? Si oui, puis-je soutenir la qualification juridique de discrimination ? Existe-t-il un angle contentieux exploitable ?
Merci de vos réponses