Au niveau du droit européen des droits de l'homme, le droit des étrangers semble se forger une véritable place. Deux dispositions sont expressément prévues en faveur des étrangers : l'article 4 du Protocole n°4 interdisant les expulsions collectives et l'article 1er du Protocole n°7 leur reconnaissant un certain nombre de garanties procédurales en cas d'expulsion.
Afin de bénéficier de la protection de la Convention européenne des droits de l'homme (CESDH), il existe un critère non négligeable : être citoyen européen. De par leur statut, les étrangers ne peuvent pas bénéficier de la protection de la CESDH, mais ils peuvent souvent compter sur la protection par ricochet.
En outre, la protection par ricochet est une des méthodes juridiques que la Cour Européenne (CEDH) utilise pour étendre sa compétence à des situations qu'elle ne vise pas directement. C'est pourquoi, les étrangers sont protégés par l'article 3 de la Convention européenne relatif aux traitements inhumains et dégradants, et par l'article 8 de la Convention qui protège la vie privée et familiale des justiciables.
Depuis l'été 2021, la CEDH renforce sa jurisprudence en étendant sa protection au titre de plusieurs articles de sa Convention.
